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 Sujet du message: Re: Les rues de Kendra Kâr
MessagePosté: Mer 31 Oct 2012 13:25 
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Luli sortit de la maison en soupirant légèrement.

« Alors… La taverne du Paladrin… J’espère que je ne vais pas me perdre dans cette grande ville… »

Elle fit une petite moue dubitative puis regarda autour d’elle dans l’espoir de trouver son chemin. La rue était pratiquement déserte. Elle fit quelques pas dans la direction du nord et observa le vieux clocher d’un air admiratif. Le bâtiment en pierre se dressait majestueusement devant elle, puis elle s’attarda quelques instants sur les vitraux dont les rais de soleil venaient illuminer leurs couleurs vives et chatoyantes. Elle détourna ensuite le regard afin de consulter sa carte.

Elle reprit son itinéraire vers le nord en empruntant les petites rues désertes de Kendra Kâr. Rudimentairement pavées, la voierie étaient juste assez larges pour faire passer une charrue, et encore. Les petites maisons de part et autre de la chaussée étaient principalement en bois, quoique certaines, plus cosies surement, avaient les murs en torchis et donnaient un aspect moins sombre à la rue avec ce revêtement dans des couleurs claires.

« Tiens, je suis déjà passée par ici, non ? »

En effet, Luli avait déjà flâné dans ces rues et accéléra donc le pas, préférant découvrir de nouveaux lieux, d’autant plus qu’un groupe de soldats inspectaient les lieux. En arrivant devant une sorte de parc, elle ne put s’empêcher de consulter sa carte. Elle était sur la bonne voie. Elle tourna à gauche et contourna la cour des duels puis continua vers le nord. Ici, il y avait beaucoup plus de gens. Elle s’appliquait à les éviter au maximum jusqu’au moment où un jeune homme la heurta violemment, la faisant presque tomber.

« Hé ! Mais faites attention où vous allez ! Râla Luli en soupirant.

-Je suis confus, pardonnez-moi, Mademoiselle, répondit-il machinalement avant de regarder l’adolescente de la tête aux pieds.

-Peu importe. »

La rousse commençait à reprendre son chemin lorsqu’il la rattrapa par le bras. L'humain avait à peu près son âge et avait des vêtements tâchés de boue et de sang.

« Où allez-vous ? Ce n'est pas prudent de se balader seule, répliqua-t-il en faisant un large sourire qui se voulait charmeur mais qui n'attira pas du tout Luli.

-Je vais où vous n'êtes pas. Et si vous avez peur de vous balader seul, allez retrouver votre mère au lieu d'importuner les inconnues. D'ailleurs, contrairement à moi, votre génitrice se fera un plaisir de vous suivre partout. »

Le jeune homme rit de bon cœur suite à cette réplique, ce qui agaça davantage Luli. Elle essaya de défaire son bras de son étreinte et se recula une fois chose faite.

« Je n’ai pas le temps de m’amuser, voyez-vous. Bonne journée Monsieur. »

Elle tourna les talons en prenant un air hautain qui, accompagné de sa toilette, lui donnait presque un air de gente dame si on oubliait l'arbalète qui était soigneusement pendue dans son dos. Elle marchait de vive allure et ne se retourna que lorsqu’elle fut à un croisement. Elle soupira rassurée, il ne l’avait pas suivie. Suite à cette péripétie, la jeune fille décida de s’accorder une pause sur les marches d’un bâtiment quelconque et, se faisant toute petite, elle observait les gens déambuler devant elle.

Une petite heure plus tard, elle reprit sa marche en direction de la taverne.

[L'histoire continue.]

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 Sujet du message: Re: Les rues de Kendra Kâr
MessagePosté: Mer 31 Oct 2012 21:06 
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Ma tête se lève lentement du comptoir sans qui je n'y fasse attention moi-même. Trop enivré et occupé à ressasser des souvenirs pas si lointains, mon regard se perd directement, tandis que mes yeux se fixent sur une bouteille de vieux whisky qui doit bien avoir mon âge, disposée bien en évidence sur une étagère de la taverne derrière le bar. Je me demande un moment si elle est ici pour mettre au défi les clients de débourser une importante somme et goûté à ce délicieux breuvage, ou si elle se trouve à cet emplacement pour cacher les bouteilles moins prestigieuses, poussiéreuses. Mais actuellement, les soucis de cet ordre sont bien loin de mon esprit. Toutes mes questions sont portées vers le passé. Des pourquoi. Des comment. D'un mouvement rapide, je délaisse mon tabouret et me dirige vers la porte de sortie, en ayant au préalable posé quelques pièces sur le bar.
Le tenancier, un homme bourru, la barbe grisonnante et le ventre rond m'interpelle :

"Alors, pas pour ce soir la bouteille mon grand ?!"

"Non, pas ce soir..."

Je m'en vais sans poursuivre, la tête penché vers le bas, scrutant le sol et ouvrant la porte d'instinct. A vrai dire, je n'ai plus envie de rien. Ma motivation est descendue bien trop bas pour qu'elle ne puisse remonter. Alors, sans trop m'en rendre compte, cela fait des semaines que je loge dans une petite auberge et erre dans la cité. Cette soirée n'y écope pas. Comme à mon habitude, j'ai sauté le repas du soir et me suis rendu directement ici pour enchaîné les verres. Cependant, comme à chaque fois ou presque, ma tête est si lourde et douloureuse que je mets le double de temps pour rejoindre ma chambre. Les rues se ressemblent toutes pour moi, chacun de mes yeux étant voilés par une unique vision, celle d'une mort sans ménagement. Je n'aurais même pas pus lui dire un seul mot, lui lancé un seul regard, la touché une seule fois avant qu'elle ne parte. Rien qu'une dernière fois, juste une fois, j'aimerais revoir ses yeux se plonger dans les miens, poser ma main sur sa joue, et tendrement, glisser mes lèvres sur les siennes. Je donnerais tout pour un moment comme celui-ci. Mais au lieu de ça, la seule et unique chose qui venait me hanter en me frappant au visage était son corps, jonchant le sol de la maisonnée, du sang s'en écoulant.

Lentement mais sûrement, mon corps bascule, jusqu'à venir heurter le mur d'une ruelle. Effondré, impuissant, adossé contre la pierre froide, je ne peux que scruter les quelques citadins qui passent, encore éveillés. Kendra Kâr me semble si vide sans elle. Pour une fois, alors que je ne demande en temps normal qu'à être le propre maître de mon corps, alors que je ne veux que ma liberté, pour une fois, j'aimerais qu'il revienne et me libère de cette souffrance. Qu'il reprenne sa place, qu'il nous dirige, pendant que dans mon cocon, je me soigne et digère cette perte. Mais cela fait plusieurs moi qu'il n'est pas venu m'enquiquiner et faire acte de présence. Depuis que c'est arrivé en fait. Je suppose que, d'une manière ou d'une autre, il doit le savoir lui aussi. Il doit penser ses blessures à sa manière. Peut-être croit-il que c'est à cause de moi. Peut-être m'en veut-il.

Alors que mon esprit s'est définitivement coupé de toute réalité pendant un temps assez long, un petit garçon d'une dizaine d'années tout au plus se dirige dans ma direction, méfiant. Sa casquette couchée sur sa tête cache partiellement son visage juvénile. D'un geste lent, il approche sa main de mon visage et me tapote la joue, comme pour me ramener à la réalité. C'est peine perdue. Bien que mes yeux voient, mon corps ne veut pas bouger. Le garçon réitère son geste une seconde fois et, devant mon refus d'obtempérer, me fouille. C'est ça qu'il voulait en fait. Tout simplement. Regarder s'il pouvait me dépouiller gentiment sans que je n'interfère. Il commence par les bijoux, me soulève une main, l'inspecte. Il n'y a rien. Il prend l'autre, écarquille les yeux en remarquant la bague en or et diamant et s'en saisit immédiatement. D'un bond, je me redresse pour l'en empêcher. Mais le temps que je me lève, manquant de retomber, il était déjà parti. La bague... SA bague ! Non !

Essinda, ma douce. Ton anneau me reviendra. J'en fais le serment.

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 Sujet du message: Re: Les rues de Kendra Kâr
MessagePosté: Mer 31 Oct 2012 21:41 
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Luli sortit de la Taverne, pressée d’en finir avec ce lieu de débauche. Elle jeta un regard circulaire à la rue, histoire de s’assurer que l’ivrogne à l’épée ne soit plus dans le coin et prit la direction du sud. La pénombre s’installait, l’obligeant à redoubler d’attention. Elle réajusta les plis de sa robe qui était bien trop inconfortable pour elle et passa la sangle de la besace sur son épaule.

« Faut vraiment que je récupère mes vêtements demain ! » Soupira-t-elle.

Elle repensa à Jean et à son éventuel entrainement. Elle ignorait si elle aurait le courage de le retrouver pour quémander quoique ce soit. Et puis, elle aurait dû être flattée d’être prise pour une dame. Elle ne comprenait pas l’attitude qu’elle avait eue avec lui. C’était stupide, elle était stupide.

Elle ferma les yeux quelques instants comme pour chasser le tourbillon d’idées qui émergeait dans son cerveau et s’intéressa plutôt à la sacoche. Que pouvait-elle bien renfermer ? Elle voulait regarder mais elle n’osa point. Il fallait qu’elle gagne la confiance d’Angus si elle voulait rester chez lui. Et il était hors de question qu’elle se retrouve à la rue de nouveau. Regarder, c'était trahir cette confiance, c'était le coup de pied au cul pour rejoindre les mendiants. Elle soupira et accéléra le pas, souhaitant rentrer au plus vite et peut-être avoir une chance de savoir ce que contenait le sac.

[L'histoire continue.]

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 Sujet du message: Re: Les rues de Kendra Kâr
MessagePosté: Sam 3 Nov 2012 01:41 
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Elle se retourna pour observer le Temple qui se dressait derrière elle, puis essaya de trouver un nouveau passe-temps. Décidément, cette journée s’annonçait pauvre en rebondissement !

La jeune fille allait et venait d’une rue à une autre, guettant la moindre petite chose qui pourrait être divertissante. Ainsi, elle s’arrêta lorsqu’un homme et sa femme firent une scène de ménage en pleine rue. On pouvait les entendre hurler à travers la ville, non, en fait, on pouvait entendre la femme crier. Leurs déboires conjugaux n’étaient en aucun cas remarquables, l’adolescente assistait au vieux refrain de l’épouse trompée et désabusée qui tentait tant bien que mal de se venger avec les mots. Luli commençait à douter du succès de cette technique. En effet, le mari semblait peu toucher par ses mots et devait certainement attendre patiemment qu’elle se calme…

« … pour mieux rejoindre sa maitresse. » Se surprit-elle à murmurer.

Lassée par cette discussion de grandes personnes, d’adultes plutôt, elle n’était plus une enfant pour employer un tel vocabulaire, Luli reprit sa quête du divertissement idéal. Un homme qui se dit magicien ? Très peu pour elle, il parait que ce sont des voleurs charlatans. Un spectacle de gladiateurs ? Personne ne voudra la laisser entrer dans ce lieu qui incite à la violence. Une course de chevaux ? Ça, c’était intéressant !

Elle regarda l'affiche qui l'avait mise sur la piste. C'était une immense feuille colorée qui attirait le regard et qui expliquait qu’une course exceptionnellement exceptionnelle allait se dérouler sous les yeux une assistance ébahie. Intriguée, elle jeta un coup d’œil au monde qui affluait vers les différentes entrées et courut pour rejoindre une file de spectateurs qui entraient dans l’hippodrome avant que ce dernier soit plein. En l'observant un peu mieux, elle douta sérieusement qu'il put être plein un jour.

[L'histoire continue.]

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 Sujet du message: Re: Les rues de Kendra Kâr
MessagePosté: Dim 4 Nov 2012 05:24 
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Jet de dés Brenac: Réussite

Jet de dés Sulam: Échec

Aussitôt debout, la jeune femme ne s'intéressa plus à Brenac, cherchant désespérément le petit Sirus du regard. Ce qui la mena à sa perte et te permit de lui transpercer le ventre de ta lame.

Sous le choc, elle tenta tout de même de riposter en tendant sa main droite vers toi. Une petit boule de lumière se forma. Mais, sans doute par manque de concentration de sa part ou encore par réflexe du tien, la boule de lumière n'atteint pas sa cilble.

La main droite sur sa blessure, la dame cherche toujours éperdument l'enfant semblant t'avoir oublié de nouveau.

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 Sujet du message: Re: Les rues de Kendra Kâr
MessagePosté: Sam 17 Nov 2012 02:23 
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<-- La maison royale de dépôt

Une fois sortie de la maison royale du dépôt, Virina demeura devant la porte de l’établissement, scrutant les alentours. À présent qu’elle avait allégé son sac, elle ne songeait qu’à quitter ce lieu. Cependant, elle n’avait aucune idée de la direction à prendre. Certes, elle aurait pu demander son chemin à un passant, mais l’idée ne plaisait pas à Virina. Tout d’abord parce qu’elle n’aimait pas dépendre des autres et entamer une discussion, puis elle savait trop bien que peu de personnes auraient l’amabilité de répondre à une orque. Suivant cette logique et ne voulant pas gaspiller sa salive inutilement, elle décida qu’elle trouverait elle-même le chemin pour sortir de cette cité.
Tout en réfléchissant, elle farfouilla dans son sac encore bien rempli malgré tout et en sortit une pomme qu’elle croqua à belles dents. C’est alors qu’elle entendit une toute petite voix fluette appartenant à un garçonnet d’environ sept ou huit ans.

« Elle a l’air bien bonne ta pomme, tu en as une autre comme ça à me donner. »

Virina tourna son regard vers le petit être chétif qui avait eu le courage de s’adresser à cette hostile créature verte. Ces petits yeux bleus naïfs regardaient la pomme avec envie.
La garzok fit une mine renfrognée, mit sa main libre sur son sac pour s’assurer que ce qu’elle qualifiait de vilain chenapan n’allait pas se servir lui-même, émit un grognement puis répondit enfin à l’innocent petit blondinet.

« Non »

Réponse brève et sans équivoque. Virina reprit son exploration visuelle, croquant de nouveau dans sa pomme, ignorant désormais le petit garçon qui penaud et affamé poursuivit son chemin.

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 Sujet du message: Re: Les rues de Kendra Kâr
MessagePosté: Lun 19 Nov 2012 05:51 
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Localisation: Kendra Kâr
Le sang coula, enfin, et ceci provoqua chez Brenac une sensation incroyable. Il tremblait d'excitation et de joie et ne fit plus attention à rien, comme si la douleur se sa cible se propageait dans l'air, se transformait en extase pure avant de fondre sur le dément. Peu de choses auraient pu rendre le jeune homme plus heureux, très peu. Mais sa joie fut de courte, très courte durée car la jeune femme qui s'était malgré elle désigné comme future victime du jeune homme tenta de riposter.

Elle tenta d'envoyer une sphère de lumière sur le psychopathe et Brenac entra dans une colère noire. Des choses, il en haïssait beaucoup, énormément même, mais ce qu'il haïssait par dessus tout, c'était les déchets qui maniaient les fluides de lumière et tout ce qui était relié, de près ou de loin, à Gaïa. Il rêvait de tuer les dieux, mais s'il en avait l'occasion, il ferait subir à cette déesse les pires sévices; des souffrances telles que même Thimoros en personne n'arriverait pas à imaginer.

Brenac resserra l'emprise sur le manche de son couteau, sa mâchoire se crispa et ses yeux renvoyaient un mélange de folie et d'envie de meurtre prononcée. Il fondit sur sa cible déjà blessée et tenta, sans attendre, de lui trancher la gorge. Il voulait tuer sa cible rapidement pour pouvoir ensuite déchainer toute sa rage sur son cadavre encore chaud. Pour la mutiler, la déchiqueter, rendre son corps méconnaissable.

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 Sujet du message: Re: Les rues de Kendra Kâr
MessagePosté: Mar 20 Nov 2012 18:03 
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A la sortie, quelques personnes vinrent m’aborder pour entendre plus en longueur mon histoire du temple abandonné des montagnes. Sous leurs prières, je cédai, non mécontent de pouvoir me vanter, et commençai mon récit. A peine avais-je démarré que Sidfreid s’approcha, un regard lourd en sous-entendu à mon égard. Soucieux de respecter notre accord pour éviter toute tentative stupide de sa part, je lui adressai un sourire chaleureux.

« J’allais leur conter mon aventure. N’ayez crainte, je n’oublie pas mes obligations et serait à l’heure pour ce que nous avions convenu. »

Cela sembla suffire comme message caché, car il hocha la tête et se tourna vers des fidèles pour les saluer avant leur départ. Je repris donc mon récit, l’adaptant suffisamment pour rester dans les « valeurs » du temple : mon escalade périlleuse sur des monts escarpés, la terrible bête qui avait saccagé les lieux et forcé les prêtres de fuir, les énigmes pleines de sagesse, la récompense finale résidant en une communion plus intense avec notre déesse. Enfin, l’arrivée de sales segteks, pillant le temple et abimant une statue, puis comment la colère de Yuia se manifesta par un piège antique à cause de ça, provoquant la mort de la vermine.

(Comme on dit, ce sont les vainqueurs qui écrivent l’Histoire…)
(Un pieu mensonge si j’en crois les autorités religieuses de notre communauté)
(Ben voyons…)

En pleine envolée lyrique, je narrais comment Yuia m’avait protégée en m’insufflant le pouvoir et le savoir pour conserver mon corps, comment j’étais sortie de ma gangue une fois le danger passé et comment j’avais rejoins la civilisation après une longue errance.

Il était agréable d’avoir ma petite heure de gloire, mais de grandes choses m’attendaient. Je ne m’attardai donc pas après avoir raconté mon histoire et m’excusai pour filer vers le temple des plaisirs pour récupérer mon sac dont je ne m’étais pas encombré pour la cérémonie. Après ce crochet rapide, je m’interrogeai sur la suite de la marche à suivre.

(Où serais-je le mieux pour étudier le livre ? Dans une alcôve du temple des plaisirs ou chez Margaux ? Voir même le parc…)
(Attends un peu, on a détour à faire avant. Le dépôt royal.)
(Pourquoi ? Mais... Pas cet encroûté acariâtre !)
(La lettre de Sidfreid. Il faut la mettre en sécurité.)
(Mais il a cru à notre histoire…)
(Mieux vaut être prudent. On ne pouvait pas y aller tout à l’heure car il valait mieux attendre d’avoir faire face à Sidfreid avant que la rumeur de ton retour soit lancée, mais maintenant c’est bon.)

J’avais appris à me plier aux avis de ma faera, pour découvrir bien trop souvent après coup qu’elle avait raison. Je me dirigerai donc vers les environs du palais royal.


> Suite

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 Sujet du message: Re: Les rues de Kendra Kâr
MessagePosté: Mer 21 Nov 2012 02:20 
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Intervention gmique pour Brenac


Jet de dés Brenac attaque: Échec

Jet de dés Sulam fuite: Réussite

Malgré la folie qui envahissait Brenac, il ne réussit pas à lui trancher la gorge. En fait, il ne l'atteignit même pas. La femme cherchant des yeux le petit garçon s'était déplacée au dernier moment.

Après cette chanceuse esquive, tout en titubant, une main chargée de lumière sur le ventre, elle marchait de gauche à droite cherchant éperdument le gamin tant convoité.

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 Sujet du message: Re: Les rues de Kendra Kâr
MessagePosté: Mer 21 Nov 2012 09:38 
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Premier post

Kendra Kar. Si sur Yuimen il devait n'y avoir qu'une seule cité, ce serait celle là. Gigantesque, telle la vois-je. Gigantesque, cosmopolite et pleine d'avenir, surtout pour moi.

Je viens d'arriver dans la ville, viens de passer ses lourdes portes qui la protègent de l'extérieur. Je viens de m'engouffrer dans cette foule mouvante et excitée, foule qui ne me plait pas mais que je suis obligée de subir. Je sert mon étui contre moi, ainsi que mon petit sac, et essaie de sortir de cette marée en me rapprochant des bords de la grande place. J'y parviens avec peine, n'étant ni forte ni imposante. Mais finalement, je me retrouve à l'ombre d'un balcon, adossée à un beau mur en bois.

Je soupire de soulagement. Les foules me stressent, me rendent malade. Tous ces gens collés les uns aux autres, tous ces corps sans gêne, toute cette chaleur oppressante... Je déteste les foules.

Mais j'en suis sortie, et j'ai maintenant le loisir d'étudier plus précisément ce qui m'entoure. Le quartier à l'entrée de la ville est beau, vraiment beau. Des maisons alliant la pierre et le bois, le végétal et le minéral, reflétant la richesse de la ville, entourent la place. Elles sont simplement séparées par de petites allées qui sont sûrement destinées à accéder aux jardins dissimulés derrières les bâtisses.

Ça change beaucoup de ma ville natale, en Anorfain. Mais c'est ici que je joue mon avenir. En pensant au pourquoi de ma présence dans cette prestigieuse ville, je plonge ma main dans le sac et en ressors une feuille correctement pliée, un peu écornée à cause du voyage, et l'ouvre pour la lire. Il s'agit de la lettre que m'a envoyé mon maitre de stage en charge de moi pendant deux ans. C'est un Kendran, un gérant de salles de spectacle. De grandes et prestigieuses salles de spectacle. C'est Kendra-Kâr, après tout.

Glad a écrit:
Bonjour mademoiselle Amalia Rosenoire.

Premièrement je suis heureux d'apprendre que vous avez accepté de rejoindre mon orchestre pour votre compagnonnage. Ayant eu la chance de vous écouter dans votre lointaine contrée il y a de cela quelques mois (mais je vous l'ai déjà dit ce me semble), c'est un honneur pour moi de vous recevoir parmi mes musiciens.

J'aurais une proposition à vous faire, une participation exceptionnelle qui pourra vous faire connaître à Kendra-Kâr. Mais je préférerais en parler de vive voix avec vous, d'autant que cela permettra de montrer vos talents aux quelques personnes qui m'aident à gérer les spectacles.

Je vous prierai de vous rendre....


Je m'arrête de lire et relève la tête. Je veux bien le retrouver dans cette salle de spectacle, mais comment m'y rendre ? Cette ville n'a pas usurpé sa réputation, elle est vraiment gigantesque. De toute façon, il va bien falloir que je trouve.

Je range délicatement la lettre dans mon sac et me remet en marche, éblouie par ce qui m'entoure, mais concentrée pour ne rater ni panneau ni indication importante. Mais rien de bien intéressant ne semble être visible près de l'entrée de la ville.

Je n'oserai jamais demander à un passant, on ne sait pas sur qui on tombe, et dans une ville de cette taille, ce n'est pas une jeune elfe comme moi qui manquerait à quelqu'un. Non, il faudrait que je trouve une taverne, je pourrai demander au gérant. Ou une bibliothèque.

Je continue donc ma route, avançant au hasard, évitant juste de tourner en rond, regardant chaque panneau, chaque plaque, chaque enseigne. Il y a de nombreux marchand dans cette ville, j'espère avoir un jour les moyens d'y entrer. Je sers un peu plus mon violon contre moi.

Et soudain, alors que j'étais perdue dans mes pensées, une enseigne attire mon attention :

"La taverne du Paladin"

Elle semble d'assez bonne fréquentation, et de la porte fermée parvient une faible musique qui ne me donne qu'une envie, entrer.

Musique partagée

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Merci à Itsvara
Musique jouée par Amalia en concert
La musique donne une âme à nos cœurs et des ailes à la pensée. Platon


Dernière édition par Amalia rosenoire le Mar 18 Déc 2012 11:10, édité 1 fois.

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 Sujet du message: Re: Les rues de Kendra Kâr
MessagePosté: Jeu 22 Nov 2012 01:04 
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Une fois hors de la maison de dépôts, j’errais dans quelques rues de traverse, à l’écart des grandes artères ensoleillées et bondées. J’avais mon après-midi de libre avant de repasser au temple des Plaisirs prendre des nouvelles de Cromax et je comptais bien user de ce temps libre pour exercer mon art magique à son paroxysme. Mais il me restait encore à trouver un bon endroit, tranquille et propice à la concentration.

A force de retourner dans ma tête tous les lieux de la capitale où j’avais pu m’entrainer ou apprendre quelque chose, je finis par débouché sur une idée qui me parut d’un coup si simple et évidente que mon choix lui était en un instant tout acquis.

(Le clocher !)

Kristal, étonnée par mon cri mental, mit quelques secondes à comprendre ma décision et je sentis son expression de stupeur se muer en douce estime.

(Une tour calme, loin des turpitudes citadines… Un joli panorama en prime ! Bien trouvé.)
(Ce n’est pas tout. C’est là-bas que j’ai découvert vraiment la communion entre une déesse et son simple servant, dans la simplicité d’un geste, à trente mètres au-dessus des miasmes des religions dogmatiques. Et …)
(…C’est là que j’ai repris contact avec toi à ton retour de Verloa. Une lueur d’espoir pour te mener vers la quête de savoir.)
(Exactement. Sans toi, je n’aurais jamais pu en être où j’en suis maintenant, si proche des pouvoirs auxquels Yuia m’a destiné. C’est l’endroit parfait.)

Touchée par mon compliment, ma faera resta silencieuse, laissant simplement déborder dans notre connexion mentale l’affection qu’elle me portait. C’était un doux contact qui apaisait mon âme en lui apportant un bien-être incroyable, comme si j’étais enfin complet. Une sensation de bonheur à laquelle je m’habituais de plus en plus dans notre relation à nouveau établie dans le palais de Grantier. Le sourire aux lèvres, je continuai ma marche pour rejoindre le sud de la ville et la fameuse tour que je comptais gravir. Prévoyant, je passais par le parc de la Bise d’Ynorie pour y cueillir quelques fleurs, prochains cobayes de mes tentatives arcaniques.

> Suite

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 Sujet du message: Re: Les rues de Kendra Kâr
MessagePosté: Mar 4 Déc 2012 09:55 
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La louve et moi

La louve se lève son tour mais ne prend pas ma main. A la place elle la tapote, alors je l'abaisse sans m'offusquer. La raison de ce geste est sûrement culturelle. Je ne connais que très peu son peuple, et ses coutumes me sont clairement inconnues.

Une fois mes affaires ramassées, je me dirige vers la sortie, suivie de la louve qui reste silencieuse. Elle semble perdue dans ses pensées. Je traverse donc les rues pleines de monde de Kendra-kâr, profitant d'y être pour visiter cette magnifique cité. Niwen reste silencieuse, et ce mutisme tranche radicalement avec l'agitation constante qui règne dans ces rues. Des gens rient, des enfants crient, la bonne humeur est clairement au rendez-vous.

En fait, on dirait un jour de fête. Je ne suis pas très au fait de ce qu'il se passe dans le secteur, mais tout est coloré, certains s'embrassent, d'autre rient aux éclats. Des enfants jouent une bataille en criant et rigolant, l'un d'eux avec un masque de chat sur le visage. Les passants regardent la scène en riant et s'esclaffant. Tout le monde est heureux, il s'est passé quelque chose.

Je continue à avancer, traversant la foule euphorique. Et soudain je m'arrête. Un homme avec une grande sacoche en cuir porte une liasse de feuilles dans les bras et les distribue à tour de bras. Je m'approche de lui et en prend une alors qu'il scande :

"La victoire est à nous !! Félicitation à nos héros !"

Je commence à lire le feuillet qui explique brièvement que les meneurs d'une armée d'Oaxaca - qui menait jusque là la vie dure à Kendra-Kâr - avaient été soit tués soit arrêtés, et que cela sonnait comme une grande victoire de l'armée Kendranne sur Oaxaca.

Ainsi donc ils sont aussi euphoriques pour une victoire militaire ? Je soupire en pliant la feuille pour la ranger. Les humains n'ont jamais été bien vus chez moi, mais je n'aurais jamais pensé qu'ils pouvaient être autant heureux pour du sang versé dans une plaine immaculée...

Je regarde autours de moi, tous ces gens qui ne pensent plus à leur problèmes. Je lève un instant les yeux au ciel, puis repense à l'exécution qu'il va y avoir. C'est écrit en gros en bas de la page, avec plein d'étoiles autours. Les humains sont étranges, trouvant leur bonheur dans le sang des vaincus. Ils n'ont aucun honneur.

Je ne sais pas vraiment me battre, mais mon père m'a appris les rudiments de l'auto-défense. Et la première chose qu'il m'a expliqué, c'est le respect de l'adversaire. Ici, il n'y en a pas. Il va être exécuté dans le sang sur une place publique, cerné par des centaines de personnes qui n'auront qu'une envie : lui cracher au visage.

Quel en est l'intérêt ? Où est la dignité ? Ont-ils aussi peu de victoire pour devoir ainsi traiter les vaincus ? Je soupire encore une fois et décide de me rendre à cette exécution. Il n'y aura peut être que moi, mais au moins, quelqu'un le respectera...

Plus je m'approche de la place où devait avoir lieu l'exécution et plus l'euphorie est présente. Les gens se poussent, l'atmosphère est électrique. Apparemment, le massacre ne vas pas tarder à avoir lieu. La potence est prête, il ne manque plus que la victime. Je recule, n'ayant aucunement l'intention de voir le sang couler inutilement. Je n'aime pas la guerre, je trouve qu'elle est inutile. Ne pourrait-on pas résoudre les conflits par un duel de musique par exemple ?

Je m'éloigne et essaie de trouver un point un peu en hauteur, puis sort mon violon. Il fait beau, un soleil magnifique, un ciel bleu parsemé de moutons de nuages qui broutent l'herbe invisible parsemant le ciel.

"Rana, apporte-moi de quoi montrer que cet être n'est pas rien."

Et j'attends que je "spectacle" commence. Cela ne met pas longtemps. Une ovation, des cris, puis un silence de plomb alors que le bourreau récite son texte plein de haine et sadisme.

L'atmosphère est lourde, électrique, c'est parfait. Le condamné est debout sur l'estrade, attendant patiemment la sentence. Je ne pourrai l'empêcher, mais je peux le faire sourire une dernière fois. Je pose mon violon sur ma clavicule, et ferme les yeux, avant de commencer à jouer.

Je ne joue pas les notes mais les sentiments. La tristesse et la mélancolie, des notes lentes et prenantes. Je joue les pleurs, la disgrâce et l'infamie. Je joue la mort, la trahison et la douleur. Déjà quelques regards se tournent vers moi. Déjà l'atmosphère change.

"Maintenant, que la nature pleure."

Je me concentre, laissant mes mains jouer pour moi. Ma mère m'a expliqué la magie, comment m'en servir, comment modifier les sons, l'air... Je ne suis pas magicienne, mais je sais un peu manipuler mes fluides. Il est temps de m'en servir. Je me concentre encore, ma mélodie ayant trouvé son rythme, une lenteur saturée de notes lugubres et tristes. Je sens sur moi se poser de plus en plus de regard. Mais ils n'ont rien vu.

Je plonge en moi, cherchant les quelques fluides magiques que je possède pour les réunir. Ces fluides, base même de la manipulation magique, sont issus de ma mère. Des fluides d'air, des fluides me permettant de porter à son paroxysme la perfection de ma musique. Mais aujourd'hui, ce n'est pas ma musique que je veux contrôler, mais l'air qui m'entoure, l'atmosphère. La gaieté de ce temps parfait va disparaitre...

Je manipule mes fluides pour qu'ils s'échappent de mon corps, comme ma mère me l'a apprit. Je les visualise intérieurement, les sculpte comme je peux, puis les envoie dans l'air. Je ne pensais pas que c'était si difficile de jouer sur une grande zone. D'habitude, je ne contrôle que les particules qui vibrent à cause de mon violon. Là, je veux toutes les contrôler.

Soudain je fais une fausse note, mais me reprend rapidement et me concentre. Je n'entends plus le bourreau, lui aussi doit être intrigué. Mais soudain des cris dans la foule m'indiquent que la sentence va bientôt être exécutée. J'inspire un grand coup et envoie toute mon énergie dans l'air, modelant tout l'air aux alentours de manière à ce qu'il m'obéisse. Je les obligent à ralentir, à se calmer. Je leur ordonne de ne plus s'agiter. C'est extrêmement contraignant, je n'aurais jamais cru. Il faut qu'elles perdent leur énergie. Il faut qu'elles s'immobilisent presque.

Pour cela je divise mes fluides en infimes parties et enferme les particules à l'intérieur, comme une prison temporaire. Je n'ai pas beaucoup de fluide, je ne peux pas en bloquer beaucoup. Mais l'effet sera lancé, et cela devrait suffire pour quelques minutes.

Puis l'effet se fait sentir. La température commence à descendre, ma peau s'humidifie et mes poils s'hérissent. L'atmosphère change, la chaleur se dissipe. L'ambiance tombe elle aussi, les cris disparaissent, le silence s'installe. Puis j'arrête tout mon contrôle, laissant mes fluides libres d'eux même. Je suis épuisée, mais l'effet est là. Lorsque j'ouvre les yeux, le soleil à disparu, le ciel bleu n'est plus. Un brouillard recouvre la place, plus personne ne parle, un enfant se met à pleurer. La victime au centre de l'estrade me regarde. Je lui souris, toujours en train de jouer.

Plusieurs personnes s'en vont. Je ne vois pas bien le condamné, mais je suis sûre qu'il vient de répondre à mon sourire. Alors j'arrête de jouer et je range mon violon, avant de me retourner sans rien dire.

Je m'éloigne de la place, le brouillard se dissipant peu à peu au fur et à mesure que je prend de la distance. Et soudain, j'entends au loin quelques cris. La sentence vient d'être effectuée, le condamné n'est plus.

Je suis fatiguée, mais heureuse. Au moins ce condamné, quelque soit le mal qu'il ait fait, ne sera pas mort seul. Maintenant, il me faut me rendre au théâtre.

Débat
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*** Tentative d'apprentissage du sort évolutif : Brouillard ***

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 Sujet du message: Re: Les rues de Kendra Kâr
MessagePosté: Mar 4 Déc 2012 15:40 
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Niwen savait très bien ce qui se passait actuellement dans la rue, elle ne disait rien, elle observait simplement d'un regard étranger et neutre. La louve avait bien remarqué l'état dubitatif d'Amalia, elle ne semblait pas comprendre ce qui se passait ; pourquoi ces gens étaient si heureux. Il était évident qu'en tant que noble, et elfe de surcroît, elle ne pouvait pas comprendre. Niwen glissa sa main doucement sur son épaule, d’une voix faible comme un chuchotement.

"C'est une victoire importante pour les humains, comme d'ailleurs pour les peuples libres. Tu dois comprendre que les gens moyens n'ont aucun moyen d'être rassurés, ils se sentent impuissants, ce qui n'est pas faux, mais avec cette fête."

Niwen fit un large mouvement de la main en montrant la foule qui exultait, ivre de joie, des scènes de liesse partout. Tous étaient heureux, pensant presque qu'une victoire totale était possible. Ils avaient gagné une fois, alors pourquoi pas deux ou même trois ! Ou même pouvoir abattre définitivement celle qui était la source de leur malheur.

"Chaque personne peut comprendre que tout va mieux aller, que c'est merveilleux, et qu'ils peuvent dormir mieux ce soir, l'armée est là."

Comment pouvoir lui expliquer cela, quelque chose de si loin de sa logique, tout se remue ménage n'était que politique. Peut-être qu'elle n'a jamais eu à se poser ce genre de questions ? Quoi qu’il en soit, toute la région sera plus calme pendant un long moment, de grandes décisions pourraient être prises, même des augmentations d'impôts, tout serait accepté grâce à cette victoire. Niwen se sentait comme une grande sœur qui montrait ce qu'était la vie à sa la petite dernière. Elle trouvait cela étrange, mais gentille comme était Amalia, elle se sentait un devoir de lui faire comprendre ce qui se passait sous ses yeux. Il n’y avait rien d’extraordinaire ou d’horrible après tout, la futur ménestrel chercha les bons mots.

«Ces gens-là ne fêtent pas la mort, la guerre et le sang versé, un humain ne vit pas longtemps, et moi pas bien plus qu'eux. Chaque jour est important, car on en a peu par rapport à un elfe. Alors il est important de vivre dans la paix, le bonheur, peu importe le prix. Si les batailles avaient été perdues, ça serait peut-être une armée d'orcs et de worans qui défileraient dans cette rue, avec les gens la tête basse et vaincue.»

Niwen tapote l’épaule de la violoniste, elle ne cherchait pas une seule seconde à lui faire changer d’avis. Elle continua alors de tenter de lui faire comprendre tout en la suivant, les humains avaient la haine facile, ils cataloguaient rapidement les gens dans des cases. L'adolescente garda ensuite le silence, elle avait vu ça tellement de fois, les effets de foule, ce qu'étaient capables de faire les humains en meute. C'était terrifiant, les humains, comme les autres races, étaient capables du pire comme du meilleur. cette exécution n'était pas certes, le moment le plus gratifiant pour l'humanité. La luthière suivit alors la violoniste, elle se plaça sur le côté de la place, elle croisa alors ses bras, posés contre un mur, elle regarde tranquillement d'un œil neutre.

Vue comment elle voulait vivre, il était nécessaire qu'elle soit comme une éponge. Elle devait bien observer, son rôle serait de retranscrire fidèlement tout ce qui se passait afin de tenir informé les peuples du continent. Niwen observa ce qui faisait la violoniste, elle la laissa faire. Habituellement, elle n’aurait rien réagi, mais étrangement, cela la surprenait elle-même, elle se pencha vers la violoniste et lui susurra à l’oreille.

«Tu ne devrais pas faire ça, un mouvement de foule est dangereux. Je comprends ce que tu ressens, mais tu ne changeras pas l'humanité. Dis-toi bien qui si le prisonnier que tu veux honorer serait libre, il se ferait une joie de massacrer la ville entière toi y comprit, s'il le pouvait.»

Niwen ne l’arrêta pas, ce n’était pas l’envie qui lui manquait d'ailleurs, mais à chacun son destin. Elle n'était qu'une observatrice neutre, peu importe l'événement, elle n'avait pas de camps. La louve avait, certes, des idées arrêtées sur beaucoup de choses, mais elle ne s'était jamais exprimée sur ça a personne. La hache du bourreau s’abattit alors sur sa proie, Niwen ne détourna pas son regard, elle observa simplement. La foule criait encore plus, elle se laissait aller à ses plus bas instincts. Le bourreau prit alors la tête du générale vaincue, il la montra au peuple comme une fierté. Peut-être d'ailleurs qu'elle serait exposée sur une pique dans la cité, tout le monde pourrait alors se venger de toutes les atrocités que les peaux vertes avaient faites. C'était petit certes, mais ça faisait tellement du bien.

Niwen avait vu tellement pire que cela dans la rue, un coup de couteau rapide entre deux côtes uniquement pour un bout de pain. Chaque bien était important, n'importe quoi, une bourse, un fruit, une couverture, tout manquait, alors tout était possible. cette exécution, c'était propre, sans douleur ni pleure. Quelque part la maîtrise de ce chef de guerre était impressionnante, il n'avait pas protesté, n'avait même pas essayé de fuir, rien. Il avait déjà accepté son destin. La foule rassasiée et calmée commença à se disperser, les rues étaient toujours animées. Cet état de grâce continuerait sans doute pendant un moment avant de retomber dans l'oubli.

Niwen observa rapidement autour d’elle, elle marcha rapidement afin de retrouver Amalia qui était partie bien rapidement. Je me demandais comment elle avait pris la chose. Une fois à sa hauteur, suivant le guide vers le théâtre, la louve croisa ses bras dans son dos. Elle prit alors la parole comme si elle parlait de la pluie et du beau temps.

«Dis-moi, que penses-tu donc de tout ça ? Que les humains sont de vrais barbares avec cette cérémonie ?»


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 Sujet du message: Re: Les rues de Kendra Kâr
MessagePosté: Jeu 6 Déc 2012 09:47 
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Exécution dans le brouillard

Le chemin jusqu'au théâtre n'est plus très long d'après les quelques passants interrogés. Nous ne devrions donc plus tarder à l'atteindre. Apparemment la louve n'a pas vraiment apprécié, ou du moins comprit, l'intérêt de ce que j'ai fais quelques minutes auparavant. Elle m'explique que les humains ont besoin de ce genre de "spectacles" pour se sentir puissants et en sécurité. Elle me raconte que leurs vies étant courtes, ils cherchent le bonheur à tout prix, et que la victoire le leur apporte.

Je comprends bien tout cela, les elfes aussi ont fait la guerre, malheureusement. Mais l'exécution d'un adversaire n'est pas une victoire, c'est une boucherie. La victoire était déjà acquise, à quoi bon lui infliger une humiliation ? Ce n'est là qu'un sadisme dissimulé, un désir de violence refoulé...

Niwen me dis ensuite que je ne pourrai pas changer l'humanité, et que si la victime de ce soir avait été libre, elle aurait sûrement rasée la ville sans m'épargner.

Je réfléchis. Non pas que la louve ait insinué le doute dans mon esprit, mais ce qu'elle dit est sérieux, réfléchi. Je m'arrête un instant et me tourne vers elle. Elle vient de me demander ce que je pensais de tout cela. Ce n'est pas bien difficile en fait.

"Tu sais, je pense qu'il y a une grande différence entre la guerre et l'après guerre. La guerre est une chose horrible, mais j'ai malheureusement l'impression que personne n'est assez fort pour pouvoir l'éviter. Mais une fois la guerre terminée, il n'est nullement imposé de torturer psychologiquement et d'humilier ses prisonniers. La défaite est bien assez lourde pour eux."

Je soupire. Je n'ai jamais compris la violence, la guerre... Mon père me dit souvent que je suis trop gentille et naïve. Mais rêver d'un monde de paix et de musique est-ce de la naïveté ? Je me plais à croire que les gens peuvent être bon, qu'il suffit juste des les pousser un peu. Mais apparemment, Niwen n'est pas vraiment de cet avis.

"Les humains sont des barbares. Ils sont odieux avec leurs pairs, ils sont infidèles et sans foi. Ils n'aiment qu'eux et veulent tout. Nous pouvons vivre des millénaires et n'auront jamais tout, comment peuvent-ils seulement espérer être au dessus de nous ?"

Je n'ai jamais beaucoup aimé les humains. Il faut dire que dans ma contrée natale ils ne sont pas très bien vus. Je préfère encore les Thorkins qui, bien que quelque fois bourrus et sans gêne, possèdent des traditions et un respect pour les autres et pour la nature. Les humains n'ont rien de tout cela. Ils veulent être les meilleurs partout et ne le sont nul part . Il n'y a qu'une seule chose qui joue en leur faveur : leur capacité à faire face aux adversités. Ils ne reculent pas devant la mort et les difficultés.

"Ce monde a été créé pour être beau et harmonieux, comme les forêt de chez moi. Et c'est pour ça que je suis là, avec mon violon. C'est pour lui rendre sa vraie nature ! Et l'humain ne pourra jamais faire ça."

En fait les hommes me font penser à un mélange. Ils ont un peu de toutes les grandes races de Yuimen, sans pour autant en posséder toutes les caractéristiques particulières. Ils n'ont pas vraiment d'originalité, ni de domaine de prédilection...

Mais ils sont là et, point positif, ils aiment la musique.

"Allons-y. Ce n'est pas en discutant sur l'intérêt de l'humanité que nous la sauverons. Mais peut être la musique le pourra-t-elle ?"

Je lui souris et me remet en marche, jusqu'à arriver devant un grand bâtiment à la fois beau et massif, intimiste et gigantesque : le grand théâtre de Kendra-Kâr.

Le théâtre

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Dernière édition par Amalia rosenoire le Mar 18 Déc 2012 21:24, édité 2 fois.

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 Sujet du message: Re: Les rues de Kendra Kâr
MessagePosté: Jeu 6 Déc 2012 14:37 
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Niwen observa le regard dubitatif de sa consœur musicienne à propos de ma remarque sur le fait de jouer à ce moment-là. Elle se gratte le poile sous le cou pour avoir l’air de réfléchir, puis très calmement, elle prit la parole, elle qui n’avait pas l’habitude de parler, c'était un comble.

« Tu sais, tu peux jouer comme et quand tu veux. C’est surtout qu’avec une telle foule, s’ils n’apprécient pas le fait que tu joues pour quelqu’un qui est un monstre à leur yeux, le pire ennemis qu’ils avaient, ils pourraient réagir très violement. Plus les humains sont en groupe, moins ils ont peur, et plus ils se lâchent à leurs bas instincts. Par principe, au moins en apparence, il vaut mieux être d’accord avec la masse et ne pas sortir des normes. »

La jeune louve suivit alors tranquillement Amalia dans les rues, elle n’avait jamais fait attention à où pouvait être ce théâtre exactement, certainement dans les beaux quartiers. Elle glissa ses mains dans ses poches, regardant le ciel, souriant légèrement, se laissant vivre. Pendant un long moment, son mental était parti très loin. Elle voyait une énorme prairie verte qui s'étalait sur des kilomètres. L'herbe était verte, grasse, des fleurs pullulaient un peu partout, des oiseaux virevoltaient rapidement au-dessus. L'adolescente courait bride abattue sans tenir compte de son souffle rapide, tout son corps accusait la fatigue de l'effort, mais elle était si heureuse. Elle ne s'arrêtait pas, elle voulait aller plus vite que le vent, aller voir ce qu'il y avait derière celle colline, ho et puis non après cet arbre aussi. Où courait-elle ? Pourquoi ? Tout cela avait si peu d'importance, juste sentir le vent dans ses cheveux, avoir un faucon à son poing. Elle voyait dans le ciel le visage d'une femme, ses cheveux formaient les cieux, son œil unique le soleil. Cette femme souriait à la louve, comme lui disant de continuer à courir vers elle.

La nuit tombait rapidement, une sorte de course en accéléré dans le ciel, libérant ainsi la brillance des étoiles. Mais Niwen observa un phénomène étrange, une sorte de rayon de feu s'abattit alors dans une forêt à côté d'elle. À pas de louve, elle s'approcha très discrètement du lieu d'impacte. Elle pensait trouver un énorme cratère mais rien de cela, bien au contraire. Un magnifique lac, une petite île s'était formée en son centre, elle était entourée d'une multitude d'arbres plusieurs fois centenaires. L'être lumineux se posait juste à l'instant, elle était gigantesque peut-être trois mètres de haut, elle était si belle, impossible de dire de quelle race elle était. C'était juste époustouflant, majestueux. Quand cet être posa alors le pied dans l'île, elle qui était nue dans sa splendeur étincelante, elle matérialisa dans un geste aérien une très belle robe couleur bleu nuit. Le tissu n'avait rien à voir avec ceux qui sont sur notre planète, il était léger mais très chaud, fin, d'une couleur immaculée. Elle ne m'avait pas remarquée, ou alors elle ne m'en tenait pas rigueur. Elle se retourna lentement, comme si le temps était au ralenti, puis elle plongea ses yeux dans les miens. Elle sentait une telle puissance qu'elle prit peur, la louve fit réellement un pas en arrière brusquement alors qu'elle suivait Amalia, d'un air terrifié, cette présence divine s'imposait à elle, elle pensait sa volonté l'écraser de sa force.

Quand elle revint alors à elle, c'étaient les yeux d'Amalia qui étaient plongés dans les siens. Son cœur battait à tout rompre de cette vision, les griffes sorties. Niwen lui fit signe que tout allait bien, un geste d'apaisement. Elle était tellement habituée à ce genre de chose, que c'était naturel. Elle s'isolait alors dans ses songes, la vie était tellement si laide par moment, elle partait dans des scénario pas toujours aussi délirant. Elle faisait alors dans sa tête, les actes qu'elle n'avait pu faire dans la vie réelle afin d'apaiser son ego. La louve regarda alors autour d'elle guettant si cet être lumineux l'avait suivi de ses songes jusqu'ici, mais non rien. Très méfiante elle leva son regard vers le ciel puis le soleil, elle plissa les yeux comme un défie, comme dire qu'elle savait. Niwen arrêtée, en se rendant compte que celle qu’elle suivait s’arrêter également, elle baissa son regard vers elle et l’écouta.

"Tu sais, je pense qu'il y a une grande différence entre la guerre et l'après-guerre. La guerre est une chose horrible, mais j'ai malheureusement l'impression que personne n'est assez fort pour pouvoir l'éviter. Mais une fois la guerre terminée, il n'est nullement imposé de torturer psychologiquement et d'humilier ses prisonniers. La défaite est bien assez lourde pour eux."

« La guerre ne sera jamais possible à éviter, les forts voudront toujours ce que les faibles possèdent, alors les faibles devront pouvoir se défendre, donc les forts doivent devenir plus fort, etc … par exemple, si je veux ta pomme que tu as dans la main, et que j’ai la force de te la prendre, pourquoi irais-je en acheter une ? »

Niwen sourit légèrement en sentant qu’Amalia partait dans des explications endiablées, elle hocha la tête simplement afin de montrer qu’elle suivait la discussion.

"Les humains sont des barbares. Ils sont odieux avec leurs pairs, ils sont infidèles et sans foi. Ils n'aiment qu'eux et veulent tout. Nous pouvons vivre des millénaires et n'auront jamais tout, comment peuvent-ils seulement espérer être au dessus de nous ?"

« Je suis tout à fait d’accord avec toi, les humains sont autodestructeurs comme beaucoup de races, il n’y a pas qu’eux non plus. Après es-tu si certain que les elfes soient si supérieurs ? Comme ma race par exemple, selon toi, je suis placé où ?»

La louve sourit simplement, amusée, c’était certes une question piège. Elle ne savait pas si Amalia allait se jeter dedans ou partir en excuse, elle voulait savoir à qui elle avait à faire, mieux la connaître.

"Ce monde a été créé pour être beau et harmonieux, comme les forêt de chez moi. Et c'est pour ça que je suis là, avec mon violon. C'est pour lui rendre sa vraie nature ! Et l'humain ne pourra jamais faire ça. Allons-y. Ce n'est pas en discutant sur l'intérêt de l'humanité que nous la sauverons. Mais peut-être la musique le pourra-t-elle ?""

« Tu sais, tu trouveras peut être un musicien de génie humain, il y a de tout dans chaque race, même de vil elfe, les pires crapules qui tueront femmes et enfants. Mais tu as raison, allons sauver le monde. »

Niwen s’inclina très exagérément comme au théâtre en montrant le bâtiment, elle le pensait également. Elle aurait voulu pouvoir arrêter des batailles juste en faisant une jolie balade. Elle avait pour objectif de raconter tout ce qui se passait, tout ce qu’elle verrait, le parfait ménestrel ou baladin en somme.


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Dernière édition par Niwen le Dim 16 Déc 2012 19:41, édité 1 fois.

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