L'Univers de Yuimen déménage !


Nouvelle adresse : https://univers.yuimen.net/




Poster un nouveau sujet Répondre au sujet  [ 467 messages ]  Aller à la page Précédente  1 ... 18, 19, 20, 21, 22, 23, 24 ... 32  Suivante
Auteur Message
 Sujet du message: Re: Les habitations
MessagePosté: Lun 8 Oct 2012 13:49 
Hors ligne
Admin
Avatar de l’utilisateur
 Profil

Inscription: Sam 13 Aoû 2011 11:13
Messages: 3843
Localisation: Niort
Dirigé d'Elylia


Le jet d'eau arriva droit sur Eroma qui n'eut aucun de mal à contrer ton attaque en créant un mur de glace. Il attendit que ton attaque s'estompe avant de faire disparaître sa barrière protectrice. Il tapa alors dans ses mains tout en avançant vers toi.

- "Bravo Elylia, je savais que tu y arriverais. Tu maîtrises maintenant le sort de base de la magie aquatique. Néanmoins, il va falloir que tu apprennes à te servir de ce sort sans utiliser l'eau à tes côtés et donc en mobilisant toute ta puissance magique."

Il s'avança alors vers toi et t'embrassa, en réponse au baiser auquel il n'avait pas répondu précédemment. Il recula ensuite son visage du tien, te caressant doucement la joue gauche.

- "Je pense que tu es prête pour aller conquérir cette épée."

_________________
Image


Haut
 

 Sujet du message: Re: Les habitations
MessagePosté: Lun 8 Oct 2012 20:05 
Hors ligne
Avatar de l’utilisateur
 Profil

Inscription: Mar 6 Déc 2011 21:59
Messages: 512
Localisation: Tulorim
En ouvrant les yeux j’ai juste le temps d’aperçevoir un mur de glace qui se dissipe aussitôt. Mon amour n’avait rien, Sithi soit louée ! Il se met à applaudir, ce que je ne comprends pas vraiment. Même si j’ai réussi tant bien que mal le sort qu’il me commandait, j’ai dû le blesser non ? Non… Visiblement pas.

Il s’approche de moi et m’embrasse. Il répond au baiser que je lui ai donné avant de l’attaquer. Il me dit cependant que je dois me concentrer plus sur la magie d’eau qu’il y a en moi et je compte bien retenir ce conseil. Après tout, il n’y aura pas toujours une fontaine pour m’aider !

Son baiser est doux et tendre. Après mon effort je m’en délecte délicieusement. Je l’encourage à continuer en y répondant avec passion. Cependant il cesse notre baiser pour me dire ce que je voulais entendre depuis le début : je suis fin prête à aller chercher cette épée de dingue !


« Nous irons, ensemble chercher cette arme ! Je ne veux plus te quitter ! »

Sur ces mots je l’embrasse fougueusement avant de me lever et de lui tendre la main comme pour lui dire que je suis prête à affronter tous les dangers à ses côtés !

_________________
Image
Un grand merci à Dame Itsvara pour la signature




Dernière édition par Elylia le Ven 30 Nov 2012 10:42, édité 1 fois.

Haut
 

 Sujet du message: Re: Les habitations
MessagePosté: Mar 9 Oct 2012 18:35 
Hors ligne
Admin
Avatar de l’utilisateur
 Profil

Inscription: Sam 13 Aoû 2011 11:13
Messages: 3843
Localisation: Niort
Dirigé d'Elylia


Eroma ne peut que sourire devant ta volonté sans faille pour récupérer cette arme. Cependant et cela contre toute attente, il lâche ta main.

- "Ne t'inquiète pas, je vais chercher mes affaires, je n'en ai pas pour longtemps. Attends-moi là."

Aussitôt il disparait par la porte par laquelle vous étiez arrivés quelques minutes plus tôt. Tu ne devras pas attendre bien longtemps car tu pourras le voir réapparaître avec le reste de son équipement, te faisant signe de la main de le rejoindre près de la grande porte de la cours.

- "J'ai pris des nouvelles d'Hyros en passant, il va mieux mais il a encore besoin de se reposer pour le moment. Maintenant suis-moi."

Il ouvrit la porte qui donnait sur les rues et se mit immédiatement en route vers les portes de la ville.


La suite ici.

_________________
Image


Haut
 

 Sujet du message: Re: Les habitations
MessagePosté: Dim 14 Oct 2012 20:10 
Hors ligne
Avatar de l’utilisateur
 Profil

Inscription: Jeu 20 Sep 2012 05:43
Messages: 16
Localisation: Kendra Kâr
Le soldat habitait un petit abri un peu à l'écart des quais. En entrant, il posa son équipement sur une table branlante et s'assit sur la couchette rudimentaire qui était placée dans un coin de la pièce avant de prendre la parole.

-Depuis trop longtemps je sers la milice kendranne, on dirait que notre petit affrontement d'aujourd'hui vient de mettre un terme à ma carrière... Tu as des compétences en escrime, j'ai une petite affaire à régler à Kendra Kâr.

Je le vis sortir de sa poche une pierre rouge grosse comme un oeuf.

-Je dois donner ça à un homme nommé Lucius " Poigne-de-fer". En vérité, c'est un trafiquant d'armes recherché par la milice, je compte le capturer. Je me suis arrangé pour pouvoir entrer en contact avec lui grâce à ce rubis. J'aimerais un homme de ta trempe pour m'accompagner, qu'en dis-tu?

Déjà, j'échafaudais un plan dans ma tête. Il était loin d'être parfait, il me faudrait le peaufiner un peu mais, dans l'ensemble, ça pouvait marcher. Je me saisis de la gemme lorsqu'il me la tendit et j'observai un moment les reflets de la lumière sur sa surface écarlate. J'en détachai finalement mon regard et me dirigeai vers la porte. Alors que je m'apprêtais à sortir, le soldat m'interpella:

-Au fait, je m'appelle Viktor.

-Et moi, Ectalion.

Et je franchis le seuil pour m'aventurer dans les rues de la ville.

_________________
Ectalion, Voleur issu des Phalanges de Fenris


Haut
 

 Sujet du message: Re: Les habitations
MessagePosté: Dim 14 Oct 2012 20:33 
Hors ligne
Avatar de l’utilisateur
 Profil

Inscription: Jeu 20 Sep 2012 05:43
Messages: 16
Localisation: Kendra Kâr
Je frappai à la porte de la maison de Viktor. Il me fit entrer et je lui racontai ma conversation avec le vieil homme.

-Il doit être un des employés de Lucius. Il engage des gens pour faire la promotion de ses produits. C'est un immense réseau clandestin, et c'est la raison pour laquelle nous devons l'arrêter. Crois-le ou non, son trafic va jusqu'à Tulorim et il a même des clients à Lebher. Tu veux manger quelque chose ?

J'acquiesçai distraitement, un peu inquiet de m'engager dans une affaire aussi grosse. Je m'attendais à un petit criminel, pas à un bandit de renommée internationale. Viktor m'apporta un peu de viande avec des légumes cuits à la poêle. Je fus surpris que ce repas, pourtant frugal, soit aussi bon, et je le lui fis remarquer.

-Quand on vit depuis aussi longtemps que moi avec presque rien, on apprend à faire beaucoup avec peu.

-Voilà des paroles fort sages, mon ami.

-Pour une fois que je dis quelque chose qui le soit... Je me rends compte, maintenant, que, toute ma vie, je n'ai fait qu'obéir aux ordres. Je n'ai jamais pris la moindre décision! Et le pire dans tout ça, c'est que je ne m'en étais jamais rendu compte. J'avais toujours été fidèle à mes engagements, je n'avais jamais accepté le moindre pot-de-vin avant aujourd'hui. Tu sais, ce n'est pas tant à cause du montant que je t'ai aidé, mais plutôt à cause des possibilités que cela m'offrait. J'ai compris que, si tu essayais de me soudoyer, c'était parce que tu savais que ça marchait souvent, que les gardes en général étaient si corrompus qu'on peut faire n'importe quoi si on a de l'argent. Tu m'as ouvert les yeux, et je t'en suis très reconnaissant. À propos, je crois que ça t'appartient.

Il sortit 10 yus de sa poche et les mit sur la table. Je les pris et les rangeai dans ma bourse. Alors que je finissais mon repas, Viktor me montra une couchette qu'il avait aménagée dans un coin.

-Tu peux coucher là, si tu veux. Ce sera toujours plus confortable que sur un banc, n'est-ce pas?

Nous nous esclaffâmes avant de nous mettre au lit.

-Je te réveillerai vers minuit.

Je ne l'entendis qu'à moitié, le sommeil m'emportant déjà.

_________________
Ectalion, Voleur issu des Phalanges de Fenris


Haut
 

 Sujet du message: Re: Les habitations
MessagePosté: Sam 20 Oct 2012 16:59 
Hors ligne
Avatar de l’utilisateur
 Profil

Inscription: Dim 15 Avr 2012 10:12
Messages: 23771
Localisation: Le monde d'Aliaénon
Le garçon avança dans le vestibule comme un condamné. Ça ne s'était pas très bien passé avec ses derniers parents, comment ça serait avec ceux là ?
Il décida de leur faire face bravement, petite chose maigrelette noire et blanche face à une femme deux fois plus large que lui et un homme qui devait mesurer vingt centimètres de plus. La femme prit la parole la première, d'une voix un peu tremblante mais déterminée :

« Hé bien, Azra, j'espère que tu te sentiras bien avec nous. J'imagine que ça doit être un peu perturbant pour toi, mais soit sûr que nous feront notre possible pour que tu te sentes chez toi. »

« Euh... ouai. »

« Tu veux venir voir ta chambre ? »

Il hocha la tête. La femme, qui répondait donc au nom de Madeline, l'emmena vers l'étage de la maison tandis que son époux se retirait sans rien dire.
Une fois dans la chambre, Azra eut naturellement le droit à l'exposé de tous les souvenirs laissés par le fils de la famille. Le lit avait l'air confortable et il se sentait tellement dépassé qu'il ne pensait qu'à une chose, s'évader par une petite sieste.

« Je pourrais dormir un peu ? » demanda-t-il timidement.

« Bien sûr ! Je te laisse... »

Elle partit en fermant la porte derrière elle. Azra s'assit sur le lit et prit d'abord le temps de faire un nouvel inventaire de ses affaires. Tout était bel et bien là. Il caressa doucement le bracelet de Phaïtos. Il lui sembla un instant qu'une lueur rouge passait dans les yeux du corbeau, mais quant il y regarda de plus prêt, ce n'était que des gravures dans le métal. Pas de pierre précieuse, donc impossible d'y trouver un reflet. Il n'y pensa plus, glissa la sacoche sous le lit et s'endormit tout habillé.

Il fut réveillé quelques heures plus tard, c'était l'heure du déjeuné. Le repas fut délicieux, ce qui était mauvais signe : trop de plaisir laissait présager que quelque chose d'atroce allait bientôt survenir.
Parion semblait moins ravi que sa femme mais avait l'air d'un homme plutôt placide, Azra ne s'en inquiéta donc pas.

L'après midi fut consacré au bain.
Le jeune homme avait de la peine à se faire à l'idée qu'un après-midi puisse ne rien contenir de plus important. Normalement, l'après-midi se consacrait à chercher une source de revenue pour le repas du soir, où à déambuler dans les rues en s'ennuyant. Qu'un bain puisse être une chose naturelle déclenchée par un « Allons, mon garçon, il va tout de même falloir te laver. », lui paraissait complètement hors de la logique du monde.

En fait, il comprenait plus que jamais que le monde se décomposait en plusieurs 'sous-mondes', et que les gens qui vivaient dans des 'sous-mondes' différents étaient tout simplement incapable de se comprendre. D'ailleurs, il ne comprenait pas trop ces gens qui passaient maintenant une vie oisive, sans avoir besoin de travailler. Quand il demanda explication de cela, Parion haussa les épaules :

« Allons donc, tu ne sais donc rien ? Nous avons travaillé toute notre vie, alors maintenant, nous vivons de notre retraite. »

Il raconta comment cela fonctionna, ce qui dérouta encore plus Azra. De l'argent qui tombe du ciel ? Comme ça ? Pour une fois, il comprenait pourquoi tant de gens voulaient intégrer la société plutôt que de rester libre à sa marge. A sa décharge, précisons que ce système n'existait que pourles gens assez aisés et dans les grandes villes.
Il se résolut à aller prendre son bain sans plus se poser de questions.

« Profites en pour te débarrasser de cet affreux objets à ton poignet. » précisa la femme.

Cela lui fit l'effet d'un choc électrique.

« Il est à moi ! Je le garde ! »

« Mais enfin, c'est laid ! Un garçon normal ne porte pas ce genre de choses... »

« Je ne suis pas un garçon normal ! Et j'ai le droit de porter ce que je veux ! De toute façon, je ne peux pas l'enlever. »

Il se retira en fulminant pour aller se laver, même si ce n'était pas facile étant donné qu'il ne pouvait retirer son gantelet à cause du bracelet. Une fois correctement récuré (ou partiellement désencrassé, au choix), son humeur s'améliora. Madeline vint lui demander des excuses et lui proposa de lui expliquer ce qu'était ce bracelet.
Bizarrement, Azra ne se sentit pas beaucoup plus rassuré par cette approche. Expliquer que c'était un bracelet magique du dieu de la mort qui s'était refermé sur son poignet parce que ledit dieu avait un béguin pour lui ou il ne savait quoi risquait de ne pas être la meilleurs solution.
Il se contenta donc de raconter que ce bracelet lui avait été mis enfant et que, comme il avait grandis depuis, il ne pouvait plus l'enlever. Une explication rassurante, du moins il l'espérait.
Ses explications furent acceptées avec un certain enthousiasme, il put donc terminer sa journée dans l'oisiveté.

Le soir, tandis que le jeune homme dégustait une soupe comme il n'en avait jamais mangé, Parion demanda :

« Alors, qu'est-ce que tu veux faire, maintenant que tu es avec nous ? »

La question était si soudaine qu'Azra ne sut quoi répondre.

« Allons, laisse le tranquille le temps qu'il s'acclimate. » soupira Madeline.

Pas question de laisser qui que ce soit prendre sa défense ! Il lança :

« Vous voulez que je travaille ? Je me doutais bien que je devais vous servir à quelques chose... »

« Il n'est pas question de servir à quelque chose, mais d'étudier, d'apprendre ton futur métier. »

Encore une discussion qui s'annonçait difficile à comprendre... et riche en promesse d'emprisonnement dans une société qu'il n'aimait pas. Il réfléchit, que pourrait-il faire ? Magicien noir serait mal vu mais... peut être pourrait-il...

« J'aimerais bien apprendre la magie... »

Madeline et Parion manquèrent de s'étouffer :

« Nous n'avons pas les moyens pour ça ! » s'exclama la femme.

« Mais je voudrais apprendre à mieux lire ! J'ai déjà lu des trucs magiques ! »

Ils se regardèrent, Parion semblait sur le point de faire une remarque acerbe, mais Madeline le coupa :

« Vouloir apprendre à lire est une préoccupation tout à fait honnête. Si tu veux, nous te paierons quelques entrées à la bibliothèque. »

Ils tombèrent d'accord là-dessus et le repas se finit dans une ambiance calme et détendue qui réjouit le garçon. Le principale problème de sa situation était le fait qu'il aurait du mal à étudier convenablement la magie. Mais il trouverait bien des livres portant sur la magie à la bibliothèque de Kendra Kâr !

Il partit ensuite se coucher. Sa première journée en famille d'accueil se finissait plutôt bien. Il essaya tout de même de se préparer à la prochaine catastrophe... Que lui réservait le lendemain ? Il n'en avait pas la moindre idée et s'endormit bien vite.

Le lendemain...

_________________
Image

Merci et à Inès pour la signature
et à Isil pour l'avatar!
Le thème d'Azra
David le nerd


Dernière édition par Azra le Ven 26 Oct 2012 15:31, édité 2 fois.

Haut
 

 Sujet du message: Re: Les habitations
MessagePosté: Lun 22 Oct 2012 17:18 
Hors ligne
Avatar de l’utilisateur
 Profil

Inscription: Dim 15 Avr 2012 10:12
Messages: 23771
Localisation: Le monde d'Aliaénon
Azra se leva en baillant. Ce lit était trop confortable, il allait falloir qu'il dorme par terre s'il ne voulait pas se ramollir. Enfin, pas tout de suite. Un peu de repos et de confort ne ferait pas de mal pour quelques jours...
Il descendit prendre son petit déjeuné. Il était le premier levé et ne savait pas trop où trouver les aliments, mais en fouillant un peu, il arriva à s'assembler un repas correcte.
Ses nouveaux 'parents', ça lui faisait bizarre de les appeler comme ça, descendirent à leur tour, un peu surpris de constater qu'il avait sortit plein de choses des placards. Pensant qu'il avait voulut mettre la table pour eux, alors qu'il avait juste mis la cuisine sans dessus dessous en tentant de trouver à manger, il le remercièrent chaudement. Il se sentit rougir.

Ensuite, pendant qu'ils mangeaient, il fit le tour de la maison, qu'il ne connaissait pas encore très bien. Il y avait un beau salon avec une cheminée. Sur des meubles, se trouvaient tout sorte de souvenirs et une table était ornée d'une nappe un peu vieille mais bien décorée, avec des fleurs.
Il se laissa tomber sur une chaise avec un coussin et savoura l'instant présent.

Il fut néanmoins tiré de sa rêverie par le bruit de quelqu'un qui frappait à la porte. Madeline se précipita aussitôt. C'était un grand échalas envoyé par la juge Saferine, qui venait savoir si tout s'était bien passé jusque là. À la plus grande déconvenue du jeune homme, il s'intéressa surtout au couple et ne prêta qu'une oreille rapide à ce qu'il avait lui-même à dire. Bon, en même temps, il n'avait rien à dire, mais quand même...
L'homme repartit en précisant qu'il faudrait signaler tout problème.
Comme ils avaient parlé de la possibilité de faire visiter la bibliothèque à Azra, et que l'homme avait approuvé, ils se dépêchèrent de lui donner un peu d'argent et un plan pour ne pas qu'il se perde. Pfff... alors qu'il connaissait les rues sûrement mieux qu'eux ! Surtout dans ce quartier. Il était déjà passé devant la bibliothèque...

Il les remercia tout de même. Puis, il sortit de la maison pour se diriger vers la bibliothèque. Il avait la moitié de la ville à traverser, autant se dépêcher s'il voulait avoir le temps de faire quelque chose avant l'heure du déjeuné.

Les lords nécromants

_________________
Image

Merci et à Inès pour la signature
et à Isil pour l'avatar!
Le thème d'Azra
David le nerd


Dernière édition par Azra le Jeu 25 Oct 2012 20:12, édité 1 fois.

Haut
 

 Sujet du message: Re: Les habitations
MessagePosté: Mer 24 Oct 2012 14:09 
Hors ligne
Avatar de l’utilisateur
 Profil

Inscription: Mer 28 Oct 2009 19:58
Messages: 150
Je parcours les rues de la cité de lumière, le regard des personnes est toujours rivé sur moi, mais maintenant j’ai l’impression qu’il glisse comme l’eau sur une feuille de cerisier. Anyndra reste autour de mon cou, elle donne l’impression que j’ai un collier de poils. Je lui gratouille la tête avec la pointe d’une de mes griffes. Je l’entends faire un bruit plutôt étrange pour un furet, on dirait une espèce de caquètement.

( Mon trésor, il s’agit d’un pout pout. C’est ainsi qu’un ou une furette montre qu’il ou elle est heureuse. Tu dois bien te douter qu’une attention aussi gentille me donnerais du plaisir.)

Je souris en pensant à sa phrase, elle est une bien étrange créature. C’est quand même dingue l’amour qu’elle a pour moi, comme si j’avais quelque chose en moi qui agissait sur elle comme le grateron. Je demande mon chemin vers les bas quartiers à quelques personnes. Ces dernières me regardent de façon plutôt étrange comme si j’étais un voleur ou un brigand. Je m’attends au pire en arrivant là-bas, j’ai peur que ce soit ce que l’on pourrait appeler un nid de vipères.

( Tu as déjà vu que les quartiers les plus pauvres étaient les plus recommandés ?)

En effet, il est rare que ces endroits soient très fréquentables, mais beaucoup de personnes, qui y vivent, ont plus de cœurs et de tolérance que les autres. Une personne accepte enfin de m’indiquer l’endroit. Il se situe proche des docks, je n’ai qu’à continuer tout droit et ensuite de me servir de mon odorat pour finir. Je pense que je verrais la pauvreté aussi.

Plus j’avance plus je sens l’odeur de l’eau dans l’air, je m’approche à grands pas de ce que je cherche depuis le début. Je regarde les constructions autour de moi, elles sont de plus en plus délabrées sans compter que certaines ont des portes enfoncées, détruites. Il s’agit sûrement de voleurs qui ont voulu pénétrer pour voler les maigres ressources de ces personnes. Les habitants sont habillés avec des haillons, ici on ne me regarde pas avec mépris, mais avec envie vu l’état quasiment neuf de mes vêtements. Je vois des adultes recouverts de crasses et de croûtes de sang séchés sur les parties de leurs corps que je peux observer. Les enfants, qu’en a eu, sont recouvert de bleus et semblent tous très craintif.

( Jamais un enfant devrait vivre dans la peur. Il devrait jouir de la vie et s’amuser à longueur de journée. Ce lieu devrait résonner de leurs rires et de leurs cris de joie, mais ce n’est pas le cas. C’est triste, pourquoi les gens ne partent pas ailleurs ?

Très triste mon trigrounet adoré. Mais on ne peut pas sauver tout le monde et il y aura toujours des riches et des pauvres. Tu es un vagabond, tu n’as pas de chez toi ou plutôt tu n’as plus de chez toi. Ils sont nés ici, ils vivront ici et très certainement mourront ici même si la vie est difficile.)

Elle a raison, je n’ai pas d’attache surtout dans ce monde. Je vis comme un nomade et je ne me vois pas changé de vie pour le moment tant que je n’ai pas retrouvé mon monde. Je vois un homme entrain de réparer sa porte, je m’approche de lui et propose mon aide.

Excusez-moi, je pourrais peut-être vous aider à refaire cette porte et même en faire une plus solide si vous voulez.

L’homme s’arrête et me regarde avant de rire. Il en a des larmes aux yeux, je ne vois pas ce qu’il a de drôle dans ma proposition. Il me répond :

Vous croyez que je vais me faire avoir comme ça. J’suis sûr que vous êtes pas foutu d’utiliser correctement vos dix doigts et surtout je n’ose imaginer la somme que ça me coûtera.

Pas un seul sou monsieur. Je veux juste me rendre utile pour les délaissés de Kendra Kar. Je pense que vous êtes la force de cette ville et que l’on ne devrait pas vous traiter comme en ce moment.

Je peux comprendre la peur de cette personne, ils ont l’habitude de vivre sous l’oppression des brigands, des voleurs et certainement d’autres personnes bien plus vils. Je me dois de commencer par aider cet homme.

Ecoutez, je vous propose de vous laisser ma veste ainsi que mon épée en signe de gage de ma sincérité. Si vous voyez la moindre entourloupe de ma part vous pourrez vous sauver avec n’est-ce pas ?

(Heu mon amour, je ne remets pas en question tes actions, mais trouves-tu cela bien prudent de lui laisser ton épée ?

Ne t’inquiète pas pour moi Anyndra, je devrais y arriver sans aucun problème.)

Elle finit par me dire qu’elle espère que je savais ce que je faisais. Je pense savoir du moins je l’espère. Je retire le fourreau que je porte à la taille et le donne à l’homme puis je retire ma veste en croisant mes bras pour attraper le bas de celle-ci. Je les décroisse en remontant, je dévoile ainsi ma musculature et ma fabuleuse toison.

( Mon tendre et doux, tu es resplendissant, attirant et désirable dans cette tenue. Tu transpire la bestialité grrrrrr.

L’homme m’indique où trouver des planches pour sa porte. Je m’y dirige donc, les passants me regardent étrangement, ils n’ont peut-être jamais vu un woran torse nu. J’arrive là où se trouvent les planches, j’en prends une dizaine d’une longueur de deux pas et les soulève aisément pour les installer sur mon épaule. Mes muscles sont tous gonflés à bloc, j’entends Anyndra exalté de joie au même moment.

Je retourne rapidement près de l’homme et pose les planches à l’intérieur de chez lui. Je peux voir une nouvelle fois la misère qui touche ce lieu. La cuisine ne comporte qu’une simple cheminée, une table en bois plutôt bancale et âgée vu le nombre de trou dessus et enfin des rondins comme banc. Il ne semble pas y avoir de stock de nourriture ou très peu. C’est complètement dingue de voir ça.

L’homme me donne un marteau et des clous afin que j’assemble la porte avec lui. A chaque coup de marteau porté, je me sens envie d’un sentiment de devoir accompli. Les passants nous regardent travailler, certains s’approchent même pour demander qui je suis et à chaque fois je dis :

Enchanté, je m’appelle Hawk. Je suis un humble woran qui cherche à aider son prochain. Je suis ce que vous appelez un guérisseur et donc si quelqu’un a besoin d’aide ensuite, je me ferais une joie de venir chez lui.

Je me sens utile pour la première fois de ma vie. Les personnes me rendent mon sourire et sa me réchauffe le cœur.

( Tu es tellement bon quand tu travailles mon amour, c’est normal que les gens te donnent un si grand sourire.)

Une fois la base de la porte finit, je lui propose de renforcer la porte en ajoutant de l’acier. Ce dernier me dit qu’il n’a pas les moyens de se payer ce type de matériaux. Je lui propose donc d’utiliser les chutes de bois afin de faire des renforts en les plaçant dans l’autre sens. L’homme approuve et nous nous exécutons. Une fois terminé, nous reposons la porte à sa place. Le propriétaire me remercie et me rend mes affaires. Je sors quelques yus de ma bourse et lui donne pour qu’il puisse nourrir sa famille.

Je remets mes affaires et me dirige vers une maison où il y aurait une personne de malade.

_________________

Image




Haut
 

 Sujet du message: Re: Les habitations
MessagePosté: Jeu 25 Oct 2012 17:40 
Hors ligne
Avatar de l’utilisateur
 Profil

Inscription: Dim 15 Avr 2012 10:12
Messages: 23771
Localisation: Le monde d'Aliaénon
C'est au bord de l’asphyxie que l'étourdi arriva chez lui. Madeline était visiblement très inquiète, et même proche de la crise de nerf.

« Oh ! Azra où étais-tu passé ? »


« Euh... je... je n'ai pas vu le temps passer. »

Avant qu'il ne puisse faire un mouvement de protection, il se trouvait enserré dans des bras affectueux. Il se débattit mollement contre cette attaque envers sa personne.

« Je t'aime Azra. »

Allons bon, voilà que le cauchemar commençait. Ne comprenaient-ils pas qu'il était trop minable pour mériter ça ? Ces gens étaient-ils aveugles ?

« Mais on se connait à peine... » tenta-t-il de se défendre.

Il est sans doute heureux qu'il ai dit ces mots si bas qu'elle ne les avait pas entendu. Il put donc manger son déjeuner sans se noyer dans un océan de larmes, avant de partir se reposer dans sa chambre. Ça avait du bon de flemmarder.
Le soir, bien sûr, il fut tenu d'expliquer ce qu'il avait lu de si passionnant et il se contenta de parler de l'histoire d'un groupe de magiciens, histoire qu'il inventa en grande partie.
Parion n'était pas très satisfait et lui fit savoir qu'il faudrait aussi qu'il pense à chercher un travail et que ce n'était pas la lecture qui le ferait vivre. Ce commentaire déplut fortement au jeune homme. On ne pouvait pas vivre de la connaissance ? Pourtant, qu'y avait-il de plus important au monde ?

Il partit se coucher avant de devenir grossier.

Le lendemain, il se leva en se demandant de quoi serait faite sa nouvelle journée. Ce fut finalement assez simple. Il alla s'entrainer à la lecture à la bibliothèque, puis rentra manger, cette fois ci à l'heure. L'après-midi, il le passa à la maison, et tout indiquait qu'il allait s'ennuyer à nouveau. Il n'en fut pourtant rien car quelque chose de surprenant eut lieu.

Il faisait le tour de la maison avec une sensation croissante d'ennui et d'enfermement. Comment pouvait-on passer sa vie dans un espace aussi confiné ?
Voyant ses airs d'âme en peine, Madeline entrepris de l'occuper en lui racontant l'histoire des souvenirs sur les meubles et la cheminé. C'était épouvantablement ennuyeux. Chandakar en gémissait, démontrant qu'il y avait des choses que même un mort-vivant ne peut supporter.
Mais ils arrivèrent alors devant une grosse bague noire. Il s'agissait d'un objet à la fois beau et sinistre, fait d'un métal qui semblait littéralement absorber la lumière. C'est tout juste s'il parvenait à y distinguer une forme, celle d'un anneau avec ce qui devait-être un scarabée, ou peut-être tout autre chose.
Mais déjà, l'ombre de l'objet l'engloutissait, submergeait et annihilait ses sens en une vague silencieuse évoquant les fluides de l'ombre.

Car il était dans l'obscurité. Au milieu de montagnes de trésors, d'or et de joyaux, de statues et de bijoux, et il en était lui même recouvert. Mais il n'accordait que peu d'importance à tout cela, les livres qui faisaient plier les vieilles étagères décrépites étaient bien plus précieux que toutes les richesses.
Il tendit une main squelettique, spectre pâle dans les ténèbres de la grotte, et contempla sa bague, une chevalière d'olath, des fluides d'ombre cristallisés. Elle n'avait que peu de pouvoirs au vu de sa puissance actuelle, mais elle revêtait une valeur particulière : c'était le premier objet magique qu'il avait créé.
Il aurait soupiré s'il avait encore eu des poumons, mais en fait il avait presque fini par oublier ce que c'était que d'avoir des organes.
C'était triste mais il devait le faire. Et il ne devait pas porter d'olath sur lui pour que le rituel fonctionne. C'était la première fois qu'il allait se séparer de sa chevalière.
Mais il devait accomplir ce rituel. Il ne savait pas vraiment pourquoi, il espérait que c'était par désir de vengeance et non par un quelconque sentiment de culpabilité.

« Tu m'as vaincu une fois, Tal'Raban, mais peu importe les dons que tu crois m'avoir soutiré, lorsque je reviendrais de ce voyage, les dieux eux-même trembleront ! »

Il déposa précautionneusement la bague sur une table recouverte de fioles et de parchemins, il n'avait même pas pris le temps de remettre de l'ordre dans ses affaires.
Puis, il s'avança dans le sarcophage et s'allongea dedans.
Pendant un temps, il ne fit que vérifier que tout était prêt et que les formules étaient en ordre dans sa tête. Puis, sa voix commença à fredonner, petit insecte vrombissant grossissant vers le vol du condor jusqu'à devenir un aynore rasant la forêt.
La voix claqua comme la rocaille dévalant les collines de Nosvéris dans un vent de tempête ou les volcans furieux de Charlùm crachant le souffre et la fureur, et bientôt, une colonne de ténèbres s'éleva, ondulante dans les ombres de la crypte secrète.
Un hurlement d'agonie retentit, le hurlement de celui qui meure pour la deuxième fois, conscient qu'à nouveau, sa résurrection serait un grand pas vers la grandeur. Un pas qui, cette fois-ci, n'aurait pas pour seul but d'éteindre une pourtant inextinguible soif de grandeur.
Son âme s'arracha et bondit à une vitesse inimaginable vers les autres mondes, ceux qui se cachaient au delà des étoiles...

… il se réveilla dans son lit.
Madeline était à côté de lui. Dès qu'il ouvrit les yeux, elle se précipita :

« Ô Gaïa ! Que j'ai eu peur ! Le médecin avait dit que tu avais juste fais un malaise mais... »

« Que... qu'est-ce que... »

Azra n'arrivait pas à parler, il avait la bouche pâteuse.

« Tu as juste eu un étourdissement... »

Il l'entendait à peine. Il avait atrocement mal au crâne, au point que des larmes perlaient à ses yeux. Chandakar poussait une étrange chanson dans sa tête, semblable au cri par lequel, avait cru comprendre le jeune homme, il s'était arraché à son corps pour un voyage dont le retour allait se faire dans sa propre personne.
Pour tenter de le faire taire, et aussi par curiosité, il demanda :

(Cette bague est-elle vraiment à toi?)

(Elle est à moi ! À moi ! Mon trésor, oui, mon trésor !)

(C'est impensable, que ferait-elle ici?)


(Elle est revenu à moi ! Mon trésor!)

Azra comprit qu'il n'en tirerait rien d'autre, il se contenta de demander vaguement de quoi apaiser sa migraine. Le reste de la journée se passa au lit, à vomir régulièrement et à gémir énormément.
De temps à autre, il avait l'impression de replonger dans un délire étrange dont le souvenir s’effaçait très vite. Mais si seulement les maux de tête pouvaient s'effacer aussi !

« Où avez-vous trouvez cette bague ? »

« Au marché, un vendeur disait qu'elle était faite d'une substance magique mais je ne le crois pas. Cependant je l'ai prise car je trouvais que c'était une curiosité... »

« Elle... est magique. Elle ne vous était pas destiné. »

Puis, il sombra à nouveau dans le néant, remarquant juste avec une horreur vite dissipée dans les brumes de l'inconscience que ce n'était pas lui qui avait parlé.
Il ne se réveilla que le soir, pour aller manger.

Naturellement, Madeline lui demanda ce qu'il avait voulu dire mais il assura ne se souvenir de rien. Il avait mal au ventre et n'avait pas fin. Il devinait qu'il avait refait une crise comme il y a quelques jours, en chemin vers la tour de thaumaturgie.
Parion n'avait pas l'air très content et laissa entendre qu'il ne faisait que se rendre intéressant. D'un sens, cela rassura Azra : voilà au moins quelqu'un en accord avec sa vision du monde. Quelqu'un qui le détestait, et qu'il pouvait détester en retour.

Il partit se coucher et fit des rêves où il voyait un corbeau et tentait de courir vers lui, mais toujours, il finissait aspiré par un tourbillon de flammes vertes.

Retour vers les ténèbres

_________________
Image

Merci et à Inès pour la signature
et à Isil pour l'avatar!
Le thème d'Azra
David le nerd


Dernière édition par Azra le Sam 27 Oct 2012 14:40, édité 2 fois.

Haut
 

 Sujet du message: Re: Les habitations
MessagePosté: Jeu 25 Oct 2012 18:25 
Hors ligne
Avatar de l’utilisateur
 Profil

Inscription: Dim 15 Avr 2012 10:12
Messages: 23771
Localisation: Le monde d'Aliaénon
Le lendemain, il partit lire des extraits de textes de théorie magique. Il n'y comprenait pas grand chose et avait de toute façon du mal à se concentrer. Les confusions entre lui et Chandakar se multipliaient et il ne savait parfois plus vraiment qui il était.
Les jours suivant passèrent donc dans une brume étrange d'incompréhension.
Un soir, Madeline vint s'asseoir sur le rebord de son lit. Il était à nouveau fiévreux.

« Un inspecteur du haut magistrat est venu pour savoir si ça se passait bien. J'ai dis que tu étais malade... »

Il ne répondit rien.

« Tu n'es pas bien, ici... »

C'était presque une affirmation. Il ne répondit rien non plus. Il ne savait pas s'il était bien. Il aurait voulu être bien mais... ce n'était pas sa vie. Il demanda :

« Pourquoi vous vous inquiétez de moi, comme ça ? »

« Mais parce que j'ai accepté de te prendre pour fils. J'ai des obligations, maintenant. »

« Vous ne savez même pas qui je suis. Si je vous disais que j'avais tué quelqu'un par le passé ? Que diriez-vous ? »

« Je refuserais de la croire. »

Il sentit des larmes perler de ses yeux.

« C'est pourtant vrai. J'ai tué des gens pour survivre. Je suis un monstre, vous comprenez ? Je vous ai dit que je voulais apprendre la magie mais en vérité, je pratique déjà la magie noire. Que dites-vous, maintenant ? »

« Non ! »

« Je me suis retrouvé en prison parce que j'ai fais une overdose de fluide de l'ombre, de magie noire, si vous préférez... Et tout ceci ne représente rien par rapport à la vérité de ce que je suis. Savez-vous que presque tout ceux qui m'ont fréquentés sont mort, souvent à cause de moi ? »

« Tais-toi ! »

Sans l'écouter, il montra son gantelet :

« Cette arme, je l'ai eu de la première personne qui a cru en moi. Une aventurière du nom de Sélénia. Elle est morte peu de temps après. »

« C'est faux ! »

« Renier la vérité ne l'empêche pas d'être vrai ! Et je ne veux pas qu'il vous arrive des malheurs à cause de moi ! Votre mari a compris, lui, que je n'étais pas quelqu'un de fréquentable... Que dites-vous, maintenant ? »


Elle resta silencieuse, en larme. Puis, elle murmura :

« Parion à peur de toi, mais moi je préfère voir tes actes présents. Tu n'as jamais rien fait de mal, chez nous. Tu as le droit d'avoir ta chance. Tu es mon fils, Azra, maintenant. Si tu veux partir... »

Il sursauta :

« Qui parle de partir ? »

Elle eut un pauvre sourire :

« C'est le genre de choses qu'une mère sent... Mais sache que Parion, même s'il ne le montre pas, t'accorde son estime. Ces derniers jours il me disais même qu'il faudrait trouver un moyen de te payer des études comme érudit car c'était visiblement ce qui te convenait au mieux... »

Il ne sut quoi répondre. Elle lui caressa doucement les cheveux :

« N'oublie pas. Tu auras toujours une famille ici. »

Elle se leva et parti sans qu'il puisse dire un mot tant sa gorge était serrée. Il se retrouva seul dans l'obscurité, car elle avait emmené sa bougie avec elle.
Il sombra dans un sommeil à nouveau hanté de rêves étranges.

Le monde était gris de désespoir. Noir d'incertitude.

« Incertitude ? ricana le crâne de flamme. Il n'y a pas d'incertitude. Tu dois partir, vivre ton destin. Tu es ma réincarnation, l'émissaire de ma vengeance... »

« Je n'ai pas à t'obéir ! »

« Pas à m'obéir ? Tu crois ça ? Voyons ce que tu dis de ça... »

Les flammes bondirent vers le jeune homme qui hurla.

« Cette fusion progressive de nos esprits n'était pas un problème... Elle est le signe de mon retour imminent ! Maintenant, l'heure est venue... »

Azra se débattit, tentant de la repousser, sans succès. Les flammes s’infiltraient en lui, cherchant à dévorer son âme pour y substituer un monstre.

« Tu tueras ces deux humains, ils sont devenu inutiles... »

« Non ! »

« Tu n'as pas ton mot à dire... Que... mais ?... »

Soudain, les flammes furent aspirées dans une marée de ténèbres et il disparut en grognant :

« Trop tôt... je m'y suis pris trop tôt... »

« Ouf, il était temps, j'ai faillit me laisser surprendre ! » s'exclama une petite voix.

« Qui... qui êtes vous ? »

Une voix grave et sinistre retentit, pourtant, pour une raison qu'il ne comprenait pas, il devinait qu'il s'agissait de la même personne.

« Qui veux-tu que je sois ? »

« Qu'est-ce que c'est que cette réponse ? »

Il tentait de remettre de l'ordre dans son esprit. Il avait encore un peu de mal à comprendre ce qui venait de se passer. Tout était allé trop vite. Il tenta d'analyser son environnement.
Toujours la même plaine grise, le même territoire désolé de son esprit. Il fit un effort de concentration et le ciel gris se remplit de trainées rouges.
Un corbeau vola vers lui, ombre sinistre surgit des limbes. Il se posa.

« Quel nom me donnerais-tu ? »


« Ben, je ne sais pas, moi... »

« Peu importe, sache que je suis là pour t'aider contre Chandakar. Ton destin est de le combattre, de satisfaire le dieu des morts en lui apportant enfin cette âme maudite et insolente. Pour accomplir cela, tu dois quitter Kendra Kâr, marcher vers la ville où tu pourras te préparer à accomplir ton destin. Quatre pas tu feras, quatre pas qui te mèneront à la grandeur ou à la déchéance, mais de cela, ton esprit seul décidera. »

Il y eut un moment de silence.

« Je n'ai pas compris... »

Le corbeau sembla décontenancé, ce qui indiqua qu'il devait vraiment l'être beaucoup.

« Bon, imagine que tu fais un pas, tu sais, pour marcher ? »

« Oui. »

« Et bien tu en feras quatre et... »

« J'espère qu'il me reste plus de quatre pas à faire dans ma vie ! »

Le corbeau ébouriffa ses plumes, puis s'envola en quelques battement d'ailes. Azra comprit qu'il l'avait vexé mais bon, il n'avait qu'à parler plus clairement !

« Où est-ce que je dois aller ? C'est quoi cette ville ? »

« Traverse les duchés des montagnes ! Va vers Omyre ! »

Et la voix disparue pour laisser place à Chandakar :

« Va vers Omyre, là s'accomplira notre destin. »

Le garçon se sentait partir à la dérive.

« Que s'est-il passé ? C'était toi, le corbeau ? »

« Le corbeau ? Quel corbeau ? Tu as dû délirer, c'est normal, mais rassure toi, ce n'est apparemment pas aujourd'hui que je briserais ton âme... »

Azra s'énerva :

« Tu es vraiment le pire salopard du monde ! Tu crois vraiment que je vais t'aider ? »

« Tu n'as pas le choix. »


Le feu follet sembla rire comme d'une bonne blague.

« Si tu restes, je trouverais un moyen de tuer ces humains, ne serais-ce pas cocasse ? »

Azra baissa les bras.

« Pourquoi es-tu comme ça ? »

Un rire hystérique lui répondit, un rire qui exprimait tout le mal du monde. Le garçon poussa un hurlement de rage et attaqua par surprise l'esprit du mort-vivant. Le crâne de matérialisa dans l'espace noir dans lequel il dérivait maintenant et il le frappa de toutes ses forces. Il eut la satisfaction de sentir la présence de son hôte s'éloigner.

Il se réveilla en sueur. Il avait réussi à le repousser, mais hélas, il devina que ce n'était qu'une question de temps avant qu'il revienne.
Et ce corbeau, qui était-il ? Qu'était-il ?
Pourquoi tout cela lui tombait-il dessus ? Il se prit la tête dans les mains et pleura. Apparemment, les jours heureux se terminaient...

Il finit par se lever, seul dans les ténèbres. Il alluma une bougie et rassembla ses affaires. Puis, il descendit et se dirigea vers la porte. Il pensait depuis le début qu'il n'était pas à sa place. Il se trompait. Il était à sa place, mais le destin l'empêchait de s'y installer.

Maudit soit Zewen.

Il se dirigeait vers la porte quand son regard accrocha la bague. Mu par une impulsion qu'il devinait venu de la part de Chandakar qui avait déjà partiellement fusionné avec lui, il se dirigea vers elle et la ramassa. Il la passa à son doigt et sentit les pouvoirs ténébreux de l'objet.
Puis, il prit un bout de papier, une plume et un encrier. Cette fois-ci, c'était sa part d'Azra qui s'exprimait. Il écrivit quelques bribes hésitantes, puis laissa le papier sur la table, à côté de la bougie qui terminait de se consummer.

Et il sortit dans la nuit, laissant ces seuls mots :

'Merci d'avoir cru en moi. Peut-être que je reviendrais. Ce jour là, j'espère que le monstre que je suis méritera des parents comme vous.'

Les ombres suivent...

_________________
Image

Merci et à Inès pour la signature
et à Isil pour l'avatar!
Le thème d'Azra
David le nerd


Haut
 

 Sujet du message: Re: Les habitations
MessagePosté: Mar 30 Oct 2012 16:26 
Hors ligne
Avatar de l’utilisateur
 Profil

Inscription: Jeu 18 Oct 2012 18:14
Messages: 28
Localisation: A prox. du Lac de Hymin
[Précédemment.]

Elle pensa que c’était toujours mieux que la rue pour se convaincre d’entrer, puis suivit l'homme à l'intérieur, ce dernier lui faisant signe de le suivre...

Ils pénétrèrent dans un petit hall d’entrée menant soit vers un escalier, soit vers un couloir, soit vers une porte. Le vieillard, qui n’était pas si vieux que ça, prit la direction du couloir, le longeant jusqu’au bout. Luli lui emboîtait le pas, observant silencieusement les tapisseries et autres tableaux qui ornaient les murs. Le tout était simple mais dans des tons plutôt sombres. Il ouvrit une porte et afficha un large sourire.

« Bonjour chérie, nous avons une invitée cette après-midi. Tu as encore une part de cette délicieuse tarte que tu nous as fait au dessert ? »

Luli, qui était à quelques mètres de la porte, ne voyait pas la chérie en question et était plutôt rassurée qu’elle ne finisse pas au fond d’une cave ou pire encore.

« Une invitée ? s’exclama la voix féminine. Tu manques à tous tes principes, présente-la moi donc, voyons ! »

L’homme leva les yeux en l’air tout en secouant la tête comme s’il était stupéfait de son oubli et lui répondit :

« Ah oui ! Où avais-je la tête ?! »

Il fit signe à Luli de s’avancer, chose qu’elle fit afin de se présenter à la dame en s’inclinant poliment. Sa femme était une jolie blonde d'une trentaine d'années. Ses cheveux soigneusement peignés formaient un chignon relevé tout en volume. Sa toilette d'un bleu opale s'accordait parfaitement avec son teint pâle. Son visage légèrement poudré et fardé affichait un air joyeux, ses fines lèvres s'étirant afin de former un ravissant sourire suite à la courbette de Luli.

« P’tite tête rousse, je te présente ma femme, Dolorence. Dolorence, je te présente… Mmh, quel est ton nom p’tite ?

-Luli.

-Voilà, je te présente Luli. Au fait, moi c’est Angus Monbagne.

-Quoi ? Tu invites des inconnus sous notre toit ? S’étonna sa femme. Puis elle porta son attention sur Luli, lui parlant avec un air plus tendre. Allons, je t’en prie, assieds-toi, je vais te servir une part de tarte. »

Les Monbagnes questionnèrent Luli autour de la tarte et lui présentèrent quelque peu la ville. Dolorence semblait apprécier le caractère poli et posé de la jeune fille, tandis que cette dernière remerciait Zewen de ne pas être tombée sur des dingues, trouvant même le couple tout à fait charmant. Angus et sa femme insistèrent pour que Luli reste dormir dans leur chambre d’ami le temps qu’elle le souhaitait. C’est ainsi qu’elle fut bel et bien redevable envers Angus et Dolorence Monbagne.

_________________


Haut
 

 Sujet du message: Re: Les habitations
MessagePosté: Mar 30 Oct 2012 19:14 
Hors ligne
Avatar de l’utilisateur
 Profil

Inscription: Jeu 18 Oct 2012 18:14
Messages: 28
Localisation: A prox. du Lac de Hymin
« Trèves de bavardages, Dolorence, peux-tu conduire notre invitée dans sa chambre ? Je suis pratiquement certain qu’elle souhaiterait se reposer. »

L’après-midi s’était déroulée paisiblement autour de la fameuse tarte et les trois avaient bavardé longuement. Luli était ravie de manger autre chose que des petits animaux crus et autres baies qu’elle avait pu attraper au cours de sa fuite.

Dolorence hocha la tête à la requête de son époux puis emmena Luli dans la dite chambre. Cette dernière était peinte en blanc et était meublée sommairement par un mobilier en bois foncé. Le lit semblait moelleux et les couvertures tout aussi blanches que les murs.

« Voici votre chambre, Mademoiselle. Si vous avez besoin de quoique ce soit, n’hésitez pas. Déposez vos vêtements sur le pas de la porte, je vous les laverai. Et, dans la commode vous trouverez tout un tas de vêtement, prenez ce qui vous va.

-D’accord, et encore merci pour tout Madame. Je ne sais pas ce que j’aurais fait sans vous et votre mari. »

Mme Monbagne se contenta d’hocher quelque peu la tête puis quitta la pièce, refermant la porte derrière elle. Luli déposa son arbalète près du lit puis fit le tour de la chambre et observa la vue depuis les fenêtres qui n’avait rien d’extraordinaire. En effet, fenêtres donnaient simplement sur les vitres des bâtiments voisins. Elle tira les rideaux de façon à rester dans la pénombre puis retira ses vêtements qu’elle plia sommairement. La jeune fille fouilla ensuite dans les tiroirs de la grande commode en bois massif. Elle jetait des coups d’œil sur des vêtements de toutes formes, tailles, qualités...

Elle finit par trouver une tunique blanche, sans fioritures, qui pouvait faire office de chemise de nuit. Elle l’enfila avec hâte et déposa ses vêtements devant sa porte, comme convenu. Une fois la tâche réalisée, Luli alla se glisser dans les couvertures afin de connaitre sa première vraie nuit de sommeil dans un lit depuis des jours et des jours...

*****


C’est le chaos. Tout est noir. Des cris : des bébés pleurent, des mères hurlent. Des chevaux galopent. Le bruit caractéristique des épées qui s'entrechoquent. Des barbares prêts à nous tuer. Tous sont terrifiés, je le sens. J’ai peur moi aussi. Il s’approche de moi, cachant sa panique du mieux qu’il peut.

« Père ?! Que se passe-t-il ? »

Ce n’est pas possible, il est mort. L’arbalète et quelques flèches.

« Luli, prend ça et si je t’ordonne de courir, tu t’exécutes sans te retourner ! Tu cours le plus vite et le plus loin possible ! Enfile aussi des vêtements chauds. »

Dehors, cachée dans la pénombre. Des flammes jaillissent de partout. Les langues de feu lèches les toits en chaume, brûlant tout sur leurs passages.

Contact de ma main dans la sienne qui m’apaise. Nous sommes invincibles, n’est-ce pas, Père ?
Je dois l’empêcher de mourir, l’entrainer avec moi dans la fuite.

« Cours, Luli ! Je t’en supplie, cours ! »

Contact rompu. Je veux rester avec lui. Je m’éloigne. Serais-je en train de courir ? Non ! Je dois rester ! Une fois à l’abri à l’orée du bosquet, j’observe.

L’épée le transperce, le sang jaillit, partout ! Le liquide écarlate se répand à perte de vue.
Je suis couverte de son sang !

« Oh non, non, non ! »


*****


« Oh non, non, non ! » Hurla Luli confuse à demi réveillée.

Elle ouvrit les yeux soudainement en prenant conscience que ce n’était qu’un rêve et se redressa pour regarder autour d’elle, encore quelque peu désorientée. Elle avait chaud et haletait comme si elle venait de courir réellement. Elle vérifia ses mains et fut soulagée l'espace d'un instant en les voyant immaculées.

« Oh non… Il est mort… » Soupira-t-elle avant de fondre en larmes. La rouquine se recroquevilla dans le lit en position fœtale et mit du temps avant de trouver un sommeil des plus agités...

_________________


Dernière édition par Luli le Mer 31 Oct 2012 12:57, édité 1 fois.

Haut
 

 Sujet du message: Re: Les habitations
MessagePosté: Mer 31 Oct 2012 12:54 
Hors ligne
Avatar de l’utilisateur
 Profil

Inscription: Jeu 18 Oct 2012 18:14
Messages: 28
Localisation: A prox. du Lac de Hymin
Au petit matin, Luli fût réveillée par Dolorence qui toquait à la porte. Elle se leva rapidement puis alla ouvrir, découvrant une Mme Monbagne des plus ravissantes. Ses cheveux formaient une cascade aux boucles d’or qui arrivaient jusqu’à sa taille. Elle portait une longue robe pourpre qui lui donnait une taille de guêpe. Luli se sentait ridicule face à tant de beauté.

« Habillez-vous, Angus souhaite s’entretenir avec vous après un bon bain et un petit déjeuner. Avez-vous bien dormi ? » S’enquit poliment la dame.

L’adolescente ne savait que répondre, ils l’avaient surement entendu cauchemarder. Elle haussa les épaules et dit : « Le lit était très confortable, mais j’ai connu sommeil plus réparateur.

-J’ai cru entendre ça, oui. Allez dans la salle de bain au fond du couloir, tout est près, je vous ai laissé une robe, j’espère qu’elle vous ira. »

Luli hocha la tête et se hâta de rejoindre la salle. Un peu plus tard dans la matinée, la jeune fille, désormais dans une toilette bordeaux, retrouva Angus dans le salon. Luli ne se sentait pas très à l'aise dans une tenue de dame, bien qu'elle ait échappé au corset. Mais sous la tonne de tissus, elle avait l'impression qu'elle n'arriverait jamais à porter tout ça toute la journée.

La pièce était comme le reste de la maison, sombre mais sobre. Les meubles en bois foncés se mariaient totalement avec le plancher de la même teinte. Quant aux canapés, leur teinture bleue foncée s’accordait avec la tapisserie. Il l’invita à s’asseoir sur un canapé.

« Comment vas-tu p’tite tête ? Demanda l’homme sur un ton paternaliste.

-Bien, de quoi voulez-vous me parlez, Monsieur ?

-Mmh oui, j’aimerais que tu fasses une course pour moi. Rien de bien méchant. Tu portes cette lettre à un homme et en échange il te donnera une sacoche. Tu auras bien évidement une petite récompense à ton retour.

-Je vois. Euh… Il faudrait aller où et remettre la lettre à qui ?

-Simple, tu te rends à la taverne du Paladin. Tu as rendez-vous avec Jean. Un homme barbu avec un large chapeau avec des plumes, tu ne pourras pas le louper.

-D’accord. Si je comprends bien, c’est le service que je vous dois ?

-Tout à fait ! S’exclama Angus, ravi puis il reprit son sérieux, s’il venait à l’idée de ne pas revenir, sache que la sacoche ne comporte rien de précieux. J’espère ne pas me tromper en t’accordant ma confiance.

-Non, non. Vous pouvez avoir confiance.

-Bien, parfait. Voici la lettre ainsi qu’une carte pour te repérer. Tu sais lire les cartes ? »

-Pas du tout, Monsieur. »

Angus déplia la carte et fit signe à Luli de s’installer à ses côtés. Une fois assise l’homme démarra son cours de cartographie. Luli écoutait attentivement ses paroles :

« Le principe des cartes est très simple, représenter la réalité sur un morceau de papier. Tu vois, cette carte montre le plan de la ville de Kendra Kâr. J’habite ici. »

Il pointa du doigt le lieu en question, une maison entre le clocher et le temple de Rana.

« Pour te repérer dans les rues, tu as les bâtiments importants qui figurent sur la carte et qui seront aisément repérable dans la réalité. Par exemple, le château, les jardins, ce genre de choses. »

Il se tourna légèrement vers la droite et pointa le vide : « Le Nord est dans cette direction. Pour le retrouver, sache que le soleil sera au sud à midi. Qu’il se lève à l’est et se couche à l’ouest. »

Luli hochait la tête au fur et à mesure en essayant de tout retenir.

« Tu dois te rendre à la taverne du Paladrin qui se trouve au Nord de la ville, donc en haut de la carte. Je te laisse chercher. »

Luli observa la carte avec attention, cherchant la taverne en question. Quelques instants plus tard, elle trouva enfin grâce à la cartouche légende de la carte et pointa le lieu du doigt : « Ici !

- Oui, c’est ça. Tu as rendez-vous avec en fin d’après-midi, cela te laissera du temps avant de trouver la taverne au cas où tu te perdrais. Tu as des questions ?

-Non, je pense avoir tout compris.

-Alors, prends la lettre et la carte, p’tite tête et n’oublie pas que tu peux toujours demander ton chemin à quelqu’un si tu te perds. »

Luli prit le tout et fila en pensant à récupérer son arbalète avant de sortir. C'est ainsi qu'elle devint la courtière de M et Mme Monbagne.

[L'histoire continue.]

_________________


Haut
 

 Sujet du message: Re: Les habitations
MessagePosté: Mer 31 Oct 2012 21:01 
Hors ligne
Avatar de l’utilisateur
 Profil

Inscription: Mar 16 Oct 2012 17:50
Messages: 23
Localisation: Kendra Kâr
/

_________________
Image


Dernière édition par Léonard La Chance le Ven 26 Juin 2015 13:16, édité 2 fois.

Haut
 

 Sujet du message: Re: Les habitations
MessagePosté: Mer 31 Oct 2012 22:23 
Hors ligne
Avatar de l’utilisateur
 Profil

Inscription: Jeu 18 Oct 2012 18:14
Messages: 28
Localisation: A prox. du Lac de Hymin
[Précédemment.]

Elle frappa à la porte des Monbagnes et attendit qu’on lui ouvre. Ce fut Dolorence qui se chargea de la tâche et l’accueillit avec un grand sourire. Elle l’invita à entrer et amena à Angus avant de vaquer à ses occupations. M. Monbagne était attablé et semblait trier une pile de papiers en entendant les deux femmes entrer, il se tourna vers elles en esquissant un léger sourire.

« Ah ! Te voilà p’tite tête ! Je commençais à me dire que tu ne reviendrais jamais. Oh ! Je vois que tu as bien rencontré Jean. Comment tu le trouves ?

-Euh… Bien. Enfin, il est très… grand.

-Oui, c’est sûr que par rapport à toi, c'est un sacré monstre ! »

L’adolescente tendit la sacoche à l’homme qui s’empressa de l’ouvrir. Il en sortit une petite boite et une lettre. Elle ignorait si elle devait partir ou non et préféra se faire petite dans le but de voir le contenu de la mystérieuse boite. Il mit cette dernière sur le côté et semblait plus intéressé par la lettre. Déçue, Luli fit une petite moue.

« Merci beaucoup Luli. Ça te dirait de faire ça plus souvent ? Je veux dire, porter des lettres et autres en mon nom ? En échange, Dolorence et moi te logerons, nourrirons et tu seras rémunérée de temps à autres, bien évidemment.

-Oui, oui. Ça me plairait, répondit-elle tout en hochant la tête vivement.

-Parfait. Et… Voici ta récompense pour aujourd’hui. Je te laisse découvrir son contenu lorsque tu seras seule. Tu peux disposer, notre maison est ta maison. N’hésite pas à aller où bon te semble, que ce soit dans la demeure ou dans Kendra Kâr. Nous te donnerons la clef de la porte d’entrée plus tard. »

Il glissa la mystérieuse boite sur la table jusqu’à elle et lui fit signe de la saisir.

« Merci, Monsieur. »

Elle prit l’objet cubique entre ses mains. Elle allait se retirer dans ce qui était désormais sa chambre quand Angus la rappela.

« Au fait, p’tite tête, tout s’est bien passé, tu as su lire la carte ?

-Oui, vous m’avez bien aidé. Je crois que j’ai compris le principe. Toujours aller vers le Nord, repérer les bâtiments importants… Ce n’est pas si compliqué, en fait.

-C’est assez simple en effet une fois que l’on a compris la méthode. Je te donnerai un autre cours de cartographie si tu veux, à l’occasion.

-Ce serait génial, oui! »

Ils échangèrent un sourire complice et Luli se retira pour découvrir sa récompense.

_________________


Haut
 

Afficher les messages postés depuis:  Trier par  
Poster un nouveau sujet Répondre au sujet  [ 467 messages ]  Aller à la page Précédente  1 ... 18, 19, 20, 21, 22, 23, 24 ... 32  Suivante


Qui est en ligne

Utilisateurs parcourant ce forum: Aucun utilisateur enregistré et 0 invités


Vous ne pouvez pas poster de nouveaux sujets
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets
Vous ne pouvez pas éditer vos messages
Vous ne pouvez pas supprimer vos messages

Aller à:  
Powered by phpBB © 2000, 2002, 2005, 2007 phpBB Group  

Traduction par: phpBB-fr.com
phpBB SEO

L'Univers de Yuimen © 2004 - 2016