L'Univers de Yuimen déménage !


Nouvelle adresse : https://univers.yuimen.net/




Poster un nouveau sujet Répondre au sujet  [ 308 messages ]  Aller à la page Précédente  1 ... 12, 13, 14, 15, 16, 17, 18 ... 21  Suivante
Auteur Message
 Sujet du message: Re: Rues et ruelles
MessagePosté: Mer 24 Juil 2013 21:00 
Hors ligne
Avatar de l’utilisateur
 Profil

Inscription: Sam 8 Jan 2011 20:05
Messages: 159
Localisation: Oranan
^^

- Nous marchons gaiement vers notre camp d’entraînement ! Tintin-tintintin-tin-tin…

Pépin bondissait et rebondissait comme s’il avait été au beau milieu d’un champ de violette un matin d’été, tellement heureux d’avoir fini par prendre la bonne direction ! Ce n’était pas bien compliqué, à vrai dire : tout droit, toujours tout droit !

Et malgré le fait qu’il n’eût plus son beau sac-à-dos ni ses amis avec lui, il se sentait revigoré par cette escapade en terre géante. Il était fin prêt à se rendre au Monastère Khan ! Ce fut d’ailleurs à cette pensée que lui revint le chant de marche de la petite troupe de lutillons. Il le faisait entendre à qui voulait, passants, marchands, truands… en chantant à tue-tête et en offrant sourires à tours de bras. Non pas qu’il comprît tout à fait ce qu’il signifiait, mais les réminiscences qu’il provoquait lui suffisait amplement. Et hop ! la tête de Calembour fit son apparition, et hop ! celle de Gaudriole. Jusqu’à la fifreline d’Ephélides Filipendule qui pointa le bout de son nez au milieu des nébuleuses du ressouvenir… Et qu’elle était jolie, sa petite archi-cousine ! Pépin n’en revenait toujours pas : savoir qu’elle s’était déguisée en lutillon tout mignon, soit. Mais qu’elle n’eût pas même partagé sa farce bien ficelée avec son éternel acolyte ? Il en restait sans voix.

- Hein ? HAAAAA !

Il n’eut pas le temps d’y penser plus avant car soudain une main le saisit et le plongea dans le noir. Son petit cœur affolé battait la chamade, mais bientôt il se reprit. Après tout, ce n’était pas la première fois : sous les étoffes d’un étal ou dans la capuche d’un malfrat, voir la nuit en plein jour ne lui était plus étranger. Il se laissa cinq minutes pour essayer de se remémorer quoi que ce fût… en vain.

Ce ne fut que lorsqu’une petite voix aigrelette et bien mignonne lui souhaita la bienvenue que l’image le frappa. Une bouille de pomme blette et ridée, c’était tout ce qu’il avait aperçu de son lut-nappeur – l’auteur de ce rapt, ça aurait pu être sa mamie !

- Hé ? fit-il à cette idée. Si vous vouliez jouer à cache-cache-toi-dans-les-arbres avec moi, il suffisait de le demander ! J’aime trop, moi, jouer et rigoler !

Ce qui n’était pas faux. N’empêche qu’en attendant une réponse – si tant est qu’elle arrivât jamais – il gigota autant que faire se peut, dans l’espoir de se libérer de cet étrange lut-nappage qui ne s’était même pas annoncé. Il joua du coude et du genou, farfouilla de ci, de là, en quête d’un interstice qui lui permît de se glisser à l’air libre, roula, s’étala, se jeta de gauche et de droite, et fit tant et tant d’efforts pour se sortir de ce luttenard qu’il en vint à perdre haleine.

- Hoho ? du bateau ? C’est qu’il fait chaud, par ici ! Youhou ?

Si peu que ce fût rodé quant à l’usage des bonnes manières, il était – presque – persuadé que ça ne se faisait pas du tout de crier sur les gens, quand bien même ils vous enfermaient dans un drôle de sac en jute qui piquait. Gratouillant la maille en désespoir de cause, imaginant qu’elle se délacerait pour son bon plaisir, il cessa de ruer et se mit à bouder.


vv

_________________
Itsvara magic work - Thanks


Dernière édition par Pépin le Dim 25 Aoû 2013 10:37, édité 2 fois.

Haut
 

 Sujet du message: Re: Rues et ruelles
MessagePosté: Mer 24 Juil 2013 21:32 
Hors ligne
Admin
Avatar de l’utilisateur
 Profil

Inscription: Lun 7 Sep 2009 04:57
Messages: 13066
Dirigé pour Pépin -2-


La voleuse de lutin ne te répondit point augmenta plutôt son rythme de croisière, même enfermé dans ton sac, il ne t’était pas difficile de deviner qu’elle courait. Lorsque tu commenca à bouger dans le sac de tous les côtés, elle te laissa faire également, tout en refermant tout de même sa poigne pour que tu ne t’échappes de son sac.

Puis après un petit moment, elle ralentit. C’est d’une voix calme et douce, mais un peu essoufflée que ta ravisseure s’adressa à toi :

« Bien contente que tu te plaises dans mon petit sac à malice, mais n’y prend pas trop le goût, ce n’est que ta maison temporaire. »

Elle se mit à rire de bon cœur, puis reprit :

«Ce n’est pas prudent pour un lutin de se promener ainsi seul dans les ruelles de Oranan. Tu aurais pu te faire kidnapper. »

S’ensuivit presqu’immédiatement un autre rire franc.

_________________
Image

À votre service, pour le plaisir de rp !


Haut
 

 Sujet du message: Re: Rues et ruelles
MessagePosté: Jeu 25 Juil 2013 21:54 
Hors ligne
Avatar de l’utilisateur
 Profil

Inscription: Sam 8 Jan 2011 20:05
Messages: 159
Localisation: Oranan
^^

En entendant les réponses de sa lut-nappeuse, Pépin se racrapota encore un peu sur lui-même. Elle avait l’air complètement zinzin, et ça, c’était peu dire. Chacun de ses mots tombait à côté de la plaque, sans rapport avec ses questions à lui, et elle finit même par lui dire qu’il aurait pu… se faire lutnapper.

Elle ponctua son paradoxe d’un rire qui fit se dresser ses petits cheveux sur la nuque de Pépin. Il déglutit avec difficulté, étouffant à grand’ peine le gémissement du bouloum face au grand méchant chat. Même sans avoir vu son visage tandis qu’elle se saisissait de lui, il imaginait sa petite face tavelée de grand-mère prendre un air oaxacique. Dans sa tête, elle avait un œil deux fois plus gros que l’autre, exorbité et d’une rotondité parfaitement effrayante. Et puis un œil vert et un œil noir, mais ça même pas la peine de le préciser. Sa lippe de travers, en plus de tout, laissait entrevoir une triple rangée de dents noires et déchaussées.

En bref ? Pépin commençait à avoir vraiment, vraiment peur.

- Maman…

Il pensa très fort à Fibule Trucarion, en se disant qu’elle serait tellement triste s’il lui arrivait quoi que ce soit. Il se pelotonna comme il put dans son petit rabicoin, prit ses genoux dans ses bras et songea à ses câlins, à ses bisous, et puis à ses gâteaux aux amandes qui sentaient si bon ! Ses dons d’horticultrice passèrent également par-là : ses fleurs, elles, elles avaient encore droit à sa tendresse tandis que lui se retrouvait tout seul, abandonné dans le noir et loin des siens. Rarement, même depuis qu’il s’était fait enlevé par ces drôles de monstres, il avait autant ressenti la solitude.

(C’est le lot des aventuriers…)
(Mais pas des Chevaliers…)

- HAA ? Qu’est-ce qui me prend de parler tout seul ? HAAAA ! Ça recommence !

Il se donna deux claques pour reprendre ses esprits, et ce fut en pensant à toute l’équipée d’écuyers qu’il finit par fomenter un plan d’attaque pour se sortir de là. Clairement, dans les conditions présentes, sortir son kunaï n’aurait pas grand effet. Mais ce n’était pas là le seul objet qu’on lui avait offert quand il avait pris la route pour les Duchés ! Parmi les replis de sa tunique, sous son plastron d’écorce, il sortit son bel appeau… magique.

Il avait été fait dans un bois d’arbre à lucioles et gravés de calembredaines lutines, tout ça pour que, le jour venu, les lutillons pussent appeler à eux l’oiseau qui ferait d’eux des Chevaliers-Corbeaux. Pépin n’avait encore jamais soufflé dedans – grand bien lui fit, car Fauche-le-vent n’aurait pas été très content. Il n’avait pas tout compris à cette histoire de rixe initialique (de rite initiatique ?), et c’est d’ailleurs pour ça qu’il se décida sans beaucoup tergiverser à l’utiliser. L’appeau du palefrenier siffla, couci-couça, et Pépin espéra que ses immenses pouvoirs fantastiques feraient pleuvoir sur son ennemie un grand déluge de bestioles colériques !


vv

_________________
Itsvara magic work - Thanks


Dernière édition par Pépin le Ven 26 Juil 2013 21:58, édité 2 fois.

Haut
 

 Sujet du message: Re: Rues et ruelles
MessagePosté: Jeu 25 Juil 2013 22:47 
Hors ligne
Admin
Avatar de l’utilisateur
 Profil

Inscription: Lun 7 Sep 2009 04:57
Messages: 13066
Dirigé pour Pépin -3-


Jets de Dés Utilisation de l'appeau: Réussite.

De l'appeau un tout petit son faiblard sorti. Mais ce son semblait plus puissant pour les oreilles de d'autres espèces animales, puisque un cri d'oiseau se fit vite entendre. Un épervier surgit de nulle part vint à votre rencontre.

"Mais tu es l'ami des oiseaux, nous allons bien nous entendre ! " Dit joyeusement ta ravisseuse


Puis elle se rembrunit assez rapidement avant de te chuchoter ces quelques mots :

« Cramponnes-toi bien petit lutin, nous allons augmenter notre vitesse de croisière. Nous sommes suivis par une grosse brute puante qui pense pouvoir me voler mon butin. »

Elle se mit alors à courir, puis à grimper, à sauter des obstacles, se faufilant dans ces ruelles comme si elle les connaissait comme le fond de sa poche. L'épervier vous suivit sans difficulté.

_________________
Image

À votre service, pour le plaisir de rp !


Haut
 

 Sujet du message: Re: Rues et ruelles
MessagePosté: Ven 26 Juil 2013 21:56 
Hors ligne
Avatar de l’utilisateur
 Profil

Inscription: Sam 8 Jan 2011 20:05
Messages: 159
Localisation: Oranan
^^

Pépin, même s’il était dans le noir le plus total au beau milieu d’un sac de géant, ne put s’empêcher d’écarquiller les yeux comme un petit fou. Il avait vraiment un appeau magique ! S’il ne put rien voir entre les mailles archi-serrées de la jute grattouillante, il crut entendre le doux froissement d’ailes d’un oiseau qui se rapprochait… Par contre, cet acte pour le moins épique et carrément fantastique n’eut aucune incidence sur l’état de notre lutin : l’oiseau, quel qu’il fût, dut rester bien gentil parce que la vieille dame en parut plus que charmée. Reconnaissant certainement en lui le héros qu’il était, elle lui décerna même un titre des plus honorifiques.

(Pépin, Chevalier et ami des oiseaux… Ouaiiis ! Ça sonne vraiment méga-bien !)
*KeuUUuff-KEUUUUFFFF*
(Hé, quoi ?)

- Vous aussi vous aimez bien les oiseaux ? fit-il en sortant un tantinet de sa bouderie.

Parce que, mine de rien, si elle portait attention aux animaux, elle ne pouvait être tout-à-fait méchante ! Des gens qu’il aimait beaucoup adoraient petites bêtes à plumes et à poils, comme les Godelureau, la célèbre famille d’oiseleurs dont descendait Gaudriole… et puis Yuimen aussi ! C’était le Papa de toute la nature, alors pour sûr il les aimait tous à la folie !

Aussi, son petit cœur se desserra un chouillat, et quand la petite mamie lui confia en chuchotant qu’ils avaient l’air d’être suivis, ce fut sans hésité qu’il proposa sur le même ton :

- Mais moi je peux vous aider ! Promis, je suis super fort. ET ARRÊTEZ DE COURIR, OU ALORS JE VAIS VOMIR !!!

Dur-dur, de hurler en murmurant. Mais Pépin n’en était pas à un talent près.



_________________
Itsvara magic work - Thanks


Dernière édition par Pépin le Sam 27 Juil 2013 13:28, édité 1 fois.

Haut
 

 Sujet du message: Re: Rues et ruelles
MessagePosté: Ven 26 Juil 2013 22:51 
Hors ligne
Admin
Avatar de l’utilisateur
 Profil

Inscription: Lun 7 Sep 2009 04:57
Messages: 13066
Dirigé pour Pépin -4-


Jet de dés: chevauchage de l'épervier : Échec.

Ne voyant pas le lutin qui l'avait appelé, l'épervier s'en retourna, le sort ayant probablement épuisé ses effets.

Une fois l’oiseau parti, il fut plus facile pour la dame de semer le brigand. Elle sortit enfin de ce dédale de ruelles pour se rendre dans une zone habitée et plus fréquentable. Elle put cesser de courir et te répondit enfin.

« Pardonnes-moi tout ce brassage petit homme, mais le brigand n’aurait fait qu’une bouchée de toi. Nous arrivons à la maison ! »

((( la suite est dans la zone habitation, tu rperas directement suite à ce post là !)))

_________________
Image

À votre service, pour le plaisir de rp !


Haut
 

 Sujet du message: Re: Rues et ruelles
MessagePosté: Dim 10 Nov 2013 23:57 
Hors ligne
Avatar de l’utilisateur
 Profil

Inscription: Dim 23 Nov 2008 20:03
Messages: 530
Localisation: Oranan
précédent

Les prêtres me déposent comme convenu dans une rue donnant sur la place du marché où les marchands ont déjà installé leurs produits. Il y a peu de monde à cette heure mais déjà je sens un trop-plein de regards insistants et scrutateurs de poser sur moi lorsque je descends de l'arrière du chariot. Mes guides me sourient et me saluent ... et il n'y a besoin de rien d'autre pour me réchauffer le cœur et me donner le courage de faire le premier pas.

A peine leurs chevaux entament leur demi-tour que je relève le capuchon de ma cape sur la tête, jusqu'à en cacher la moindre parcelle et me fonds dans la foule encore troublée par le fait qu'une des leur soit déposée par des émissaires de Rana elle-même ... qui plus est accoutrée comme je le suis.
Je traverse la place et rapidement ne ressens plus aucun regard sur moi. Je deviens une passante comme une autre en ce frais matin, emmitouflée dans sa cape, marchant à bon rythme et en silence.
Malgré le rayonnement du soleil matinal, de lourds nuages noirs et épais menacent au loin et le vent ne fait que les rapprocher. Je n'aime décidément pas cette saison, tout est morne et ennuyeux, à peine les arbres arborent-ils leurs couleurs chatoyantes qu'ils la perdent aussitôt, tout est humide et gris. Déjà toute petite je passais mes matins d'automne à scruter le ciel pour y voir les premiers flocons de neige.

Mes pas me mènent rapidement vers un quartier singulier au centre de la ville. Traversé par un petit ruisseau, le quartier s'est bâti sans ordre où chaque jardin privé donnant sur l'eau semble empiéter sur celui du voisin. Très prisé à une époque, des maisons se sont construites entre les premières, les ruelles sont devenues plus petites et sinueuses. Le quartier qu'avait choisit Keyoke lui ressemblait. Coté cour, sa maison est grande et ouverte à tous, comme celle de n'importe quel autre personnage public. Coté jardin ... il est impossible à un étranger de trouver quelle ruelle et quel portail donne sur l'arrière de sa maison. On se faufile parmi les venelles, on passe par quelques jardins privés, on traverse plusieurs fois le ruisseau par de petits ponts de bois que je crois appartenir à l'un ou l'autre des propriétaires, pour enfin passer par le portail du voisin le plus proche ayant une longue allée entre son logis et le ruisseau, puis on traverse la haie à un endroit et un seul pour déboucher sur une allée dallée qui semble revenir vers l'eau. Il faut ensuite traverser une nouvelle fois des thuyas épais pour se retrouver à l'arrière d'une cabane où sont rangés les outils pour le jardin au centre de la maison de Keyoke. Il n'y a pas ou peu d'espace entre les deux et longer le mur est plus affaire de pousser les végétaux en restant accroupi que de marcher.

Tout ce chemin me renvoie à mes jeunes années, à la première fois où mes pieds ont foulé le sol de cette demeure, à ma première rencontre avec Keyoke, à cette simple journée qui changea toutes les autres, à ce frisson qui s'empare de ma peau au souvenir de son contact, à ces regards entendus que nous échangions en silence, à tous ces mots que nous ne nous sommes jamais dits. Mon cœur bat à tout rompre à l'idée qu'il soit là, de l'autre côté du mur, et de voir dans ses yeux gris clair et glaciaux cette lueur, cette profonde considération qui m'a fait me sentir unique à notre toute dernière entrevue
Mais il n'est pas là. Force est de constater que ce n'est là que la plus logique des réalités.
D'un petit hoquet moqueur et fataliste, je balaye mes précédentes pensées et avance car malgré la déception naissante, je suis enfin arrivée.


suivant

_________________
Madoka


Dernière édition par Madoka le Dim 4 Mai 2014 23:00, édité 4 fois.

Haut
 

 Sujet du message: Azuha - Livre Premier - Chapitre premier
MessagePosté: Ven 22 Nov 2013 02:16 
Hors ligne
Avatar de l’utilisateur
 Site Internet  Profil

Inscription: Mar 19 Nov 2013 18:33
Messages: 1366
Localisation: Oranan - Maison des Kizukis
Précédent
_________________

Azuha quitta l'écurie le sourire aux lèvres et l'excitation lui crevant la poitrine, malgré la chaleur ambiante. Elle se dirigeait vers le quartier du port, près duquel était situé, aux dernières nouvelles, la maison de ses parents. Elle avait tellement hâte de les retrouver.
Elle se demanda également si son oncle était toujours dans les parages. Elle mourrait d'envie de lui montrer ses prouesses en magie de glace ! Le rassurer quant à ses échecs passés...

Elle ne tarda pas à constater que tout le monde écarquillait les yeux puis détournaient le regard en la voyant. C'était à anticiper ; son apparence n'était pas des plus discrètes, et pas des plus propres.


(Bonjour Oranan. Vive la noblesse et la prestance !)

Elle demanderait un bon bain et une bonne séance de coiffage en arrivant. Ça lui fera tellement de bien.

Une larme monta à son œil droit tant elle était émue par ses souvenirs de moments passés dans le bain chaud de la maison avec son frère ; quand sa cousine lui coiffait ses cheveux ; quand sa mère l'habillait pour les jours de fêtes ... elle avait l'air d'une vraie princesse à ces moments-là.
Et maintenant, elle ne valait pas mieux qu'une sauvageonne qui attend les voyageurs les plus imprudents aux détours des routes pour les voler. Elle-même avait effectivement volé un cheval - deux fois ! - et un couteau... qu'elle avait toujours d'ailleurs ! Elle porta sa main à sa hanche, pour sentir le contact du manche en bois recouvert du cuir vieux et usé. Toucher son couteau ainsi la rassura quelque peu, d'une façon étrange car il n'y avait plus à s'inquiéter de rien : tout était rentré dans l'ordre.

Elle fut interrompue dans ses pensées par une voix d'un jeune homme qui héla son nom.


- Azuha ! Azuha Kizuki !

La surprise gagna Azuha, qui sursauta et faillit perdre équilibre.
Quelqu'un appelait son nom, et ce n'était pas un garde. Qui donc ?
La voix était claire et vibrante d'énergie ; celle d'un jeune homme au plus fort de son être. Ressemblante à celle de son frère ...
Non, ça ne pouvait pas être lui. Il serait beaucoup plus vieux... non ?

Elle essuya rapidement les larmes de sa joue.
Elle se retourna et vit s'approcher un jeune homme dont les yeux d'un vert brillant attiraient l'attention, ainsi que son sourire un peu trop marqué.
Ce n'était pas Koosuke.

Que lui voulait-il ?


- C'est moi. dit-elle, incrédule. Qui me demande et pourquoi ?

Elle essaya de paraître la plus confiante possible. Il n'en était rien en vrai ; elle ne savait pas qui était ce jeune homme et comment il la connaissait.. Était-il un membre du clan qui l'aurait reconnue et qu'elle aurait oublié ?

_________________

_________________
ImageImage
ImageImage
Couleur : #88bbee
Joueur : Oddwel


Dernière édition par Azuha le Mar 3 Déc 2013 08:41, édité 2 fois.

Haut
 

 Sujet du message: Re: Rues et ruelles
MessagePosté: Sam 23 Nov 2013 15:59 
Hors ligne
Avatar de l’utilisateur
 Profil

Inscription: Dim 17 Nov 2013 23:47
Messages: 7
Localisation: Ruelles de Oranan
Précédent

La fille correspond à la description et se retourne suite à son interpellation, c’est donc bien elle ! Alors qu’il s’approche pour lui parler Ayumu prends la mesure. Le garde ne lui a pas menti, elle a l’air d’en avoir vu de toutes les couleurs… Il ne s’adresse donc pas à Azuha comme il le ferait à une gamine mais plutôt comme à quelqu’un qui dans sa vie à déjà traversé beaucoup d’épreuves.

"Bonjour Azuha… laisse-moi reprendre mon souffle… je te cherchais. La sentinelle m’a raconté ton histoire. Je m’appelle Ayumu Adachi et je suis un serviteur de la déesse Rana. Tu dois être pressée de revoir ta famille, je ne te retiendrai donc pas longtemps mais … mais … "

C’est seulement maintenant qu’il est près d’elle qu’il se rend compte que pour une Ynorienne elle fait vraiment tâche. Ce n’est pas seulement sa tenue vestimentaire qui laisse à désirer, il émane d’elle une odeur de crasse mélangée à la transpiration. Si ces choses importent peu à Ayumu, il sait que ce n’est pas le cas pour le reste de ses concitoyens.

"Dis-moi tu ne veux pas aller retrouver ta famille dans l’attirail que tu portes? Cela fait longtemps que tu n’es plus revenue chez toi et tu as donc peut-être oublié mais … notre peuple est très à cheval sur les apparences."

Sans reprendre sa respiration Ayumu continue à interpeller son interlocutrice

"C’est vrai tu me diras : qu’importent les apparences lorsque on est réunis avec les siens ? Penses-y, le moment de tes retrouvailles va rester imprimé dans ta mémoire et celle de tes proches jusqu’à la fin de votre vie, ne veux-tu pas que tout soit parfait ?"

A force d’oublier de respirer le serviteur de Rana est devenu tout rouge

"Je suis sûr que ton père ne s’arrête pas à des choses aussi futiles que les apparences mais quid des autres, que se passera-t-il si il a des invités, veux-tu courir le risque de le mettre dans l’embarras ?"

Ayumu prends une profonde respiration, ça lui arrive des fois d’oublier de respirer lorsque il est pris par l’enthousiasme. Après quelques secondes il termine son discours :

Laisse-moi t’aider, j’habite avec mes parents dans la rue juste à côté. Je suis sûr que tu pourras prendre un bain chaud et que ma sœur te donnera volontiers une de ses robes de lorsque elle avait ton âge. Ne veux-tu pas être au mieux de ta forme pour rencontrer tes parents ? J’insiste, ça te prendra une heure tout au plus et que représente une heure par rapport à tout le temps que tu as attendu ? Et puis, je vais être honnête avec toi, ça m’arrange bien, ça sera l’occasion de te parler de quelque chose d’important…


_________________


Dernière édition par Ayumu le Dim 24 Nov 2013 19:47, édité 3 fois.

Haut
 

 Sujet du message: Azuha - Livre Premier - Chapitre premier
MessagePosté: Dim 24 Nov 2013 05:48 
Hors ligne
Avatar de l’utilisateur
 Site Internet  Profil

Inscription: Mar 19 Nov 2013 18:33
Messages: 1366
Localisation: Oranan - Maison des Kizukis
Précédent
_________________
La voix appartenait à un jeune homme un peu plus vieux qu'elle dont les cheveux plus clairs que ceux des autres Ynoriens étaient retenus en arrière par un bandeau rouge, et les yeux d'un vert qu'on voyait rarement ici. Azuha avait vécu six ans à Oranan et trois ans à voyager dans le nord du pays et jamais elle n'avait vu d'yeux d'un vert de ce type.
Ce garçon était étrange.

Il s'arrêtait de courir quand elle lui demanda la raison de son interpellation, qui d'ailleurs avait fait s'arrêter quelques passants autour d'eux, ce qui gênait plus qu'outre mesure Azuha, vu son état. Elle passait déjà bien trop aperçue comme ça !

Le jeune homme tout en reprenant sa respiration, haletait :

- Bonjour Azuha… laisse-moi reprendre mon souffle… je te cherchais. La sentinelle m’a raconté ton histoire. Je m’appelle Ayumu Adachi et je suis un serviteur de la déesse Rana. Tu dois être pressée de revoir ta famille, je ne te retiendrai donc pas longtemps mais … mais …

Pour sûr il parlait vite. Tous les quinze mots il reprenait sa respiration, mais ces mots étaient enchaînés à la vitesse d'une flèche. Azuha se demandait toujours ce qu'il lui voulait. C'était un inconnu ; en quoi était-il important qu'il lui parle à elle en particulier ? Et puis, que venait faire Rana là-dedans ?

Elle n'eut pas le temps de réfléchir à des possibilités que l'homme reprit sa respiration pour de bon et son discours également :


- Dis-moi tu ne veux pas aller retrouver ta famille dans l’attirail que tu portes? Cela fait longtemps que tu n’es plus revenue chez toi et tu as donc peut-être oublié mais … notre peuple est très à cheval sur les apparences. C’est vrai tu me diras : qu’importent les apparences importent lorsque on est réunis avec les siens ? Penses-y, le moment de tes retrouvailles va rester imprimé dans ta mémoire et celle de tes proches jusqu’à la fin de votre vie, ne veux-tu pas que tout soit parfait ? Je suis sûr que ton père ne s’arrête pas à des choses aussi futiles que les apparences mais quid des autres, que se passera-t-il si il a des invités, veux-tu courir le risque de le mettre dans l’embarras ?

Azuha ne pouvait pas répondre, et n'était pas capable de penser à quoi que ce soit, tant le bonhomme qui était devant-elle parlait vite et long. Elle eut à peine le temps d'enregistrer ce qu'il dit quand il respira et reprit :

- Laisse-moi t’aider, j’habite avec mes parents dans la rue juste à côté. Je suis sûr que tu pourras prendre un bain chaud et que ma sœur te donnera volontiers une de ses robes de lorsque elle avait ton âge. Ne veux-tu pas être au mieux de ta forme pour rencontrer tes parents ? J’insiste, ça te prendra une heure tout au plus et que représente une heure par rapport à tout le temps que tu as attendu ? Et puis, je vais être honnête avec toi, ça m’arrange bien, ça sera l’occasion de te parler de quelque chose d’important…

Azuha en restait bouche bée. Il lui fallut deux secondes pour réaliser son état et fermer sa bouche et reprendre une tenue convenable, et quelques secondes de plus pour enregistrer toutes les informations qu'on lui fournit en si peu de temps.

Les propos du jeune homme avaient du sens. Les retrouvailles avec son père serait tellement plus agréable si elle était lavée et habillée. Elle puait, elle suintait, elle mourrait de chaud, et elle n'était ni maquillée ni coiffée ; pour sûr ses parents retrouvant leur fille perdue n'auraient que faire de détails de ce type, mais rentrer à la maison et trouver les nouveaux enfants ou époux du clan, dans cet état, était un affront au clan lui-même.

Azuha décida que le jeune homme avait raison.


- Ce que tu dis fait sens. dit-elle. Marchons jusqu'à chez toi, mais reste là où je peux te voir et ne cache pas tes mains de ma vue non plus. Ou je te les arracherai avant que tu puisses te gratter le nez avec.

Azuha était sérieuse. Elle avait passé beaucoup de temps avec les pacifiques Fujoniens des montagnes, mais le contact humain incitait en elle une méfiance maladive et elle préférait ne prendre aucun risque et, si elle acceptait l'aide de quelqu'un, elle montrait tout de même qu'elle gardait le contrôle de la situation.
_________________

_________________
ImageImage
ImageImage
Couleur : #88bbee
Joueur : Oddwel


Dernière édition par Azuha le Mar 3 Déc 2013 08:40, édité 2 fois.

Haut
 

 Sujet du message: Re: Rues et ruelles
MessagePosté: Dim 24 Nov 2013 19:46 
Hors ligne
Avatar de l’utilisateur
 Profil

Inscription: Dim 17 Nov 2013 23:47
Messages: 7
Localisation: Ruelles de Oranan
Précédent

Comme lors de toutes ses premières rencontres avec un inconnu Ayumu est nerveux et comme à chaque fois qu’il est nerveux il parle sans trop réfléchir, avec un sourire que certains considèrent niais et en disant les premières choses qui lui passent par la tête. Au cours de son monologue, entre deux inspirations forcées pour échapper à l’asphyxie, la mine ébahie de Azuha ne lui échappe pas. Comment l’interpréter ? Est-elle introvertie ? Appréhende-t-elle l’inconnu ? Ou tout simplement, contrairement à lui, elle réfléchit deux fois avant de parler ? Sûrement un peu des trois, mais peu importe si la réponse se fait attendre, elle réconforte le serviteur de Rana dans sa démarche.

"Ce que tu dis fait sens. dit-elle. Marchons jusqu'à chez toi, mais reste là où je peux te voir et ne cache pas tes mains de ma vue non plus. Ou je te les arracherai avant que tu puisses te gratter le nez avec. "

La menace est explicite et affecte un peu Ayumu. La détermination avec laquelle la phrase a été prononcée laisse envisager que cette fille est plus forte que lui et même s’il n’a pas de mauvaises intentions il n’est pas à l’abri d’une réaction impulsive à la suite d’un geste qu’elle aurait mal interprété. Même si Oranan regorge de soldats qui assurent son incolumité il vaut mieux dans un premier temps ne pas rendre la fille nerveuse et faire ce qu’elle dit.

Maintenant que la glace est rompue le jeune homme se calme un peu et prends mesure de la situation dans laquelle ils sont… Son intervention a attiré encore plus l’attention des passants sur la jeune fille et ce n’est pas ce qu’il veut. Il sait que la majorité de ses concitoyens, tellement attachés aux apparences, n’oseront pas l’importuner mais ça ne les empêcheras pas de jaser.

Ayumu change alors d’attitude, ce n’est plus celle d’un enfant gâté qui s’adresse à une camarade de jeu, ni celle d’un serviteur de Rana qui veut à tout prix convertir quelqu’un mais tout simplement le comportement de quelqu’un qui voit une personne dans l’embarras et veut l’aider à s’en sortir. C’est donc avec un volume plus bas et en souriant un peu moins qu’auparavant qu’il lui répond:

"Mets-toi ça… je sais que tu dois avoir chaud et que ça n’arrange pas les choses, mais, au moins tu passeras inaperçue…"

Sans y réfléchir deux fois il enlève la cape de dissimulation qu’il tient ouverte et la tends à Azuha pour qu’elle la porte fermée. De par leur encombrement, les fourrures dont elle est parée rendent la dissimulation difficile mais le jeune homme est plus grand que cette jeune fille. Sa cape devrait donc être assez large pour la couvrir ainsi que sa tenue vestimentaire.

"… ça te prendras deux secondes pour la mettre par-dessus tes habits, tu me la rendras lorsque nous serons arrivés chez moi, en attendant tu en as beaucoup plus besoin que moi !"

_________________


Haut
 

 Sujet du message: Azuha - Livre Premier - Chapitre premier
MessagePosté: Lun 25 Nov 2013 03:47 
Hors ligne
Avatar de l’utilisateur
 Site Internet  Profil

Inscription: Mar 19 Nov 2013 18:33
Messages: 1366
Localisation: Oranan - Maison des Kizukis
Précédent
_________________
Après qu'Azuha eut proféré son avertissement, le jeune homme blêmit mais ne s'enfuit pas en courant ni ne retira sa proposition. Au lieu de ça, il se calma un peu, puis observa la situation, qu'il n'avait sûrement pas encore constaté tant il était occupé à parler.

Son attitude changea alors.
Son sourire se fit moins marqué et il parla moins vite et moins fort :


- Mets-toi ça… je sais que tu dois avoir chaud et que ça n’arrange pas les choses, mais, au moins tu passeras inaperçue…

L'homme retira sa cape de voyage gris-brun et la lui tendit. La broche qui allait à son col avait l'air de facture elfique, de ce qu'Azuha pouvait dire d'après ses souvenirs - douloureux - de voyage.

Une cape. Évidemment que ça n'arrangeait pas les choses ! Azuha mourrait déjà de chaud, et il voulait qu'elle mette cette cape elfique ?


- … ça te prendras deux secondes pour la mettre par-dessus tes habits, tu me la rendras lorsque nous serons arrivés chez moi, en attendant tu en as beaucoup plus besoin que moi !

(...)

Azuha était indécise. En effet, les passants de la ville risquaient fort de la remarquer si elle ne mettait pas cette cape ; mais était-il nécessaire qu'elle soit discrète ? Cet Ayumu de Adachi prétendait habiter non loin ; pourquoi s'encombrer d'une cape pour quelques dizaines de mètres ? Il était égal à Azuha qu'on la remarque.

(... mais pas à lui !)

En effet, Ayumu ne souhaiterait peut-être pas qu'on le remarque dans la ville avec une crasseuse comme elle.

Azuha prit donc la cape, et l'enroula sur ses épaules, puis ferma le col avec la broche.


- Allons-y. dit-elle simplement.

Ne pas perdre de temps.


(...vivement le bain.)
_________________

_________________
ImageImage
ImageImage
Couleur : #88bbee
Joueur : Oddwel


Dernière édition par Azuha le Mar 3 Déc 2013 08:40, édité 2 fois.

Haut
 

 Sujet du message: Azuha - Livre Premier - Chapitre premier
MessagePosté: Mar 3 Déc 2013 07:33 
Hors ligne
Avatar de l’utilisateur
 Site Internet  Profil

Inscription: Mar 19 Nov 2013 18:33
Messages: 1366
Localisation: Oranan - Maison des Kizukis
Précédent
_________________
Azuha suivait Ayumu depuis maintenant une minute, cape et fourrures sur le dos. Elle avait chaud, et elle donnerait tout pour embrasser une statue de glace.

(Va donc trouver de la glace ici...)

Ses yeux vagabondaient sur le paysage de la ville, et tandis qu'eux voyaient beauté estivale, elle ne voyait que de la neige, car elle était ailleurs, en haut des Montagnes Immortelles, où elle était avec Brònn et les autres.

Elle revint à elle quand ses yeux l'alertèrent d'une reconnaissance impromptue.

Là, au delà de la foule, à quelques mètres, entrant dans un bâtiment somptueux d'un blanc immaculé, était une jeune femme d'une certaine classe dont l'habit arborait l'emblème du clan Kizuki. Mis à part ses longs cheveux noirs retenus en un chignon qui sont monnaie courante ici, c'est son visage qui attirait l’œil d'Azuha.

Neuf années qu'Azuha n'avait pas vu un visage familier. Neuf années qu'elle n'avait pas eu l'occasion de faire la différence entre deux visages d'Ynorie. Neuf années qu'elle n'avait pas pu exercer sa langue Ynorienne. Et pourtant elle s'en sortait. Et elle venait à l'instant de reconnaître sa cousine Akiko entrer dans un grand bâtiment blanc.

Azuha ne voulu prendre aucun risque de perdre sa trace. Elle enleva la cape d'Ayumu trop chaude pour lui, lui jeta sur l'épaule, et courut en direction de la grande bâtisse blanche.

Elle se fraya un chemin à travers les passants dans la rue, et atteignit le bâtiment en moins de dix secondes. Une plaque sur l'entrée de l'allée indiquait "Netare Yschan : La liseuse de rêve".

Azuha s'engagea dans l'allée et entra, prête à retrouver sa cousine.


_________________

_________________
ImageImage
ImageImage
Couleur : #88bbee
Joueur : Oddwel


Dernière édition par Azuha le Dim 8 Mar 2015 23:06, édité 1 fois.

Haut
 

 Sujet du message: Re: Rues et ruelles
MessagePosté: Mer 12 Fév 2014 23:06 
Hors ligne
Avatar de l’utilisateur
 Profil

Inscription: Lun 3 Fév 2014 14:04
Messages: 30
Localisation: Oranan



[Devant la prison]


Shaoran attendait depuis une bonne dizaine de minutes, adossé à un mur de la prison, lorsque un grand et fin Yornien vint à sa rencontre. Son teint blafard et ses coup d'oeils paranoïaque juraient avec son costume de page. A en juger par ses long traits tirés et sa peau parcheminé, il devait donner dans les 60 ou 65 ans. Arrivé à la hauteur du jeune homme, il se pencha du haut de son mètre quatre-vingt dix, pour lui demander à voix basse :

Est-ce-vous, le jeune garçon du Nord, dont mon maître m'a parlé ?...

Shaoran détestait le contact. Et le visage sec du grand vautour lui parraissait un peu trop près. Cependant, il se devait de s'imposer en tant que maître de la conversation, pour ne pas se faire avoir. C'est sur la défensive que l'ont commet le plus d'erreurs...

Le jeune Yornien se redressa pour se retrouver, littéralement, nez-à-nez avec le vieux serviteur. Sans desserrer les dents, il crachât :

Tout à fait... Et je croyais, à ce propos, devoir affaire à lui et non à un des ses sous-fifres...

Si le grand Yorien se sentis blessé, il n'en laissa rien paraître. Néanmoins, au grand soulagement de Shaoran, il se recula un peu, et débita une tirade d'excuse aussi franche qu'un prêteur sur gage des bas-quartiers :

Mon maître est un homme très occupé. Il n'as pas pu se déplacé lui-même... Mais il s'excuse, et vous prie de le pardonner. N'ayant d'autre alternative, il m'a demander de le représenter pour vous remettre le pli dont il a fait mention lors de... De votre dernière rencontre.

Dis plutôt qu'il ne voulait pas se déplacer, mais qu'il tenait à donner des ordres à son nouveaux fouille merde, répliqua, dans sa tête, le jeune homme.

Au lieu d'exprimer sa pensé à voix haute, il tendis tout simplement la main, pour recevoir ses instructions. Le serviteur hésita l'espace d'un instant, risqua quelques coups d'oeil autours d'eux, et commença, visiblement mal à l'aise :

Vous ne préféreriez pas plutôt que nous allions...

Non, coupa sèchement Shaoran, paume toujours ouvert vers le ciel nuageux.

Avec une moue désaprobatrice, le vieil homme lui remis un papier plié en deux. Shaoran l'ouvrit, et tendis dans un même temps la main gauche. Sous les regards étonnés du page, il détailla le papier. Il s'agissait d'une sorte de plan. D'une bâtisse de belle taille, si on en croyait le nombre de piece.

Ne voyant rien venir, le jeune Yornien releva les yeux vers le vieux larbin.

Oui ? Interrogea celui-çi sans comprendre.

Shaoran tendis alors un peu plus sa main, comme pour appuyer un propos silencieux. Le page comrpis alors ce que voulait le jeune homme et bargouinna.

Ah ! Heu.. Le... Enfin, mon maître tient à... à s'excuser, mais... Comment dire... Vous connaissez les affaires. Et.. heu...

Le coupant court, l'adolescent lui remis fermement le plan avec, il le découvrit seulement maintenant, des inscriptions au dos. Il détourna les talons, et commença à partir en direction du nord.

Mais... Que faites...

Je ne traite qu'avec des gens correctes, jeta Shaoran sans se retourner. Vous m'aviez promis 50 Yus dès maintenant. Ils n'y sont pas, je ne fais pas votre sale boulot.

Jeune homme ! Arrêtez-vous donc, et traitons en gens raisonnable. Je vous propose un arrangement. 25 maintenant, et 75 une fois l'objet en possession de mon maître.

L'adolescent stoppa, et, toujours de dos, lança :

35 maintenant, et 90 une fois terminé.

Le page s'étrangla.

Je... Mon maître ne descendra pas en dessous de...

25 et 85.

Shaoran recommença à marcher.

Très bien ! Très bien ! Vous avez gagné !

Le vieux serviteur le rattrapa à grandes enjambées. Il lui colla entre les mains le plan, et 25 Yus sonnants et trébuchant, puis parti tout aussi vite.

Shaoran, planté là, se permis un haussement de sourcil. Cette histoire ne lui disait rien qui vaille... Rien d'écrit, pas de nom, pas de trace... Rien ne l'empêchait d'empocher les 25 Yus tout de suite, et de disparaître dans la nature. Rien sauf les 85 petites pièces qui l'attendaient à la fin. Et la curiosité.

_________________

Il n'y a que dans la lumière que l'on prend conscience des ombres qui nous enserrent


Dernière édition par Shaoran le Ven 21 Fév 2014 14:48, édité 2 fois.

Haut
 

 Sujet du message: Re: Rues et ruelles
MessagePosté: Ven 21 Fév 2014 14:47 
Hors ligne
Avatar de l’utilisateur
 Profil

Inscription: Lun 3 Fév 2014 14:04
Messages: 30
Localisation: Oranan
[Quartier Nord]


Shaoran avait suivit les instructions marquées au dos du plan. Elles indiquaient la route à faire pour se rendre dans une sorte de grade villa. Enfin, villa, façon de parler. Il s’agissait plutôt d'une bâtisse à demi en ruine, qui avaient, au fil des ans, englobé les maisons voisines.

L'adolescent attendait dans un arbre, attendant que le soir se montre enfin. Il avait étudié la bâtisse, et le plan lui correspondait. Quatre entrées sur cette rue là, et une porte de service donnait sur une ruelle crasseuse à l'arrière. Le nombre de fenêtre était astronomiquement faible. D'après ce que pouvait voir le jeune homme, seulement deux permettaient de donner un peu de lumière au premier et vaste étage. Le rez-de-chaussé et le deuxième devaient se contenter des quelques trous qu'il existaient dans les murs. Une maison comme il ne les aimaient pas. Trop peu d'issues par rapport à la surface. Et à tout les coups, un repaire de brigands.

Shaoran replia le papier, et le cacha dans une des nombreuses poches de sa cape. Il avait remis sa cagoule, et était prêt à passer à l'action. Il avais appris le plan par cœur, afin de ne pas avoir à le sortir. Avoir les yeux accaparés par quelques choses était dangereux, car les oreilles travaillaient moins bien. Les dix-huit pièces étaient donc gravées dans son esprit, ainsi que le chemin jusqu'au bureau. Bureau du deuxième étage dans lequel se trouvait un livre. Et dans ce livre, une enveloppe scellée de le voleur devait ramenée. Le jeune homme s'était bien sur posé des questions. Pourquoi un gros richard voudrait récupérer cette enveloppe ? Si elle lui apparentait, pour l'avoir mise dans un livre dans cette maison; et si elle ne lui appartenait pas, comment savait-il tous ça ?

Il avait finalement conclu que ce n'était pas ces affaires. Il était payé pour ramener cette simple enveloppe, ça suffisait. Ce qu'elle contenait, et pourquoi elle était ici... Cela, on s'en fichait.

100 Yus... Pour une enveloppe ?

Une pensé qui lui revenait souvent... Pourquoi autant ? Il y avait forcément anguille sous roche. S'il n'y avait vraiment aucun risque, comme le précisaient les instructions, c'était un prix un peu élevé. Et s'il s'agissait d'une mission à risque, et bien.... Il fallait mieux que le destinataire du contrat en sois averti. Perdre 25 Yus parce que la personne à qui la mission à été confiée est morte bêtement, c'était vraiment bête.

Le veilleur passa dans la rue en contre-bas pour allumer les quelques torches sur les murs décrépit, qui résistaient vaillamment aux voles. Shaoran vida son esprit de toutes ses pensées inutile et se laissa tomber de son arbre. De ses mouvements coulés, il se glissa jusqu’à la porte, et sorti quelques fils de fer durs. La serrure ayant déjà été bien amochée, le crochetage fut un jeu d'enfant. En une trentaine de seconde, l'adolescent entra, et referma la porte sur ses talons.



_________________

Il n'y a que dans la lumière que l'on prend conscience des ombres qui nous enserrent


Haut
 

Afficher les messages postés depuis:  Trier par  
Poster un nouveau sujet Répondre au sujet  [ 308 messages ]  Aller à la page Précédente  1 ... 12, 13, 14, 15, 16, 17, 18 ... 21  Suivante


Qui est en ligne

Utilisateurs parcourant ce forum: Aucun utilisateur enregistré et 0 invités


Vous ne pouvez pas poster de nouveaux sujets
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets
Vous ne pouvez pas éditer vos messages
Vous ne pouvez pas supprimer vos messages

Aller à:  
Powered by phpBB © 2000, 2002, 2005, 2007 phpBB Group  

Traduction par: phpBB-fr.com
phpBB SEO

L'Univers de Yuimen © 2004 - 2016