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 Sujet du message: Re: Les grandes portes de la ville
MessagePosté: Jeu 10 Fév 2011 12:01 
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Localisation: Kendra Kâr
J'avais mis sept jours, sept longs jours pour rejoindre la grande et majestueuse cité blanche. Sept jours éprouvants, passés dans la solitude, jalonnés de réflexions et dangers en tout genre. Fuir les gobelins n'était pas vraiment glorieux quand on cherchait à devenir une grande guerrière et pourtant, j'ai dû le faire à plusieurs reprises, pour rester en vie, car s'il était dur de devenir forte et reconnue en fuyant les gobelins, il l'aurait été encore plus en étant morte. Sept jours que j'avais quitté Oranan donc, ma famille, mes amis, sans plus d'explication et j'étais maintenant devant les grandes portes de Kendra-Kâr. J'y étais déjà venue auparavant, mais l'effet produit restait le même. L'effervescence des lieux m'émerveillait, me ravissait les sens et je restais là, à regarder bêtement les gens entrer et sortir de la ville. Je m'amusais de voir un marchand essayer de frauder pour entrer, assurant qu'il ne possédait aucune marchandise contrefaite, il était pourtant évidant que ses "soies d'Oranan" n'en était pas. J'admirais un fier soldat sortir de la ville, se tenant droit dans son armure étincelante, la démarche cadencée, voilà ce à quoi je voulais ressembler, la barbe en moins bien sûr. J'ai dû rester ainsi une bonne heure, à observer les allers et venus avant de me décider à bouger. Il y avait un monde fou, mais les gardes faisaient bien leur travail et il était impossible de tromper leur vigilance. Je ne fut donc pas surprise d'entendre un des soldats en poste m'interpeler. Il avait tout l'air d'une recrue voulant se faire passer pour plus importante qu'elle ne l'était. Il émanait de lui une certaine gentillesse, une certaine simplicité, ce qui allait sans aucun doute faciliter les choses.

" Olah demoiselle, d'où venez vous et que venez vous faire à Kendra-Kàr ?"

La question avait été posée calmement, le ton loin d'être menaçant était même plutôt accueillant et quoi de plus normal pour une simple mesure de routine? Pourquoi ce serait-il méfié, à tort, d'une jeune fille comme moi. C'était donc sans aucune crainte que je lui répondis.

" Je viens d'Oranan et j'aimerais rejoindre la milice Kendranne, mais avant tout, j'aimerais surtout pouvoir rejoindre une auberge ."

Comme je m'en doutais, le garde me dévisageait, se demandant probablement ce qu'une jeune fille comme moi pouvait bien faire dans les rangs de la milice, mais il n'eut pas le temps de rire et de lancer le genre de brimade que n'importe quel macho aurait lancé, car à ce moment, un convoi d'une certaine importance arriva et il me fit simplement un signe de la main, m'autorisant donc à entrer dans la cité.

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Dernière édition par Milyah le Lun 28 Fév 2011 19:56, édité 1 fois.

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 Sujet du message: Re: Les grandes portes de la ville
MessagePosté: Lun 21 Fév 2011 17:10 
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Localisation: Kendra Kâr.
Cela fait quatre mois que je suis à Kendra Kâr… Aujourd’hui, enfin, je vais laisser cette ville, ce continent, derrière moi…

Le froid a envahi les rues, mais le temps est clair. Je remonte la rue principale, en direction des portes de la cité. J’ai sur moi tous ce que je possède, et mon sac n’est pas assez lourd à mon goût : mes possessions matérielles n’ont pas beaucoup augmenté pendant mon séjour. Heureusement, ma bourse, elle, s’est bien remplie. Un sourire me monte aux lèvres : la dernière semaine a été des plus fructueuses.
L’image du lyikor, silencieux, mort, s’impose à moi, chassant la joie de mon visage. J’accélère mon pas, réprimant cette vision.
Il y a peu de monde dans les rues, l’heure matinale comme le froid ayant chassé la plupart des flâneurs. Le soleil lui-même est froid. Un frisson me parcourt : je passe tour à tour de l’émerveillement à l’anxiété à l’idée de monter dans un aynore. Les vaisseaux volants des elfes sont pour moi plus des objets de mythes qu’un système de transport. Pendant mon séjour à Kendra Kâr, j’en ai déjà aperçu quelques-uns, mais je pensais emprunter un bateau pour quitter le continent plutôt qu’un de ces engins…

Aux portes de la cité se presse la foule habituelle. Même de si bonne heure, toutes sortes de marchandises alimentent la cité, et, par la même occasion, bloquent le passage. Après avoir joué des coudes pendant un bon quart d’heure, et avoir présenté comme justification à un garde mon billet et un grand sourire, je suis hors de la cité.
J’emprunte alors un large chemin, encombré par de nombreuses charrettes, en direction de la zone d’embarcation.

suite

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Angèlique, Repentie. [lvl 8]


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 Sujet du message: Re: Les grandes portes de la ville
MessagePosté: Ven 25 Fév 2011 05:13 
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Localisation: Kendra Kâr
Et j'étais de retour devant les grandes portes de la majestueuse cité blanche. Je n'entrais plus, mais je sortais. Je ne cherchais plus à me reposer, mais à travailler. Je n'étais plus seule, mais avec deux compagnons fraichement rencontrés. Oui, telle était ma nouvelle vie et cela me plaisait énormément. Beaucoup m'auraient sans aucun doute dit que je faisais une erreur. Faire confiance à deux inconnus, dont je ne connaissais absolument rien, les suivre sans hésiter, oui, on aurait pu me prendre pour une folle, mais en ce moment j'étais bien trop heureuse pour y penser, peut-être au péril de ma vie.

Je n'osais plus parler, pas vraiment par timidité, mais plutôt par peur de me ridiculiser en quelques sortes, par peur de détruire l'image que j'avais pu donner quelques minutes plus tôt. Car oui, ce n'était qu'une façade, plus ou moins. J'avais confiance en mes capacités, en mes talents. J'avais passé tant d'années à m'entrainer, à parfaire ma maitrise des armes, mais tout cela n'était que théorie en grande partie. Jamais je n'avais combattu de cibles en mouvements, jamais je n'avais fait face au danger, jamais je n'avais donné la mort. Certes, j'espérais naïvement capturer les brigands et les livrer à la milice. Mais allait-il vraiment en être ainsi? N'allaient-ils pas lutter fièrement jusqu'à la mort ? Je n'en savait fichtrement rien et j'avais tout le temps de voir ça le moment venu.

Nous étions tous les trois silencieux et pendant que les deux hommes qui m'accompagnaient vérifiaient leur matériel, moi j'observais le paysage, rêveuse. Je laissais mes pensées voguer comme bon leur semblaient. Les gens, les odeurs, les sons, tout était différent. Je continuais de m'émerveiller devant chaque petite chose, innocemment, insouciante, alors même que je m'apprêtais à livrer ma première vraie bataille. Toute mon attention était portée sur le vol d'une hirondelle, oiseau majestueux aux mouvements agiles et gracieux. Pour moi, son vol était comparable à la plus délicate des danses, des mouvements précis et parfaitement contrôlés. Faisant fi des obstacles, elle volait, sans que rien ne pût l'en empêcher, libre. M'était-il possible d'atteindre une telle maitrise, une telle grâce lors d'un combat ? J'y aspirais, ardemment, férocement, oui, je voulais faire mes preuves, devenir inarrêtable, moi aussi, je voulais danser sur le champ de bataille. Je voulais que mes ennemis tremblassent en me voyant, qu'ils retinssent mon nom. Milyah, la pourfendeuse de garzoks, ça sonnait bien. Mais longue encore était la route qui allait me mener aux portes de ce doux rêve, nombreuses étaient les épreuves qui allaient jalonner mon chemin, terribles étaient probablement les dangers qui m'attendaient. Mais je n'allais pas faiblir ni me décourager, pas maintenant, alors que les choses ne faisaient que commencer.

Rimak m'appela, son camarade et lui étaient déjà loin devant. Je n'avais rien remarqué, tant j'étais perdue dans mes pensées. Je couru pour les rejoindre et c'est dans un silence des plus profonds que notre trio reprit la route. Que dire de ce silence. A la fois angoissant et apaisant. Le calme avant la tempête. Rimak se tenait droit et avançait fièrement, la démarche assurée, les flammes du courage et de la détermination brûlant dans ses yeux. Il était impressionnant, imposant et sa simple vue m'inspirait un profond respect.
Alok quant à lui, avait une démarche lourde, presque ridicule. Son dos vouté lui donnait plus d'années qu'il n'en avait sûrement, mais autour de lui, planait aussi une sorte d'aura. Bien plus étrange, mystérieuse. De celle qui vous donne des frissons, sans pour autant vous effrayer, de celle qui vous donne envie d'en savoir plus, mais qui vous force à vous méfier. Oui, Alok m'intriguait, et je comptais bien l'observer de plus près lors de ma première bataille.

Les minutes passaient, les pas se multipliaient, la tension montait. Plus nous approchions, plus un mélange d'angoisse et d'excitation s'accumulait en moi. Un simple geste de la main de la part de Rimak et nous nous arrêtâmes. Nous étions arrivés. Le fier guerrier saisit son imposante épée, et je l'imitai en prenant ma lance en main. Voilà, enfin, les choses sérieuses allaient vraiment commencer, mon premier fait d'arme, ma première bataille, le premier pas vers mon rêve. Enfin.

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Dernière édition par Milyah le Jeu 3 Mar 2011 08:38, édité 1 fois.

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 Sujet du message: Les portes
MessagePosté: Lun 28 Fév 2011 23:20 
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Après une brève chevauchée, les herbes dans le vent, j'arrive devant les grandes portes de la ville. Comme d'habitude en ce début de journée, la file est déjà kilométrique ; je peste, il me faudra plusieurs heures pour espérer passer. Durant dix longues minutes, je patiente, derrière un couple de fermier qui vient vendre ses victuailles en ville. D'autres personnes viennent s'ajouter derrière moi, j'entends une jeune personne maugrée derrière moi, insultant tous ses étrangers qui viennent dans la cité.

Une jeune fille derrière moi demande à sa mère si c'est une oudyo devant soi. Je me retourne, faisant crier la fille qui ne s'attendait pas à avoir un visage de Sindel avec mes cheveux.

"Non, juste une sindel avec une drôle de coiffure."

(Qui en a marre d'attendre en plus.)

(T'es milicienne, tu devrais pouvoir accélérer les choses, non.)
(C'est une bonne idée.)

Je décale mon cheval de la file, empiétant sur le passage de sortie. Je lance ma monture au galop, elle part directement tandis que je hurle à qui veut l'entendre et surtout à qui ne veut pas me laisser de la place que je suis milicienne et que ma mission est urgente. Tout se passe très bien, jusqu'aux portes où je suis arrêtés par deux miliciens en fonction. Ils bloquent mon passage avec leur hallebarde de garde de la cité. Je pourrais sauter au-dessus dans la moindre difficulté, mais je choisis de m'arrêter, pilant sec mon cheval.

"Au nom de Gaïa, arrêtez-vous."

Sans me démonter, je réponds sur le même ton :

"Au nom de Yuimen et de Sithi, laissez-moi passer !"
"Qui êtes-vous et que venez-vous faire dans la cité blanche ?"
"Je me nomme Lothindil et je viens faire mon rapport à Erwen. Alors, laissez-moi passer, c'est urgent, au nom de Solennel !"
"Passez, mais la prochaine fois, faites la file, comme tout le monde."

Sans attendre plus longtemps, je lance mon cheval dans la cité et dans l'avenue principale.

(((>>> Erwen)))

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 Sujet du message: Sortie de ville
MessagePosté: Mer 2 Mar 2011 23:19 
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Localisation: Quête 30 : Fan-Ming
A peine ai-je quitté le miliciens de la porte, que je suis de retour, le cheval au galop, bien décidée à passer au plus vite. Le garde qui m'a fait stopper à l'aller est toujours là, le contraire m'aurait surpris soit dit en passant. Il semble hésiter, baisser la hallebarde et me recontrôler ou non. Me voyant arriver au galop, manifestement plus pressée encore au retour qu'à l'aller. Je double les carrioles, les piétons et tous les gens qui voudraient sortir de là cité. J'ai toujours autant de mal à comprendre pourquoi ils font autant de simagrée pour laisser les gens sortir de la ville. Finalement, le garde préfère me laisser passer et vaquer à mes occupations et arrête le groupe juste derrière moi.

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 Sujet du message: Re: Les grandes portes de la ville
MessagePosté: Dim 6 Mar 2011 19:46 
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Lydia avisa Victoire qu'elle ne pourrait pas faire de mal aux petites créatures bleues, sentiment amplement partagé par la jeune duchesse. Elle avisa aussi que lors de sa chasse, elle avait vu les hautes tours de Kendra Kâr et, mieux encore, en se pressant un peu elles pourraient arriver avant que la nuit ne soit tombée.

L'idée ne réjouit l'adolescente qu'à moitié. Certes elle n'aurait plus à fuir les orques, ni à faire attention aux serpents ou encore grimper aux arbres pour éviter de se faire dévorer. Elle n'entendraient plus les cris des villageois massacrés, ni ne verrait leur sang.

Mais elle devrait aller voir le Roi, en demandant justice pour les crimes de Tristan. Elle devrait prendre le rôle de la duchesse en exil de Blanchefort, peut-être échapper à des assassins, peut-être simplement être congédiée. Le combat qu'elle allait mener dans la cité blanche allait être terrible, il devait l'être, si un jour elle voulait redonner vie à ses terres souillées par les orques et par les valorianois.

Et elle ferait tout cela seule, sans sa protectrice. Le regard qu'elle jeta à Lydia était plein de mélancolie, mais aussi de détermination. Elle avait appris à survivre, elle avait appris à être forte, à ne plus être une enfant. Cela lui servirait bien assez tôt.

"Et bien partons dans ce cas..."

En ce qui concernait les prùù, elle usa d'une technique vieille comme le monde: elle prit une pomme de pain, la montrant aux créatures pour les exciter et les affoler encore un peu. Elle la jeta alors au loin, la montrant aux trois bestioles qui s'empressèrent de courir après, en piaillant sottement. Cela serra un peu le cœur de la jeune fille, mais c'était pour leur bien. Les deux femmes partirent en silence, rapidement, disparaissant alors que les créatures étaient en train de jouer, ne se doutant pas qu'elles étaient abandonnées.

Lydia les guida jusqu'à la route, qui était déjà plus grande que celle qu'elles avaient suivies plus au nord. La soldate indiqua à la jeune fille la direction de la ville, direction qu'elles suivirent alors d'un pas soutenu.

La chance, une nouvelle fois fut de leur côté, s'incarnant dans un bel attelage tenu par quatre grands chevaux noirs. Vu leur état, elles ne prirent même pas la peine de demander l'arrêt au cocher, qui pourtant ralentit en arrivant à leur niveau. L'un des rideaux s'ouvrit, découvrant le visage radieux d'une jeune femme, poudrée et maquillée. Celle-ci s'arrêta sur Victoire, avant de sembler la reconnaître:

"Mademoiselle Victoire, quelle surprise! Je ne me serais jamais attendue à vous voir ici. Que vous est-il donc arrivé?
-Dame Odeline? Je... C'est une très longue histoire.
-Vous vous dirigez vers la cité blanche j'imagine? Que diriez-vous de monter avec moi, votre amie et vous?"

La noble ouvrit la porte du carrosse, laissant les deux femmes monter. Victoire glissa à l'oreille de Lydia qu'il s'agissait d'une magicienne à qui son père avait offert le gîte, quelques mois auparavant, quand elle avait été malade sur ses terres.

Les femmes montèrent, la pratiquante occulte demandant d'abord comment aller Monsieur le duc avant de changer de sujet, voyant la mine grave de Victoire. Elle leur donna des nouvelles de Kendra Kâr, proposant même à la jeune fille de l'accueillir quelques jours si elle en éprouvait le besoin.

C'est en cette compagnie que finalement elles atteignirent les portes de la ville. Victoire ne put s'empêcher de regarder par la fenêtre, admirant la hauteur des murailles blanches, ainsi que le port que l'on apercevait d'ici. L'odeur marine avait quelque chose d'enivrant, de dépaysant. C'était la seconde fois qu'elle venait dans la ville, mais elle était autant impressionnée que la première.

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 Sujet du message: Re: Les grandes portes de la ville
MessagePosté: Dim 6 Mar 2011 22:32 
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Vous serez déposée en face de la grande rue, au loin, le château se dresse au dessus de la ville. Cette structure importante recèle ton dernier espoir de faire entendre justice avec l'aide de la noblesse, sinon, il faudrait trouver un autre moyen...

Lydia semblait soulagée, comme si on lui ôtait un lourd poids de la sacoche. Elle ne perdait cependant pas de sa détermination, et ouvrit la marche en direction du domaine royal, sans faire attention aux mendiants, aux marchands ni même à la milice.

- Tu peux essayer de demander une escorte aux miliciens, de suivre directement Lydia par le moyen que tu veux, on reprend au palais royal. -

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 Sujet du message: Re: Les grandes portes de la ville
MessagePosté: Sam 12 Mar 2011 13:46 
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Je voyais le feu qui ravageait l’auberge de la Tortue guerrière alors que je m’en allais, me dirigeant vers les grandes portes de la ville. Cet incendie était un bel obstacle pour mes ennemis, ce qui me donnerait une avance confortable. Je passais le plus loin possible du temple de Thimoros. Mais s’ils avaient mis des hommes à la porte, pour empêcher ma sortie ? S’ils étaient beaucoup, il faudrait ruse, et éviter le combat. Au contraire, dans le cas où ils étaient peu, je les tuerais. Mais bon, inutile de s’imaginer des hypothèses improbables.

Les remparts et la grande porte se trouvaient juste devant moi, à quelques mètres. Dans moins d’une heure, la porte fermerait, et mes chances de sortir seraient limitées. Un garde était présent, mais il était somnolent et ne portait pas grande attention à ce qui se passait autour de lui, ce qui était assez étonnant. D’ordinaire, les gardes surveillaient attentivement tous ceux qui entraient ou sortaient. Toutefois, la ville de Kendra Kâr n’étant pas en guerre, et le trafic illégal se faisant surtout depuis le port, les gardes ne faisaient donc pas bien attention à ceux qui entraient et sortaient de la ville, surtout après cette demi-douzaine d’heures passées debout.

Je n’apercevais aucune personne suspecte à proximité, mais ces hommes là étaient des experts en matière de camouflage, ce qui n’était malheureusement pas mon cas. Je m’avançais donc, jetant des regards furtifs à droite et à gauche, dans le but de découvrir un éventuel traquenard. Mais non, toujours aucune trace de quelqu’un qui pourrait désirer ma mort. Je m’apprêtais à passer la porte quand un talon me percuta en plein thorax. Je m’effondrais au sol, une intense douleur parcourant ma poitrine, me faisant souffrir le martyr. Je relevais la tête, découvrant ainsi le visage de mon attaquant. Quelle ne fut pas ma surprise quand je vis la mine lugubre de l’un des gardes ! Les yeux noirs, mais habillé de l’uniforme du royaume. Malgré le déguisement, je voyais les yeux noirs, pleins de haine et de pitié pour moi, ainsi que les muscles sous la tunique. J’apercevais aussi la longue dague au côté de l’homme, autre moyen de comprendre que ce n’était pas un membre de la garde.

Je tentais de me relever, mais le tueur me prit par le cou, me souleva, et plaça un puissant coup de genou dans mon plexus solaire, un point faible du corps humain. Ma respiration fut coupée, et je tentais à tout prix d’absorber l’air à grandes goulées. Mon ennemi me projeta ensuite par terre, avec une puissance hors du commun pour sa petite taille. Je voyais ma poitrine se soulever, mais pas je ne sentais pas l’air pénétrer dans mes poumons.

" Lève-toi maintenant ! dit l’assassin.

Je reculais, m’éloignant le plus possible de mon ennemi. Je m’appuyais contre le mur, m’aidant de celui-ci pour me relever. Je ne voyais pas bien comment je pourrais battre cet homme, étant déjà blessé, et, de plus, il semblait que ce bougre s’y connaissait en matière de combat. Je dégainais ma dague, que je prenais de la main droite, ma meilleure main. De l’autre, je sortais mon couteau de lancer de sa gaine de cuir. Je regardais mon adversaire, un rictus aux lèvres. Si je paraissais confiant et qu’il avait peur de moi, j’aurais déjà gagné la moitié du combat. Ce premier me répondit par un autre sourire. Il sortit son arme, et passa la langue dessus. Je sentis un frisson glacé parcourir mon dos. Je ne pourrais l’impressionner. Il avait déjà connu maints et maints combats pour ne pas faire attention à ce genre de pression futile qu’un combattant pouvait imposer. Par contre, sa présence glacée et son rictus sinistre, il faut le dire, m’apeuraient. Il dégageait une sorte d’aura bestial, ce que je n’avais encore jamais connu. J’avais uniquement combattu de pauvres hères ou des bienfaiteurs qui ne connaissaient rien à l’art du combat. Ceci allait sûrement être le plus dur combat de ma jeune existence.

Il s’approcha de moi, et feinta plusieurs fois. J’étais tellement stressé que je réagissais excessivement à chaque fois, sursautant comme un gamin à qui on aurait fait une blague idiote. Il éclata d’un rire gras, se délectant de la peur qu’il m’inspirait. Il commença à tourner autour de moi, comme un rapace avant de plonger sur sa proie. Et ce qu’il fit. Il se détendit tel un ressort, arme en avant, dans le but de me perforer. Je ne pus que plonger en avant, et faire une roulade peu académique.

Malheureusement pour moi, je roulais sur la mauvaise épaule, et la blessure causée par Blémard me fit crier de douleur. Alors que je me relevais, je compris qu’avant que mon ennemi se remette en garde, il y aurait un léger temps de battement, et que je devais profiter de cet infime instant pour lui infliger une attaque. Par pur réflexe, je lançais mon couteau de lancer, me rappelant approximativement où se trouvait ma cible. A nouveau, comme dans la taverne, je sentis le temps et les battements de mon cœur ralentir. Encore une fois, je vis la lame se dirigeait vers mon adversaire, qui était de profil, en direction de son cou. Le métal aiguisé s’approchait, et nul ne semblait pouvoir l’esquiver. L’homme se retourna complètement pour comprendre qu’il allait mourir. Alors qu’un sourire victorieux se dessinait sur mes lèvres à l’idée de cette victoire chanceuse, le poignard du tueur amorça un arc de cercle qui allait contrer la trajectoire de mon couteau. Non, c’était impossible. Impossible, alors qu’il venait de voir la lame, que l’homme l’arrête et empêche sa mort. De plus, mon arme allait bien plus vite que son bras. L’acier acéré de mon arme de lancer toucha le côté de celle de l’assassin, ce qui dévia l’arme de jet, qui se planta dans l’épaule de mon ennemi.

Impossible. Il était impossible, inconcevable, impensable que l’homme ai pu avoir un tel reflexe. Je ne pouvais pas comprendre comme il avait fait. Mais je devais réfléchir à ça plus tard. Le plus important pour moi, c’était de finir ce combat, et bien sûr par une victoire. Je plongeais donc sur mon adversaire, mû par une un instinct sauvage. C’était ma dernière chance de vaincre. Avant qu’il ait temps de reprendre ses esprits, je devais l’achever, et lui faire comprendre que j’étais meilleur que lui. D’un seul bond, j’arrivai à sa hauteur, et je lui tranchais la gorge avant qu’il n’ait pu faire le moindre mouvement. Des flots de sang sortaient de la gorge ouverte, avec un rythme discontinu, celui du battement de cœur.

Puis l’homme mourut, toujours avec ce rictus ironique. Peut être ne s’attendait il pas à mourir sous la main d’un débutant. Je n’avais pas le temps de procéder au rite envers Thimoros : enlever le cœur de l’ennemi et prier le dieu de la mort. Non, je devais rejoindre l’aire d’embarquement des anyores, et le plus tôt possible. Sans un regard en arrière pour le corps et la mare de sang que j’avais laissé, je quittai une bonne fois pour toute l’enceinte de Kendra Kâr. J’aperçus, sur le bord du chemin, caché par des broussailles, les cadavres de trois gardes, les victimes de mon défunt adversaire. Je voyais, à quelques centaines de mètres, et malgré les ombres, la zone d’embarquement. Je me dirigeai donc vers celle-ci, alors que j’entendais, derrière moi, la rumeur du meurtre. Mes poursuivants seraient rapidement la grande porte, et ils pourraient ensuite comprendre ma destination.

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Isidor, assassin sans remords


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 Sujet du message: Re: Les grandes portes de la ville
MessagePosté: Dim 13 Mar 2011 02:30 
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Suite des habitations de kendra Kâr


Waor était peu convaincu par l'explication hâtive d'Aztai. Cependant, ce n'était pas l'avis de Rudy qui organisait déjà le plan: il consistait à attirer le plus possible de garde et de filer droit dans l'ouverture.

-Si nous passons, il faut absolument faire attention aux archers postés sur la muraille!

-Et arbalétriers! Ajouta Waor. Je vois que parmi les quatre hommes devant la porte, deux en sont équipés...

Rudy lâcha un soupir de désespoir... Ce qui ne lui ressemblait pas. Il ne semblait y avoir aucune issue... En effet, devant la gigantesque porte entrouverte, deux miliciens parlaient entre eux. Deux autres s'étaient placés un peu plus sur la droite, adossés à la muraille côté intérieur. D'après ce qu'Aztai voyait, encore deux soldats situés sur la muraille, à au moins huit ou neuf mètres de hauteur: un endroit parfait pour tirer à l'arc.

-Je nous vois mal affronter tant de soldats à nous trois...

Aztai manqua corriger "à nous deux", car il ferait tout pour éviter la bataille... Il ferait aussi tout pour éviter la mort de Waor et Rudy.
Et puis, les miliciens s'agitèrent sous les yeux des worans cachés à une trentaine de mètres de là. Après avoir échangé quelques mots inaudibles, deux d'entre eux quittèrent le groupe en leur direction, empruntant la grande rue principale.

-Aztai, (le woran tourna la tête), voila ta diversion! Waor? Tu prends lequel?

-Celui de gauche. Il évalua la situation. Parfait, quand ils atteindront notre niveau les autres ne pourront les voir...

-Mais ils pourront les entendre!

-C'est pour ça que toi, tu vas longer la rue en face! S'ils s'aperçoivent de notre présence, retiens-les!

"Tues-les" étaient le mot qu'il voulait dire, Aztai en était sûr. Depuis le coin de maison où ils étaient, il remarque un batiment semblable de l'autre côté de la rue.

-Allez!

Aztai se lança, trébuchant, haletant, l'adrénaline bouillait en lui. Les soldats n'avaient rien remarqués grâce à la pénombre de la nuit. Sur ce, il engagea sa marche en direction de la porte le plus naturellement possible, allant en avant des hommes. Le capuchon rabaissé sur le crane, on ne lui jeta même pas un regard au moment où il croisa les soldats.

-...L'Auberge de la Tortue Guerrière! Disait l'un d'eux alors que l'autre approuvait avec enthousiasme. Aztai se retourna discrètement, dans quelques pas ils passeraient devant Waor et son père. Il s'immobilisa, s'adossant au mur de la longue baraque qu'il longeait: ainsi posté, il verrait les worans passer à l'attaque, et pourrait surveiller les deux hommes restés à la porte. Son coeur palpitait, il faisait tout pour garder son sang-froid, une épreuve des plus complexes. Même la fraicheur de la nuit ne le calmait pas.

Enfin il vit du mouvement: les deux worans avaient attendu que leurs proies passent devant eux pour les surprendre. De son imposante musculature, Rudy avait simplement rompu le cou de l'un d'eux. Waor, moins confiant avait apparemment utilisé son couteau. Jetant un regard à la porte, personne n'avait entendu le gargouillis immonde qu'avait lâché le soldat égorgé, retournant l'estomac d'Aztai.

-Parfait, murmura Rudy lorsque Waor et lui l'eut rejoint. Maintenant... Faisant littéralement bondir de surprise Aztai il se mit à hurler: AU SECOURS! en direction de la porte. Les soldats réagirent très rapidement.

-Mais qu'est-ce tu fais! Explosa Aztai.

-Chut! je vous laisse les deux qui arrivent et m'en va m'occuper des deux postés là-haut.

-Qui te dis qu'il y en pas d'autre qui vont rappliquer? Aztai perdait son calme. Son poul lui cognait aux oreilles, il posa une main sur son épée en fulminaire et vérifia que la lame coulissait correctement dans le fourreau.

-Cela va dépendre de vous...

Il se lança en avant, se montrant bientôt face aux soldats qui levèrent leurs armes, l'un une arbalète et l'autre une lance, devant la musculature imposante de Rudy. Celui-ci feignait la panique:

-Deux hommes gisent sur le sol, la-bas Messires!
Il désigna l'endroit réel où étaient les cadavres. les deux hommes se lancèrent dans la direction opposée à celle du Rudy, ils croiseraient bientôt Waor et Aztai. Rudy courrait déjà vers la grande porte qu'ils se lancèrent.

Griffes ressorties, ce fut Waor qui lança l'assaut, soutenu d'Aztai qui fit tout son possible pour effacer la peur de son esprit. Allant à leur tour au-devant des deux miliciens, ceux-là levèrent à nouveau leurs armes. Waor ne s'arrêta pas, marchant en direction de l'arbalétrier:

-Messires, il y a deux hommes...

-Oui on le sait! Coupa le lancier à la moustache bien touffu, agacé. Ils abaissèrent leurs armes et Waor, d'un bond, le chargea. D'un coup d'épaule magistral, il déséquilibra l'homme, sa lance lui échappant. Le deuxième homme leva son arme, prêt à tirer un trait mortel sur leur assaillant. Aztai entra en jeu. Il projeta son poing en direction de son bras, pour faire dévier le carreau. Dans un grognement de douleur et de surprise, le milicien n'appuya même pas sur la gâchette. Cependant il contra en frappant d'un coup de pied la cuisse d'Aztai. Perdant à son tour l'équilibre, il recula tant bien que mal: une erreur! En pleine ligne de mire, il se serait sûrement écroulé si Waor n'était pas intervenu: il saisit littéralement l'arbalète à deux mains, l'arrachant de force à l'homme, et lui en porta un coup au visage.

-Waor!

Trop tard. ne pouvant faire face à deux hommes à la fois, l'autre revint en force et lui abattit la hampe de sa lance sur la nuque. Son ami s'écroula à terre dans un grognement, proprement sonné. Aztai s'élança, dans l'élan du dégainement de son épée, il porta un coup circulaire horizontal... qui se ficha dans le bois de la lance. L'homme le repoussa comme il pouvait, alors que le woran neige repartait à l'attaque. Soucieux de l'état de santé de Waor, il se déconcentra un moment et le moustachu put faire un demi-tour sur lui-même: dans son élan; le manche frappa de plein fouet le flanc d'Aztai qui en eut le souffle coupé. Reculant tant bien que mal, épée en avant pour ne pas baisser sa garde, l'homme bondit pour lui porter le coup de grâce, cherchant à enfoncer le métal froid dans la chair de son ennemi. Dans un tintement, la pointe s'entrechoqua avec l'os de fulminaire. Une vive douleur remonta dans le poignet d'Aztai qui dû faire appel à toute la volonté du monde pour ne pas lâcher son épée. Ainsi, il put, non sans difficulté, donner un coup à pleine puissance: la lance se rompit nette en deux laissant son propriétaire sans défense. Enchaînant sans réfléchir, il porta un coup mais ne sentit pas la lame entrer en contact avec quoique ce soit... pourtant, lorsqu'il fixa son regard sur le lancier, celui-ci se tenait la gorge à deux mains, crachant un flot de sang, tombant à genoux. Aztai n'eut pas le temps de savourer cette médiocre victoire qui lui avait couté une grande partie de son énergie: l'autre soldat qui avait repris ses esprits, surgissait et envoyait une droite bien placée dans la gueule du woran. S'écroulant à terre, il crut que son heure était venu. Le gout du fer circulait entre ses crocs, lui donnant la nausée; le milicien lui porta ensuite un coup de pied dans le ventre, lui arrachant un hurlement de douleur. Et puis, un rugissement de rage déchira la nuit. En un éclair, Aztai vit une patte s'élever au-dessus de la tête de l'homme. Une seconde plus tard il était plaqué au sol, un Waor plein de haine lui plantant ses griffes dans le corp, lui lacérant le visage. Les bruits de la haine se transformaient en douleur.

-Waor, marmonna le woran neige... Mais celui-ci ne l'entendait pas. Ce n'était pas un woran mais un animal devant lui, déchiquetant sa proie, barbouillant sa fourrure rousse de liquide vermeille. Waor! Aztai bondit et tira son ami en arrière, il faut fuir! Laisse-le!
Waor repris raison et hocha la tête:

-Merci Aztai! Haleta-t-il.

-Merci à toi... je me croyais déjà mort.

Ramassant son épée et la rengainant, ils se lancèrent à pleine vitesse en direction de la porte. Rudy n'avait eu aucun problème et les attendait, du sang au bout des griffes.

-J'en ai eu trois, fit-il. Du sang ruisselait tout de même sur sa cuisse, gorgeant les poils blancs de sa fourrure. il ne semblait pas s'en soucier. Cette image donna du beaume au coeur d'Aztai.
Ils franchirent la grande porte, Waor en tête suivit de Rudy et son fils. Ca y était, ils s'en était sortit indemnes! Si seulement...

-Sales bestioles...

Une voix pennée avait prononcé ces mots. Caché contre le côté extérieur de la muraille, un homme se tenait contre la pierre, le bras ensanglanté. De l'autre, il brandissait tant bien que mal une arbalète chargée. Tout se déroula dans une lenteur effrayante, un ralentit interminable. Aztai était le seul à l'avoir vu, et le trait de bois quittait déjà l'arme, sifflant, se creusant un chemin dans l'air frais en direction de Rudy. Il posait une main sur le fourreau de l'épée fixé sur son dos, mais ce serait trop tard. Son père ne pourrait esquiver le carreau qui n'avait pas encore atteint sa cible. Aztai tenait la claymore dentée au clair, courant vers l'homme blessé à présent sans défense. Il allait lui faire payer ce crime! Lui retirer la vie comme il avait voulut retirer celle de son père. Avant que la terrible lame ne pénètre la chair, le woran neige n'entendit pas Rudy crier, il n'entendit pas son corps s'écrouler.
Le miliciens ne cria pas non plus lorsque le métal perça ses entrailles. Il leva un regard presque suppliant vers Aztai, mais il ne lui inspirait que de la haine et du dégout. le woran neige tourna les yeux vers son père et fut stupéfait. Rudy se tenait debout dans une position presque grotesque, une position "d'esquive" déduisit-il...

-Comment? Balbutia-t-il.

-Là où nous allons, tu sauras...Et Aztai comptait bien savoir! Une esquive digne de ce nom était chose incroyable, ou bien Rudy était capable de prouesses magiques... Une idée un peu stupide; Aztai n'avait que rarement entendu parlé de worans magiciens, mages ou capablent de maitriser un élément particulier, comme le feu ou les vents...

Il retira, impartial, la lame du ventre de l'homme à moitié mort qui lâcha un faible cri de douleur... Rudy et Waor n'avaient pas menti: la chair et le sang se déversèrent aux pieds du woran qui ne baissa pas les yeux, au bord de vomir... Ainsi il rengaina sa terrible épée.

Saufs... Impensable! D'ailleurs... Oui! Le coffre était bien calé au fond de sa poche, ce qui ajouta au soulagement du woran neige. Suivant son ami Waor, et son père Rudy, c'est en "famille", pensa Aztai, qu'ils s'engouffrèrent dans la nuit lourde de secrets...


Fin du Chapitre 5, fin du Premier Grimoire

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Dernière édition par Aztai le Ven 29 Juil 2011 03:27, édité 4 fois.

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 Sujet du message: Re: Les grandes portes de la ville
MessagePosté: Ven 18 Mar 2011 23:07 
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Il existe parfois des choses curieuses, à première vue, dans une vie. Celle que je vis à l’instant m’arrache un instant de doute qui a tôt fait de me faire sourire par son absurdité dérisoire. Juché sur Lune, je passe calmement sous les portes de la grande Cité blanche. Il est étrange de noter que, une année plus tôt, j’ai passé ces mêmes portes dans le même sens, en compagnie de la désormais disparue et regrettée Sidë, et que depuis lors, je ne les ai plus jamais franchies, sauf aujourd’hui. C’est comme si ces portes étaient un avènement au départ, à l’aventure, sans aucun retour, jamais. Car je doute les avoir un jour dans ma longue vie les avoir empruntées dans le sens de l’entrée. Mes quelques voyages à Kendra Kâr se faisaient souvent par voie maritime, et récemment aérienne. Reviendrais-je, cette fois, par les portes blanches ? Je n’en ai aucune certitude, vraiment. L’aventure m’appelle à nouveau, et je la sens me gagner, comme cette soif sans cesse présente de liberté.

Le cœur libre, l’âme au vent, le visage au clair et les jambes bien campées sur mon étalon puissant, je me lance une fois de plus vers l’inconnu, vers une destinée que je me construis sans totalement la contrôler. Et l’ivresse de cette vie qui est la mienne m’accapare soudainement, à peine entachée par la rage constante de porter une malédiction sur la lame qui pend à mon côté.

Sorti de la ville, je lance Lune au galop sur les routes paysannes, vers les Grands Duchés des Montagnes surplombant le continent. Et je me laisse emporter par la spontanéité de ce nouveau voyage…

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 Sujet du message: Re: Les grandes portes de la ville
MessagePosté: Mar 22 Mar 2011 17:41 
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Lorsqu’il arriva devant les larges portes de Kendra Kâr, Baltron fut ébahis par la grandeur de la ville. Pour lui qui n’avais connu que la campagne et Bouhen lors des quelques occasions ou Valentin, son maitre, acceptait de l’emmener avec lui lorsqu’il avait besoin de fournitures spéciales, la grandeur de Kendra Kâr dépassait toute ses attente. Une foule se pressait aux portes de la ville, encadrée par les gardes et surveillés par de nombreux archer sur le rempart. La foule ne paraissait nullement impressionnée par la beauté de la ville et Baltron se demanda si quoi que ce soit pourrait les surprendre, lui-même se tenait immobile et bouche bée toujours ébahis par les immenses murailles qui ceignant la cité. Une lueur d’admiration brillait également dans ses yeux lorsqu’il observait les rutilants uniformes de la garde, lui qui voulait défendre son pays contre les orques ne pouvait qu’admirer ces vaillants soldats qui se tenaient prêt à se sacrifier pour autrui.
Il finit cependant par prendre sur lui et détachât son regard de ce joyau d’architecture pour avancer à travers les portes. Valentin lui avait dit que si jamais il voulait approfondir ses connaissances magiques ou tout simplement trouver d’autres mages, l’obédience de la magie pourrait l’aider. Valentin la lui avait décrit comme une puissante guilde et son petit combat face aux trois bandits avait fais comprendre à Baltron que si jamais il voulait défendre efficacement son pays, il lui faudrait bien plus de pouvoirs, c’est pourquoi il avait décidé de s’y rendre afin d’en apprendre d’avantage sur la pyromancie. Alors qu’il allait enfin rentrer dans la ville, un garde l’interpella :

« -Hey dit donc l’ami, pas si vite ! Qu’est-ce qui t’amène à Kendra Kâr dit moi, t’as pas l’air d’un marchand ni d’un touriste ?
-Je me prénomme Baltron Enedarr et je viens à Kendra Kâr pour y parfaire ma connaissance de la magie auprès de la nouvelle obédience de la magie !
-Un mage… Bon, tu peux passer mais attention, si tu fais du grabuge attend toi à avoir des ennuis !
-Pas de soucis, je ne viens pas pour semer le chaos.
-Et un dernier conseil : enlève ta capuche, au moins tu feras moins patibulaire ! »

Le garde s’écarta laissant passer Baltron. Celui-ci suivit le conseil du garde et enleva sa capuche, ses yeux mirent un peu de temps à s’adapter au soleil maintenant que ce dernier lui arrivait droit dans les yeux mais finalement, il pu reprendre sa route. A peine avait-il fait deux mètres qu’il se rendit compte qu’il était perdu dans cette immense ville. Il fit donc demi-tour et chercha du regard le garde qui l’avait interpellé.

« -Z’cusez moi, j’ai oublié, vous ne savez pas où trouver la Nouvelle Obédience de la magie par hasard ? Je suis nouveau en ville ! »

Sur le coup, le garde eut un mouvement de recul face aux yeux rouges du mage mais l’air dépité de ce dernier eut finalement le dernier mot et le garde éclata de rire de bon cœur.

« -Bah mon ami, t’es pas banal toi, j’comprends mieux la capuche ! Enfin, on est habitués à voir des trucs surprenants dans le coin donc pas la peine de te cacher, profite un peu du beau temps ! »

Finalement, ce dernier se montra fort sympathique et lui indiquât sans problème le chemin vers la faculté de magie. Après l’avoir remercié, Baltron se mit en chemin.


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Approchez si vous l'osez mais attendez vous a un combat brûlant!




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 Sujet du message: Re: Les grandes portes de la ville
MessagePosté: Mer 18 Mai 2011 22:50 
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Décidément ces compagnons de route se dévoilèrent particulièrement à cran. L’un en rage, l’autre désespéré et l’auguste complètement dépassé, Rosa les observa déçue d’une telle réactivité, c’était presque trop facile. Comment pouvait-elle s’amuser si ce trio prenait des airs graves à chacune de ses prises de paroles ? Après tout, le capitaine voulait de l’autorité, la perruche un air faussement sage et Nark la vérité en son nom, que fallait-il porter comme masque ? Elle leva les bras dans un sourire, Heartless avait parlé et personne n’oserait rien ajouter ! Ce gorilla qui semblait être la source de cette haineuse quête, la shaakt essaya de se remémorer son visage, certaine de l’avoir vu. En effet après quelques instants, un vague souvenir fit son apparition. Un homme que le temps avait déjà frappé, brute et bruyant rien de bien intéressant… Le singe criait si fort dans l’auberge alors qu’il transportait le capitaine suant de malédiction. Si serviable, pourquoi avoir trahir son maître ? Cependant si la vengeance désignait cet individu il ne fallait pas pester, ils se montraient si décidés. Que ferait Thalo à sa place ? Peut être se maudire d’avoir rejoindre des pirates… Rosa songea aux défauts de son petit plan égoïste, sans son bouclier la ville allait redevenir une phobie. Sa capuche ne pourrait pas la cacher éternellement de ce fardeau pesant et la compagnie de ses rustres ne convenait pas. Tant pis, le prix s’annonçait lourd mais elle tenait à piquer le guerrier et découvrir le monde par la même occasion. Un oiseau blanc lui faisait face, son bec si silencieux jusqu’à présent tentait un sourire gêné. L’elfe leva les yeux, qu’est ce qu’il recherchait, une trace de peur, déjà visible ? Non, il feignait l’enthousiasme pour ce qui allait être un plan d’évasion malmené. Ce Mazhui car c’était son nom, tendit le bras pour désigner leur chemin puis expliqua :

« Il semblerait que nous devons faire voyage ensemble. Cela ne vous dérange t-il pas ? »

Ne sachant que penser, Rosa abrita ses yeux du jugement de ce personnage. Après un bref instant, elle lui répondit brièvement :

« Bien sur, passez devant. »

Rien, il ne fallait rien lui donner. Cet auguste se cachait dans un mutisme qu’on pouvait croire sage mais la sorcière affamée attendait volontiers une preuve irréfutable. Son esprit se montrait truffé de flegme, une philosophie reposante certes mais qui faisait plus croire que prouver. Elle brulait de le voir briller, cette marionnette sans teint ni personnalité qui jusqu’alors se croyait au dessus de cette scène. Si cet homme détenait l’intelligence qu’il tentait de dissimuler alors la shaakt discuterait. Mais la lâcheté de l’esprit qui se refuse au dialogue ne méritait qu’une pure et simple ignorance. Pour l’heure, ils devaient sortir de la cité sans se faire prendre et marcher avec un évadé mystérieux n’apportait pas grand chose. On la bouscula, plus ils avançaient plus le vieux poison remontait. La mage souffreteuse commençait à lever la tête là où elle pensait sentir les regards malveillants. Elle aurait pu saisir le bras d’acier de Thalo mais désormais c’était un parleur d’occasion sans présence qui se tenait à ses côtés.

« Nous approchons de la porte. Le plus difficile sera de passer la herse sans attirer l’attention. Mais peut être la chance nous sourit-elle, regardez ! Une masse de gens se précipite vers la sortie ! »


Des marchands et voyageurs, voilà qui suffisait à apaiser leurs craintes pour atteindre la sortie sans être vus. Cependant un garde voyait ça autrement et les interpela.

« Dame… Votre capuche et vous aussi. »

« Oh vraiment est ce nécessaire ? Mon compagnon croit avoir attraper la maladie… Il se met à hurler dès qu’on lui retire son baluchon. »

« Laisse Aerin, y’a pas de shaakt dans la description des trois hommes… »


« Ouais foutez moi le camps. Je veux pas attraper cette saloperie. »

Pour eux, la traversée semblait réglée. Ils attendirent donc le reste de la troupe devant l’énorme corps de garde comme pour espérer que cela les fasse arriver plus vite.

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 Sujet du message: Re: Les grandes portes de la ville
MessagePosté: Jeu 19 Mai 2011 20:54 
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Cette félicité de si courte durée, l’accoutumance n’était même pas arrivée que déjà le regret s’affichait. Rosa se sentait fatiguée, jouer avec son bouclier ne l’amusait plus, peut être même qu’elle n’en a tiré aucune satisfaction. Ce qu’elle croyait sentir s’est effacé, l’inconstance désormais semblait déjà la rattraper, la présence du guerrier lui manquait. Le mutisme de Mazhui l’exaspérait, la shaakt préférait les sottises du wiehl qui pouvait avoir bien plus de pertinence. Seulement si celui ci la trouvait, comment lui persuader de faire route avec des escrocs marins ? Le protecteur disposait d’un large éventail de préjugés sur les criminels or les pirates en détenaient plusieurs. Des meurtriers, des incrédules et des êtres abjects sans aucun respect des sépultures, voilà ce qu’il voyait. L’humain regardait la mort sous ses plus beaux atouts ; quand elle ne fauchait pas ses proches ; mourir au combat, honoré pour ses actes. Tout ce bel assemblage n’avait pas sa place dans la cruelle mer, le corps est rongé par la vermine des flots et les ossements pourrissent dans un néant absolu d’eau. A bien y réfléchir, son passé de fils de marchands devait y être pour quelque chose. Le jeune hardi aurait été abasourdi par le traitement d’un navire marchand sabordé par les pirates et ainsi sa haine se nourrissait d’images profondément enfouies dans un bel abysse de rancœur ! Pourtant Rosa tenait une place dans un équipage et curieusement elle refusait de la lâcher. Eventuellement par son incapacité à croire à une autre chance ou… Les autres prenaient bien trop de temps à rejoindre la sortie. L’elfe pouvait voir la milice qui s’agitait de là où elle était, si Heartless se montrait aussi discret que prude, ils retourneraient aux cachots. Une silhouette familière luisait au loin, elle finit par attirer l’œil de la sorcière. Thalo courait vers elle.

« Je me disais bien ! La ville vous pesait trop et vous êtes donc sortie ! »

Rien que ça, une déception totale.

« Tu m’as trouvée… ? »


« Oui ! Je me suis fait un peu de soucis… Enfin, c’est justifié ! Vous avez entendu parlé du fléau qui s’abat sur la ville ? J’ai même appris que des pirates s’étaient évadés… Alors j’ai prié le forgeron et je me suis mis à votre recherche ! »

« Oh… En voilà un d’évadé »
Elle désigna Mazhui « Reste à savoir si c’est un pirate. Quant aux autres il s’agit d’Heartless le capitaine et Nark ton ami milicien. »

Un temps, soudain l’atmosphère se donna un ton qui éveilla les sens de la mage, délicieuse surprise du guerrier !

« Ils ont massacré des gardes… »

« Oui, et ils ont la ferme intention de s’échapper de la cité ! »


Un temps.

« Je… Qu’avez vous en tête ? »

« Je pensais les suivre. »


Les mots lui manquaient.

« Sirius n’a pas vraiment crié sa volonté de se lancer dans la piraterie. En réalité, il cherche d’abord à récupérer son bateau qui lui a été volé. N’est ce pas une quête noble ? »

« Ce sont des criminels et après que feront-ils ? Comment Nark ce guerrier que je respectais, a t-il pu rejoindre un être abject et assassiner des frères d’armes ?! »

« Faisons plus simple pour soulager ta conscience. Je veux y aller et je n’ai pas l’intention de laisser passer cette occasion. »

« Non ! Vous ne pouvez… »

« Très bien. Dans ce cas vous me réprimanderez à mon retour. »


Le poignard perfora ses entrailles, transperça son âme et une nouvelle fois il eut le souffle coupé. Thalo baissa la tête comme pour s’annoncer vaincu.

« Tu viens avec moi, j’ai toujours un contrat où ton nom y figure. Nous les aiderons à récupérer le navire et ensuite nous aviserons, est-ce clair ? »

« Je respecterai mon serment cette fois ci. Mais prenez garde de ne pas dépasser les paroles que je vous ai offertes. »


Son ego hurlait de rage, sa compassion tenait à grande peine cette colère sous silence. Néanmoins la victoire de Rosa était totale. Le protecteur n'adressa pas un seul regard à Mazhui.

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 Sujet du message: Re: Les grandes portes de la ville
MessagePosté: Lun 30 Mai 2011 01:18 
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« Vous avez entendu le marchand ? Il peut y’avoir un risque et l’utiliser sous la fatigue peut être dangereux… »

Mais elle n’écoutait pas, sa silhouette s’éloignait déjà de ses vains conseils trop enjouée par la promesse que ce fluide pouvait apporter. Thalo soupira, le pouvoir effaçait bien des choses du visage des mages. Rosa si posée d’habitude se montrait déraisonnable dans les questions de connaissances ou d’apport de puissance. Peut-être que ces fluides étaient en réalité une drogue. Le guerrier s’excusa, ses pensées venaient de le faire bousculer une pauvre passante puis tout en restant distrait il s’empressa d’atteindre la sorcière. Les gardes reconnurent l’étrange couple mais sans trop relever leur va-et-vient incessant, ils les laissèrent passer. Mazhui n’avait pas bougé, il attendait patiemment le retour de ses partenaires. Le mystérieux personnage semblait presque déçu qu’Heartless ne les accompagnait pas. La shaakt ne s’en souciait pas non plus, elle ouvrit son sac et en sortit les parchemins achetés, fermement décidée à apprendre de suite ses nouveaux sortilèges. La jeune elfe bien insouciante voulut s’isoler mais cette fois Thalo allait la surveiller.
Rosa ne pouvait plus attendre, les parchemins étaient de nouveaux remparts, une nouvelle façon de manipuler le feu. Chaque pas vers la connaissance en magie du feu la rendait moins vulnérable. Elle voulait toujours se rapprocher du sentiment de sécurité et ces apprentissages lui donnaient l’impression de le frôler. Le marchand avait dit que la lecture serait simple, elle ne perdrait donc pas de temps. La Shaakt déplia le premier. L’écriture se montra très simple à retenir, la magie réagit et l’appela à un essai. La jeune femme se plaça et réalisa le sort mécaniquement, ces nouveaux parchemins étaient des merveilles, les flammes jaillirent et le cercle de feu fut invoqué avec succès. Rosa prit un instant pour l’imprimer dans sa mémoire puis passa au deuxième. Même intrigue, le sort fut retenu et malgré une petite fatigue, la sorcière lança le sort repéré sur trois arbres. L’elfe sombre souffla, satisfaite de cette leçon éclair. Il ne restait plus que le fluide, ce qu’elle pensait faussement un réconfort. Folle de présomption elle passa outre toutes les mises en garde et absorba la fiole. La puissance fit son entrée puis une soudaine grande fatigue arriva sans tarder, Rosa ferma les yeux puis une absence.

Thalo la vit se laisser tomber en arrière.
La malheureuse ouvrit les yeux lentement. Au vu de son regard surpris, elle ne semblait pas savoir ce qui venait d’arriver. Thalo se tenait près d’elle en train d’analyser la fiole vide, il la posa sur le sol puis se tourna vers la mage déboussolée.

« Vous avez eu un malaise. »

La sorcière soupira comme si elle venait de se rendre compte de sa bêtise.

« J’ai sous-estimé la puissance de cet article. »

« Une erreur… Ça arrive. Mais vous m’avez encore fait peur ! »
Déclara d’un air benêt le guerrier amusé

Rosa se redressa avec pour aide une armure de plate trop occupée à se moquer. Certes, elle avait été sotte mais il était hors de question de s’abaisser devant l’orgueil de ce tas de muscle et de fer. La shaakt fragile aurait pu en mourir mais l’épreuve se dévoilait remportée et le mana coulait d’avantage en elle. Ils rejoignirent de nouveau la route qui menaient aux portes, Mazhui fit signe que les autres n’étaient pas encore arrivés. Cette attente se montrait de plus en plus exaspérante. La mage disposait de nouveaux pouvoirs et elle devait patienter pour le couple d’assassins de bas étages qui devait surement faire un spectacle de guignol dans une rue de Kendra Kar. Décidément la fortune semblait bien ferme à se tenir en ennemie de mauvais goût. Elle prit le temps de remettre ses idées en place, cette expérience n'était vraiment pas à refaire.

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 Sujet du message: Re: Les grandes portes de la ville
MessagePosté: Ven 3 Juin 2011 18:15 
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Localisation: Au bureau de recrutement de la Confrérie d'Outremer à Tulorim
Les cuisses brûlantes et les pieds pleins d’ampoules, les deux compères arrivèrent enfin à la Grande Porte. Nark n’en pouvait plus. Quitte à être ridicule, autant se mettre nu. Au moins, ces affreux vêtements trop petits et trop serrés, dans lesquels il ne pouvait se mouvoir, ne le dérangeraient plus. Ils devaient montrer à tous les passants qu’ils n’avaient pas l’habitude de porter ce type d’habits, car la plupart des badauds se moquaient d’eux à leur approche. Ils n’étaient pas crédibles. Tous les miliciens les reconnaîtraient et ils seraient pendus. Heartless devait déjà avoir une sacrée réputation vu son tempérament.

La semi-elfe avait depuis longtemps disparue et le jeune homme ne savait pas si elle se trouvait devant ou derrière eux, où si elle se trouvait encore dans la cité blanche. Peut-être les avait-elle trahis. A cette pensée, l’ex-milicien s’énerva. Non pas à cause des ridicules frusques qu’il portait, mais à l’idée d’être trompé alors qu’il avait donné sa confiance à la non-humaine. De plus, le chapelier leur avait assuré qu’ils pouvaient croire la sang-mêlée.

Comme d’habitude, beaucoup de monde se trouvait à la porte principale. A n’importe quel moment de la journée, des commerçants, marchands ambulants, voyageurs de passages, immigrés passait la porte. Haute d’une dizaine de mètres et fait d’un bois très épais, une dizaine de garde contrôlait l’identité de tous. Une autre dizaine de miliciens se trouvaient en haut des remparts. S’il devait y avoir confrontation, les deux hommes seraient dans l’obligation de fuir s’ils ne voulaient pas mourir. Les pirates s’approchèrent de la Grande Porte. Dans le but de paraître encore moins suspect, Nark demanda aux sentinelles ce qu’il se passait.

« Nous recherchons trois hommes qui ont tué cinq miliciens Messire. Tout porte à croire qu’il s’agit de pirates. »


Nark prit un air scandalisé et apeuré.

« Des pirates ! Prions Gaïa pour que vous les arrêtiez rapidement ! Je ne peux supporter ses criminels qui pillent mes bateaux ! »

« Ne vous en faites pas, Messire, nous avons la situation en main. Pas même une fourmi ne passerait dans les mailles du filet que forme nos hommes. Tous fouillent la ville. Vous n’avez rien à craindre. »

« Gaïa en soit loué ! Merci beaucoup pour ce que vous faites pour tous les habitants de notre merveilleuse ville. »


Le criminel sortit quelques pièces de sa bourse et les tendit au garde. Celui-ci le remercia et les laissa passer. Nark eut un sourire devant l'orgueil de la sentinelle. Il comprendrait peut-être qu'il avait aidé les fugitifs tant recherchés à quitter la ville et en serait certainement dégoûté. Le capitaine et son subordonné arrivèrent en vue de Mazhui, de Rosa et de son protecteur, Thalo. Le guerrier couvert de plates avait donc retrouvé sa protégée. Le milicien déchu s’approcha de lui et s’écria :

« Thalo, mon ami, comment vas-tu ? »

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Nark, enchanteur de niveau 6, à la recherche de son passé perdu.


Dernière édition par Nark le Lun 20 Juin 2011 21:04, édité 1 fois.

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