L'Univers de Yuimen


Forum de Jeu de Rôle Médiéval-Fantastique




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 Sujet du message: Re: Zone d'embarcation
MessagePosté: Mar 19 Fév 2013 15:49 
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Visiblement Amalia est également prête à partir. Je suis soulagée de cette réponse, même si cela m’aurait permis de passer une nuit de plus avec Èroma. Mais bon, je me console en me disant que l’on aura l’occasion d’en passer encore beaucoup ensemble. Je me retrouve dehors où le soleil brille et m'éblouit soudainement. Je décide de me rendre le plus vite possible au lieu le plus approprié : la zone d’embarcation.

Je marche silencieusement, n’osant pas entamer la conversation. Je n'ai jamais été très douée pour faire connaissance. Le chemin n’est pas très long et je me sens idiote de ne pas oser lui parler. Après de longues minutes de réflexion, je me décide enfin à lui adresser la parole.


"Alors, parles-moi de toi. D’où viens-tu ?"

Je me sens bête de lui demander quelque chose d'aussi banal, mais il faut bien commencer par une. J’ai hâte d’entendre sa réponse et tout ce qu’elle voudra bien me dire. Nous arrivons en vue de la zone tant convoitée.

"Nous y voilà ! Saches que je suis ravie de faire cette mission avec toi. Je te propose une chose, je paye les deux billets pour l'aller et tu paieras ceux du retour."

Je m’approche du guichet et demande deux aller pour Tulorim. Je sors la bourse donnée par Nathanael et règle nos billets vers une aventure, qui je pense va me réserver des surprises. Cependant je sens que je suis avec une bonne partenaire. On s’en sortira et reviendra à deux au Nobelium !

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Un grand merci à Dame Itsvara pour la signature




Dernière édition par Elylia le Sam 17 Aoû 2013 22:07, édité 1 fois.

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 Sujet du message: Re: Zone d'embarcation
MessagePosté: Mar 19 Fév 2013 19:01 
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Intervention GMique pour Elylia



La personne au guichet, une sindel de grande taille, écoute ta demande avec attention. Elle sourit poliment.

"Deux allers simples pour Tulorim. Cela vous fera 90 yus, je vous prie."

Après avoir reçu ton argent, elle te donne deux tickets en conservant son sourire. Elle lève ensuite la main sur le côté, inclinant légèrement la tête.

"Nous vous souhaitons un agréable voyage."

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 Sujet du message: Re: Zone d'embarcation
MessagePosté: Lun 11 Mar 2013 11:37 
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Un nouveau départ

Le début du trajet se fait en silence, ce silence timide qui suit une rencontre, celui que personne n'ose briser de peur de dire une bêtise.

C'est Elylia qui brise se silence, d'une question des plus banales mais des plus appropriées. Elle me demande d'où je viens, de parler de moi.

Je baisse un instant les yeux, ne sachant par où commencer.

"Je suis originaire de l'Anorfain, fille de la famille Rosenoire. Je suis musicienne. Violoniste plus précisément. Je suis venue ici pour mon compagnonnage, mais ça a un peu dérivé."

Un sourire se dessine sur mes lèvres en repensant à ce qu'il s'est passé aujourd'hui. Je lui raconte mon arrivée à Kendrà-Kar, Alya, et Equilibrium.

"Et toi, qui es-tu ?"

Ma compagne n'a pas vraiment le temps de répondre à ma question, l'embarcadère se dresse déjà devant nous. J'espère ne pas l'avoir ennuyée avec mes histoires. Elle me rassure en me disant que faire cette mission avec moi lui fait plaisir. Elle se propose de plus de payer les deux places de l'aller. Je m'occuperai du retour.

"Il n'y a pas de soucis."

Une fois les billets payés, nous montons à bord de ce qui va nous mener à Tulorim. J'ai à la fois hâte d'y être, et peur de ce qui pourrait m'y arriver. Mais Elylia semble forte autant physiquement que mentalement, je n'ai donc pas de soucis à me faire.

L'Aynore

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Merci à Itsvara
Musique jouée par Amalia en concert
La musique donne une âme à nos cœurs et des ailes à la pensée. Platon


Dernière édition par Amalia rosenoire le Mar 10 Sep 2013 12:10, édité 1 fois.

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 Sujet du message: Re: Zone d'embarcation
MessagePosté: Dim 19 Mai 2013 10:04 
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Fenghuang



Salamandres




Agadesh s'avança. Il ne savait pas trop ce qu'il faisait vraiment en l'approchant, mais voir des visages familiers lui était tellement rare ces derniers temps... Au fond, il ne la connaissait pas le moins du monde. C'était à peine s'ils s'étaient adressés la parole. Mais ils avaient combattu ensemble, elle avait démontré être une farouche combattante et pris les décisions qui s'imposaient. Il avait pour elle le respect du guerrier.
Elle restait cependant un mystère, cette créature féline qui était habillée d'un simple pagne et d'un soutien-gorge d'un bleu éclatant, parée de quelques coquetteries de bijoux dorées, digne d'une courtisane ou autre danseuse du ventre, marchant pieds nus sur son chemin. Quelque part, ça l'intriguait et lui donnait une joie inattendue, comme s'il venait de reconnaître un de ses semblables des dunes.

Il l'interpella donc, esquissant un sourire :
"Vous, par les ancêtres, je vous reconnais ! Nous avons combattu ensemble !"

Elle semblait plutôt bien accueillir cette rencontre et s'avança vers lui :
"Oui, vous êtes le nomade qui m'a défendu après l'attaque des katrels ! Laissez-moi vous faire la bise !"

Agadesh fut pris de court. Bien qu'il la respectait, qu'elle lui fasse la bise était une familiarité avec laquelle il n'était pas à l'aise. Dans le désert, les contacts physiques étaient très restreints. Encore plus en public.

Son ton se fit plus sec, l'arrêtant dans son geste en lui prenant les épaules:
"Attendez. Nous ne sommes pas proches à ce point."

Elle fut étonnée de cette réaction, laissa tomber d'un haussement d'épaule et lui répondit :
"Je vois vraiment pas pourquoi faire tant de manière... Mais d'accord, d'accord. Je n'insiste pas. Au fond, vous avez raison. Je ne sais même pas votre nom."

"Agadesh. Agadesh Kel Attamara, du désert de l'est. Je suis ravi que nos pas se croisent à nouveau."

"Moi c'est Chanpawa. Vous, vous allez où comme ça ?"

"Je me dirige vers Kendra Kâr. Vous connaissez l'endroit ?"

"Si je connais Kendra Kâr ? Ah, j'en connais le moindre coin de rue ! C'est génial, on va pouvoir faire le chemin ensemble alors !"

Le nomade accueillait la nouvelle avec contentement et y voyait là encore un stratagème des dieux pour faciliter son voyage.

"Comment est la route ?"

"Pas très longue. Il y a à peu près une demi-heure de marche."

"Dangereuse ?"

"Alors là non, certainement la moins dangereuse de tout Yuimen. On est assez près de la ville, c'est pas mal fréquenté par ici. Alors il y a beaucoup de gardes qui tournent. Pas de bandits de grands chemins et on est loin des endroits où vivent les créatures. Pas de souci à se faire à ce niveau-là... Alors, si je comprends bien, c'est votre première fois, à Kendra Kâr ?"

"En effet."

"Sans rire ? Ah, c'est une sacrée ville vous allez voir. Ça grouille tout le temps, y a toujours des trucs à faire ou à voir. Vous regretterez pas le voyage. Vous y allez pour quoi ?"

"Je dois me rendre à la grande bibliothèque, faire des recherches."

Chanpawa fit une grimace.
"Ah. Vous... Vous n'avez pas l'air d'un prêtre ou d'un érudit, pourtant."

"Non, je suis un guerrier des dunes et ne suis pas familier des écritures, mais la bibliothèque est une étape que je ne peux éviter. D'ailleurs, n'êtes-vous pas vous-même une guerrière ? Vous aviez fait des prouesses contre ces créatures des airs !"

"Je suis une humoranne mais ma mère m'a élevé à la manière woranne, à la dure. Alors oui, je sais me battre."

Agadesh pensait qu'elle devait parler là de sa race, qui lui était inconnu. S'il ne pouvait réaliser le sens total de cette phrase, il comprenait qu'elle devait être d'un peuple guerrier et cela lui suffisait pour ne pas poser de questions qui pourraient le faire paraître plus ignorant encore.

La route qu'ils empruntaient était en effet très fréquentée. Ils se trouvaient toujours dans le nuage des voyageurs venant de la zone d'embarcation aérienne, qui devaient tous se rendre dans la ville. Autour d'eux, le paysage était dégagé. Des champs de légumes étaient envahis de paysans récoltant le fruits de leur labeur et s'étendaient jusqu'à disparaître derrière quelques lointaines collines sur lesquelles se trouvaient éparpillés quelques moulins. Des greniers accueillaient les denrées, des cabanes en pierre sèche protégeaient du soleil les travailleurs fatigués et des seaux d'eaux étaient portés depuis des puits et des pompes. Quelques bêtes de somme se faisaient apercevoir : chevaux de bât, mules et autres bœufs suivaient sagement leurs maîtres, kendrans pour la plupart sinon varrockiens ou sinaris.

Vers la droite, la mer était visible et le bruit réguliers des vagues sur les quelques reliefs de cette plage de galets se faisait entendre discrètement. La route s'en rapprochait de plus en plus. Des marins étaient eux aussi à la tâche là où les cabanes de pêcheries se rejoignaient, sous l’œil envieux de mouettes criardes. L'on y salait daurades, orphies, bogues, muges, rougets, pageots, soles, raies, denahs, homards, écrevisses et autres bienfaits de la mer et non loin, une humble distillerie récupérait l'algue qui serait rapidement transformé en liqueur avant d'être revendu aux commerces de la ville.

Aussi, des fortins militaires, miradors et autres guérites étaient éparpillés aux bords de la route et accueillaient des gardes portant les couleurs rouges et bleus de la ville.

Agadesh commençait à comprendre que cette région devait être plus prospère et peuplée que toutes celles qu'il avait pu apercevoir auparavant. Et il était vrai qu'il semblait régner une solide sécurité ici puisque peu de personnes portaient armes, outre les gardes. Ceux-ci étaient protégés de côtes de mailles, rondaches au bras arborant un soleil, et équipés d'épées courtes. Il ne pouvait cependant s'empêcher de penser qu'il s'agissait là d'une suffisance absurde de ces populations que de se balader sans aucun moyen de défense, comme s'ils se prenaient pour des dieux et qu'aucun danger ne pourraient jamais les menacer. Beaucoup de ces gens n'étaient évidemment pas des guerriers et, par leur ignorance au combat, ils seraient toujours vulnérables et incapables de défendre leur honneur ainsi que celui de leur peuple et de leur famille. Vraiment, il ne comprenait pas et il ne put s'empêcher de le dire à voix haute :
"Ces gens ne guerroient-ils donc jamais ?"

L'humoranne semblait entendre les pensées passées du nomade et lui répondit :
"Humpf, et pourquoi ils feraient ça ? Les frontières sont loin et ça fait des siècles que la ville n'a pas été attaqué. Ces kendrans se croient intouchables et dès qu'ils ont le moindre problème, ils se cachent derrière la garde ou engagent des mercenaires au rabais pour les protéger dans leurs déplacements. Alors pourquoi apprendre à se battre ? On aurait pu croire que la guerre avec les peaux-vertes les auraient réveillé mais non, pas le moins du monde. C'est la faute de leurs dirigeants ça, qui leur bourrent le mou en déclarant à tue-tête qu'ils sont en train de vaincre, de ne pas s'inquiéter... Mais la vérité, c'est qu'ils s'embourbent là-dedans. Dahràm a été conquise, les elfes noirs se sont ralliés à eux, Zewen sait combien de temps l'Ynorie tiendra encore... Et si un jour leur vient l'idée d'attaquer en force les duchés, on les aura aux portes de la ville avant de pouvoir s'en rendre compte... J'ai même entendu dire que des garzoks avaient été intercepté en train d'établir un camp dans la forêt à côté de Bouhen ! Ça prouve bien que quelque chose cloche quelque part non ? D'où ils sont venus et comment ils ont pu arriver jusque là sans que personne ne les remarque ?"

Agadesh ne connaissait rien de cette guerre et ne comprenait que partiellement ce dont il était question. Son séjour en Ynorie lui aura cependant permis de comprendre qu'il devait s'agir de la même guerre, que ces peuples étaient alliés contre un redoutable ennemi venant du nord.

"On dirait que ça vous touche tout particulièrement."

"Si ça me touche ? Pas vraiment. Mais tout ces menteurs de noblaillons me dégoutent. Comme je vous l'ai déjà dit, j'ai été élevé à la woranne. Toujours à me balader sur les routes, je suis à la fois nulle part et partout chez moi. C'est grâce à ça que je comprends ce qu'il se passe un peu partout et je peux vous dire que dans n'importe quel royaume que l'on soit, ces enflures profitent de l'ignorance de ces pauvres trimeurs pour leur faire avaler tout un tas de couleuvres, tout le temps... Avant, j'étais dans un groupe de mercenaires itinérants. Mais c'était des sales gars et le chef, c'était le pire d'entre eux. Au bout d'un moment, on a été contacté par un ponte d'Exech qui voulait notre "protection" et notre "participation" pour plusieurs contrats... Tu parles ! Il mouillait jusqu'au cou dans des affaires de guerres de clans et des histoires de magie obscure. J'ai vu de ces trucs, à rien n'y comprendre... On n'a pas réussi à le protéger, il avait trop de monde à dos. Même ses propres hommes s'étaient retournés contre lui. Il s'est fait tué et nous, on s'est retrouvé condamnés à se cacher dans les bois. J'ai filé en douce et les ai vendu au clan le plus puissant contre ma tranquillité et quelques yus. De toute façon, ils étaient tous pourris jusqu'à la moelle. Ils le méritaient et je le regrette pas une seconde. Depuis cette histoire, je me débrouille comme je peux. Hors de question de recommencer à bosser avec des gens que je ne connais pas. Surtout pour me retrouver encore une fois avec une équipe de dégénérés, dans des embrouilles impossibles. Alors je chasse et j'enchaîne les petits boulots d'une ville à l'autre. Là, je sers de messagère pour une compagnie marchande de Tulorim. Pas vraiment passionnant, mais ça paye bien. Dès que j'aurais assez, je pense me payer un bon cheval et peut-être rejoindre une communauté woranne voir comment ça tourne. Ma mère ne m'en a pas dit que du bien, mais je vais tenter de me faire ma propre expérience. Qui sait ? S'il faut, je m'y plairais bien."

Agadesh l'écoutait d'une oreille distraite. Son passé ne l'intéressait pas vraiment, il ne comprenait que vaguement ce dont elle parlait et lui qui était de la famille royale des Kel Attamara et avait des valeurs, ses généralisations péjoratives sur la noblesse et ses histoires de trahison teintées de lâcheté et de cupidité n'était pas franchement pour lui plaire. Son estime à son égard avait soudainement considérablement chuté et sa compagnie en devenait agaçante au fur et à mesure de ces paroles.

Il aurait pu s'en énerver dans d'autres conditions, avec son caractère franc, mais il commençait à désespérer du manque de bon sens de tout ces étrangers. Ils avaient décidément tous quelque chose qui allait de travers. Il en serait presque triste pour eux s'il réussissait à oublier leurs côtés détestables.

Il se concentra donc davantage sur la route et ce paysage fertile en tout sens qui lui restait à la fois étrange et miraculeux. Un peu envieux, il se demandait si son peuple aurait ressemblé à celui-ci si les dieux ne s'étaient pas affrontés sur leurs territoires et repensait à la sagesse de Sid lorsqu'il disait que c'était la rudesse des sables qui avait fait d'eux ce qu'ils étaient et leur avait donné l'honneur, l'humilité et la bravoure.

La route avait rejoint la côte maintenant. Elle se trouvaient à quelques mètres de là sur sa droite. Il vit alors trois petites embarcations de pêcheurs sur le retour, mais un petit quelque chose -il n'aurait pas pu désigner quoi- lui semblait curieux. Ces petits canots revenaient tous en même temps et, sur l'un d'eux, on pouvait voir une silhouette debout, à l'inverse de tout les autres marins vraisemblablement occupés à ramer. Il hurlait vers la rive, en direction de ses collègues occupés sur la terre ferme : "Héqets ! Héqets!"

Agadesh ne comprit pourquoi, mais tout sembla soudainement s'agiter. La foule commençait à présenter quelques signes de panique, les gens avaient des comportements absurdes et se dispersaient en courant à droite et à gauche.
Intérieurement, le nomade les méprisaient. Invoquant Yuimen, il voyait là une autre tare de ce peuple. Des êtres incapables de contrôler leurs émotions, cédant à la lâcheté et l'idiotie. Si cela lui permettait de comprendre qu'un danger était en marche, il ignorait totalement lequel alors que, plus loin, un garde se fit l'écho du marin et répéta en direction de ces frères d'arme : "Héqets ! Héqets !"

Les soldats s'agitèrent à leurs tours, se demandant comment ces héqets avaient pu parvenir jusqu'ici. Des ordres fusèrent. Un messager à cheval fut envoyé, chargé de prévenir la marine de Kendra Kâr et d'appeler des renforts.

"Qu'est-ce que ça veut dire ?"

"Que c'est pas le moment de nous éterniser dans le coin !"

"Qu'est-ce qu'il se passe ?!"

"Une attaque, des créatures de la mer qui viennent par ici."

"Je croyais que cette route n'était pas dangereuse !"

"Mais c'est le cas ! Ça n'arrive jamais, normalement !"

Les gardes dirent aux voyageurs et aux travailleurs d'évacuer la zone, d'aller se réfugier dans la ville. Mais ils étaient encore trop peu nombreux pour s'organiser efficacement, et l'ensemble des spectateurs semblaient hypnotisés par le danger arrivant droit sur eux.

Un soldat se présenta devant les deux nomades, répéta l'ordre d'évacuation et il suivit Chanpawa sans comprendre ce qu'il en était.

"Attendez, où allons-nous ? Je refuse de fuir le combat comme un pleutre, par l'honneur des Kel Attamara !"

Aussitôt dit, il fit demi-tour et rejoint la plage. Le garde le voit et l'intercepte :
"Je vous ai dit d'évacuer la zone !"

"Non ! Je suis un guerrier, je veux me battre !"

"C'est inutile, nous nous en occupons. Allez, circulez !"

Derrière le garde, l'eau commençait à afficher comme une vague de remous s'approchant à grande vitesse. Elle rattrapa les canots des marins, les engloutissant un à un par le fond. Au sein-même de la patrouille, on commençait à s'affoler. Diverses réactions effrayés se faisaient entendre. Leur chef essayait tant bien que mal de garder la cohésion de son groupe et hurlait à ceux qu'il avait envoyé s'occuper des civils de revenir auprès de lui. Le soldat regarda Agadesh et l'humoranne un dernier instant, semblant espérer qu'ils partent sans avoir à le redire, puis rejoint les autres.

La vague ne cessait d'avancer et on commençait à pouvoir prendre mesure de ce qui allait leur tomber dessus. C'était plusieurs dizaines de créatures, en ligne, côte à côte, qui s'avançaient rapidement. On pouvait deviner leurs silhouettes sombres sous la surface.

Le chef de la garde s'adressa à ses soldats :
"Soldats, en ligne ! Nous allons devoir affrontons des Héqets ! Évitez leurs tentacules et méfiez-vous de leurs bonds ! C'est aujourd'hui le jour où nous devons nous montrer glorieux ! Je ne veux pas que le moindre d'eux atteigne la route ! Pour Kendra Kâr !"

"Pour Kendra Kâr !" répondirent-ils en écho.

Les créatures ne tardèrent pas, sautant depuis la mer jusqu'à la plage dans une arrivée lourde et spectaculaire, faisant voler plusieurs galets.

C'était des monstres à la peau verts-de-gris, d'allure humanoïde. Ils étaient imposants, ils faisaient trois têtes de plus qu'eux. Mais ils n'avaient pour visage qu'un ensemble de fines tentacules inégales, pouvant aller jusqu'à la taille d'un bras, se mouvant sans cesse autour d'un grand orifice qui devait leur servir de bouche. Leurs cuisses étaient épaisses. Leurs membres étaient pourvus de palmes et de nageoires. Par plusieurs aspects, elles lui rappelaient Yammu, et ce n'était pas pour lui plaire.

Un à un, ils sortirent de l'eau. Sans un bruit. Les soldats ne rompirent pas leurs rangs, attendant qu'ils arrivent à eux. Agadesh, comme pris d'un doute, n'avait pas bougé d'un pouce depuis le départ du garde et Chanpawa restait aussi là, semblant craindre le pire.

Le héqet bondit une nouvelle fois, se jetant en plein milieu des gardes.
A ce moment, Agadesh courra vers eux. A elle seule, alors que bien d'autres encore arrivaient, la créature avait déjà semé le chaos parmi les soldats. Il en avait plaqué un au sol et s'était empressé de lui envelloper la tête de ces fines tentacules. Cette vision d'horreur, alors que la victime hurlait de douleur, tétanisa l'assemblée. Seul Agadesh s'avança pour sauver le soldat, tranchant de son sabre la créature dans le dos devant les autres soldats ahuris.

Mais la bête n'avait pas bougé. Sa peau était épaisse et dure comme le cuir. Aucun sang n'avait jailli, elle ne semblait pas même avoir senti le coup. Ce fut au tour d'Agadesh d'être troublé, et au chef des soldats de se réveiller avec ses hommes.

"Libérez-le de la créature ! Poussez le héqet sur le dos et frappez au ventre !"

Plusieurs soldats vinrent bousculer le monstre en courrant. Les premiers, d'un coup de bras, furent éjectés. Le soldat en dessous ne hurlait plus. Les suivants eurent plus de chance, basculant le héqet sur sa gauche. Agadesh profita de la situation pour l'attaquer au ventre, rapidement rejoint par les autres soldats. Tous s'acharnèrent sur la créature. La force nécessaire qu'il fallait déployer pour pénétrer cette peau était considérable mais enfin, le sang jaillit. Un sang grisâtre et épais qui coulait mollement sur les flans de la bête. Pendant tout ce temps, nul bruit ne lui échappa. Nul cri d'attaque ou de douleur, ces créatures semblaient n'émettre aucun bruit.

A côté, le soldat attaqué ne bougeait plus. Ce qui fut autrefois son visage portait les marques des tentacules, qui semblaient l'avoir rongé jusqu'à l'os. Autour, il n'était plus qu'une peau rouge et boursouflé. Une vision d'horreur qui perturba grandement les gardes. L'un d'entre eux, assez jeune, ne put s'empêcher de vomir. Les autres étaient effrayés et plusieurs semblaient prêts à prendre leurs jambes à leurs cous, mais aucun ne céda à cet appel.

Alors que les soldats eurent le temps de se remettre en position, les autres héqets étaient étrangement restés à leurs places, sans rien faire. Comme s'ils admiraient le spectacle.

"Qu'est-ce qu'ils font ? Pourquoi ils n'attaquent pas ?", dit un soldat en direction de son chef.

Il lui répondit simplement de se taire et de tenir les rangs. Que ces créatures ne bougent pas était curieux, mais ça n'était pas forcément une mauvaise chose. Cela laissait plus de temps aux renforts pour arriver.

Agadesh et Chanpawa étaient toujours là, légèrement éloignés. Les soldats ne leur prêtaient pas attention, concentrés sur leur tâche. Ces créatures se comportaient étrangement. Aucun animal ne se comportait de la sorte.

Elles étaient plus intelligentes, c'était certain, mais leur tactique, si tant est que cela en était bien une, ne semblait avoir aucun sens. Pourquoi cette entrée théâtrale, quasi-militaire, en ligne de dix, tout cela pour qu'une seule d'entre elle passe à l'attaque ? Qu'est-ce que signifiait cet immobilisme soudain ?

La situation était d'une tension immense. Tous s'attendait à ce que la moindre d'entre elle se jette sur eux d'un bond et à subir le même sort que leur précédent camarade, mais rien ne se passait.

Cela sembla durer une éternité et le chef des gardes décida rapidement d'en tirer profit.
"Archers, en position !", hurla-t'il.
Les tireurs s'avancèrent alors devant la ligne des fantassins.
"Parez pour tirez... Tirez !"
Les flèches volèrent jusqu'aux créatures, se plantant dans leur peau.
Les projectiles n'eurent fini de tomber lorsqu'elles s'affolèrent, attaquant anarchiquement en fonçant dans le tas.

Les soldats se faisaient renverser, les tentacules fouettaient et brûlaient jusqu'à leurs armures. En un laps de temps très court, le chaos s'empara des lieux.
Il n'en fallut pas plus à Agadesh pour se sentir dans l'obligation d'agir.

"Allons nous battre !", dit-il en lâchant son sac au sol à Chanpawa, qui se sentit alors obligée de le suivre.

Le Héqet le plus proche s'était rué sur trois gardes, claquant ses tentacules autour de lui et blessant un soldat au visage par la même occasion, qui lâcha son arme et courut alors que son œil continuait d'être rongé par l'acide.

A vrai dire, Agadesh ne savait pas vraiment comment appréhender cette créature. S'il avançait, il risquait de subir le même sort que le garde. S'il restait, il ne servirait à rien et il y aurait le risque que ce monstre décide de lui sauter dessus. Mais il n'en était pas à son premier combat contre des monstres inconnus, il était bon combattant et ne manquait ni de courage ni d'audace. Pour pouvoir tuer ce monstre, il fallait déjà l'approcher.

Il s'avança donc d'un pas décidé.
La créature l'avait déjà repéré et dirigeait ses tentacules vers lui, en faisant de grands mouvements comme pour l'intimider. Il comprit alors que le mouvement de fouet était toujours le même, du haut vers le bas. Pour plaquer les ennemis en direction du sol, pour pouvoir s'en nourrir par la suite. Ces Héqets n'étaient rien d'autres que des animaux... La faim les guide.
Il ne lui en fallut pas plus pour comprendre comment utiliser son sabre. A chaque tentacule qui venait l'agresser, il opposa la lame de son sabre. Les membres coupés continuaient de s'agiter au sol comme des vers de terre, mais le monstre ne semblait pas ressentir la moindre douleur dans leur perte. Voyant son efficacité et alors qu'il continuait d'avancer, la créature se décida à lui sauter dessus. Elle le plaqua au sol de tout son poids, il perdit son souffle au contact des galets contre son dos et lâcha malencontreusement son arme. Le monstre réunissait ce qu'il lui restait de tentacule, lui rongeant la peau de l'oreille jusqu'à la bouche dans un grand cri de douleur. Chanpawa, durant ce temps, s'improvisait donneuse d'ordre avec certains soldats.
"Aidez-moi, il faut le sortir de là !", hurla-t-elle en se ruant sur la créature d'une manière barbare.

Elle ne faisait pas le poids à elle seule, et ce n'eût pour effet que de le déstabiliser un peu, une de ses tentacules se frottant maintenant au cou du bédouin qui n'avait jamais ressenti une douleur pareille et commençait à avoir du mal à respirer.

Les soldats la rejoignirent dans son entreprise et ils eurent finalement raison de l'équilibre de la bête, qui tomba au sol. Le laps de temps dans lequel son ventre fut exposé suffit alors pour que chacun y plante sa lame, mais les tentacules mortes tombèrent alors sur les jambes d'Agadesh. S'en rendant immédiatement compte, elle lui enleva directement en se brûlant les mains à son tour.

"Agadesh, Agadesh, vous allez bien ?", dit-elle, affolée.

Mais il n'eût rien pu répondre. La douleur, trop forte, eût raison de lui et il sombra...



Hypérion

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Playlist d'Agadesh

Quand on voyage vers un objectif, il est très important de prêter attention au chemin.
C'est toujours le chemin qui nous enseigne la meilleure façon d'y parvenir, et il nous enrichit à mesure que nous le parcourons.

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Paulo Coelho, Le Pèlerin de Compostelle


Dernière édition par Agadesh le Sam 9 Nov 2013 02:19, édité 5 fois.

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 Sujet du message: Re: Zone d'embarcation
MessagePosté: Lun 8 Juil 2013 08:16 
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Localisation: En quête 29 (Kendra Kâr)
Heureuse d'être retournée dans la ville qu'elle connaissait le mieux sur cette planète, elle chercha Kraemer du regard, qu'elle avait laissé derrière elle tant elle avait été pressée de retourner sur la terre ferme, dès leur atterrissage.

"Bien, que devons nous faire, à présent ?", questionna l'Aniathy sur un air impérieux, bien décidée à prendre les choses en main. Elle connaissait bien évidemment la réponse qu'elle avait envie d'entendre, mais elle n'en dit pas plus, histoire de voir si Kraemer était au fait.

"Direction la place du château, bien sûr ! Allons chercher notre récompense pour cette rude mission menée à bien !", déclara-t-il sur un ton plutôt enjoué, qu'il allait bientôt perdre, au moment même où il se mêlerait à la foule de Kendra Kâr qui recommencerait à le dévisager de la tête au pied comme à chaque fois lorsqu'il était dans une cité. Ainsi, il avait hâte de quitter les murs de cette cité et aller chercher la gloire ailleurs, à l'aventure.

Ainsi, avant de sortir de la zone d'embarcation, il prit bien soin de dissimuler ses armes sous des voilages, mais il n'était malheureusement pas évident de dissimuler aux yeux de tous l'existence de son imposant bâton à deux mains.

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Keynthara, prêtresse Aniathy, niveau 17


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 Sujet du message: Re: Zone d'embarcation
MessagePosté: Mar 23 Juil 2013 12:06 
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Il était très difficile de circuler dans la zone d’embarcation. Voyageurs, pilotes et marchands affluaient de toutes parts. Ils montaient et descendaient des aynores, gigantesques monstres d’acier, les bras chargés de sacs et de caisses. Eileen n’avait pas assisté à un tel spectacle depuis dix ans, quand elle avait atterri sur Nirtim. Elle ne savait pas où donner de la tête. Les panneaux pointaient en tous sens et la plupart d’entre eux étaient illisibles, rongés par les intempéries.

Un peu plus loin, un sindel adossé à un muret mâchonnait de la gomme. Son allure décontractée au milieu de l’excitation générale, et surtout la petite étiquette cousue à sa veste laissaient à penser qu’il était pilote. Il profitait d’un moment de détente entre deux trajets.

« Aïa. Je souhaite me rendre à Tahelta, vous pouvez me dire à qui m’adresser ? »

Le pilote fut surpris d’entendre Eileen parler sa langue. Elle n’avait pas l’apparence d’une elfe grise, les oreilles dissimulées derrière sa longue chevelure. Réalisant sa maladresse, elle fit néanmoins mine de ne rien remarquer. Le sindel cessa de mâcher; il examina Eileen de haut en bas en plissant les yeux. Puis, reprenant son mâchouillement, il lui indiqua un aynore un peu plus loin devant lequel était réuni un groupe de personnes.

« Ils ne vont pas tarder à décoller. »

Eileen rejoignit le groupe et chercha le pilote des yeux. Quand elle l’eut trouvé, elle prit soin cette fois de ne pas se trahir.

« Salutations. Cet aynore va bien à Tahelta ? »
« Tout à fait. »
« Combien coûte le voyage ? »
« Il faut bien compter 185 yus. »

Eileen attrapa sa bourse. Elle savait pertinemment qu’elle n’avait pas assez d’argent mais elle espérait trouver quelques pièces qui auraient pu glisser dans les coutures.

(47, 48, 49 … Merde !)

Le pilote qui comptait en même temps qu’elle lui adressa un sourire en coin tout en hochant la tête.

« J’aurais pu vous faire une ristourne, mais 50 yus, ce n’est vraiment pas assez. »

Aucun bateau ne se risquait à aller à Tahelta, les environs marins étaient bien trop imprévisibles. Eileen n’avait pas le choix, si elle voulait se rendre sur Naora, il fallait qu’elle trouve un travail.

(Tout ça pour … une fibule … un voyou ...)

Elle avait beau se rassurer tant qu’elle le voulait, elle savait que son obsession ne la lâcherait pas. La nuit tombée, elle ferait probablement un nouveau rêve qui la ramènerait à ses questionnements. Elle n’aurait pas la paix avant d’avoir trouvé des réponses. Mais pour le moment, elle n’avait d’autre choix que de rester à Kendra Kâr et trouver de quoi gagner des sous.


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 Sujet du message: Re: Zone d'embarcation
MessagePosté: Jeu 8 Aoû 2013 23:03 
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<-- Les rues de Kendra Kâr

L’esprit enfin libre, je sortis de Kendra Kâr en fredonnant une vieille chanson racontant les péripéties d’un aventurier. Ma voix de ténor agréable à l’oreille détourna bien entendu quelques têtes. Ce qui était loin de me déplaire.
Ma mission bien en tête, j’arrivai au quai d’embarquement tout sourire, débarquai de ma jument et tout en la tenant par les rennes, je m’approchai d’un jeune homme aux cheveux blonds très courts, qui semblait être le préposé aux billets.

« J’aimerais, je vous prie, faire partie de ce voyage vers Oranan et emmener mon cheval, bien entendu ! » Dis-je en pointant le cynore qui semblait sur le point de décoller.

« Pas de problème, monsieur, il vous en coûtera 65 yus ! »

Ce disant, il héla une jeune demoiselle, tout aussi blonde que lui et possédant le même petit nez retroussé, qui s’empressa de s’occuper de ma Bella.
Je remis la somme demandée et sans plus tarder, je grimpai dans le cynore.

-->Trajet aérien en Cynore de Kendra Kâr vers Oranan

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 Sujet du message: Re: Zone d'embarcation
MessagePosté: Ven 9 Aoû 2013 21:47 
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Ils étaient maintenant posés sur le sol Nirtimien. Le capitaine était descendu le premier, surement pour remplir la mission que Marla lui avait demandée. Son second avait pris la relève et donnait maintenant les ordres pour le débarquement. Elle ne bougeait pas, elle observait simplement ce qui se passait autour d'elle, les marchandises et les passagers descendaient tour à tour de l'aynore. Elle vit le capitaine revenir et faire signe aux deux Sindeldi près d'elle l'amener.

Elle libéra le cheval de son entrave et le tira vers la passerelle, le capitaine accompagné par deux des siens l'encadrait, comme pour la protéger de toute menace éventuelle. Comment les assassins auraient ils pu les suivre aussi vite? La prêtresse trouvait cette protection un peu trop étouffante, mais elle se laissa faire pour le bien de son rôle. Ils arrivèrent près d'un cynore, version réduite d'un aynore, ils permettent de voyager rapidement de ville en ville d'une même région. Autour d'elle, les voyageurs la regardaient avec circonspection, se demandant si elle était une prisonnière ou non pour avoir une escorte.

Le capitaine du cynore l'attendait, accoudé au bastingage, que son chargement de dernière minute monte à bord. C'est ce que Marla fit, tirant l'équidé sur cette nouvelle passerelle. Un des gardes du nouveau vaisseau arriva vers eux, pour prendre les rênes et emmener le cheval à l'écart, quant à elle, elle partait en direction de la cabine du capitaine accompagné par les deux supérieurs des bâtiments. Ils pénétrèrent tous dans la cabine, les gardes attendant dehors au cas ou. La pièce était légèrement décorée, un bureau ou était allumé une lampe à huile avec un journal ouvert et des cartes de navigation. Il y avait également un lit avec une bibliothèque adossé sur le mur. Divers ouvrages reposaient dessus accompagnant divers bibelots. Le capitaine du cynore ferma la porte et prit la parole.


Quand mon cousin m'annonce que je dois aider une Shaakt à passer en direction d'Oranan, je lui demande s'il est sain d'esprit...Visiblement non...Je ne veux pas savoir ce qui vous arrive, je ne veux rien savoir du tout même...Néanmoins si vous souhaitez ma protection et celle de mon vaisseau, vous allez faire ce que je dis..

Tu es sur de ce que tu fais cousin?

Oui je suis sûr! Donc règle numéro un : vous ne sortez pas d'ici, la seconde vous ne touchez à rien! Et la dernière...Vous ne parlez à personne, considérez vous comme prisonnière le temps du voyage.

Tous les deux s'attendaient surement à voir une réaction hostile de la part de la sombre...Elle-même voulait les gifler pour avoir osé lui donner des ordres et la retenir soit disant en captivité. Mais elle se retint et continua de jouer le jeu.

Je comprend tout à fais les mesures de précaution que vous prenez…n'ayez aucune crainte, je suivrais ces directives, soyez en certain.

Les deux capitaines soufflèrent de soulagement en même temps, ravis de la coopération de la Shaakt. Ils discutèrent dans leur langue maternelle. La sombre ne comprenait pas un traitre mot de ce qu'ils racontaient mais à juger par le ton...ils étaient tous les deux tendus. Les capitaines se turent et sortirent de la cabine laissant la sombre seule avec elle-même. Marla s'assit devant le bureau et se mit à lire le journal de bord...et elle fit la grimace. Elle ne connaissait pas la langue des Sindeldi alors la lire était un autre défi. Elle entendit un hurlement dehors et le vrombissement du vaisseau s'ensuivit.


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Dernière édition par Marla le Dim 11 Aoû 2013 11:50, édité 2 fois.

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 Sujet du message: Re: Zone d'embarcation
MessagePosté: Sam 10 Aoû 2013 08:32 
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zone-d-embarcation-t102-75.html#p388692

Armelle avait dormi une bonne partie de la nuit sur l'aynore qui l'avait acheminé en la cité de Kendra Kâr. Elle marcha un peu sur le ponton entre plusieurs bateaux volants, qui étaient à quai. Elle se trouvait dans une grande prairie à l'extérieur de la ville. Il y avait une étrange statue d'un homme avec un crâne. Il ne lui inspirait guère confiance. Elle se demanda même ce qu'il pouvait bien faire là près de la ville lumière.
La jeune femme en attendant le cynore pour Oranan, sa destination finale, se promena dans la grande prairie. Le jour commençait à peine à pointer le bout de son nez. De la rosée recouvrait l'herbe bien verte et grasse qui s'étendait à perte de vue. Elle venait d'un pays semi-désertique, cela lui faisait bizarres ses sensations.

(Ce pays doit être plus agréable à vivre. Il fait frais, il fait beau, des terres agréables et une ville dans un meilleur état. Cependant, depuis le temps que la famille habite près d'Exech, peut-être que c'était un village plein d'avenir ? À cause d'un seul homme, tout peut-être gâcher. C'est vraiment stupide.

La jeune archère dut patienter ainsi quelques heures, avant que le cynore soit apte à accueillir des passagers. Elle resta alors près du ponton d'embarquement à regarder les passages des uns et des autres, avant qu'on lui fasse signe de venir.
Armelle vint présenter pour le dernier voyage son parchemin à un sindel. Il hocha la tête et la laissa entrer. Elle le reprit afin de le ranger dans son étui à parchemin.

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Dernière édition par Armelle le Lun 19 Aoû 2013 10:09, édité 1 fois.

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 Sujet du message: Re: Zone d'embarcation
MessagePosté: Lun 12 Aoû 2013 14:35 
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Et me revoilà sur la zone d'embarcation Kendrane, prêt à embarquer pour Oranan. Cette fois-ci, il y règne une agitation différente. Je ne sais pas ce qui se passe, mais ici se sont rassemblés bon nombres d'aventuriers. Tous plus ou moins bien équipés les uns que les autres. Mais mon regard est bien vite attiré par autre chose. En effet, peu de temps après mon arrivée, un corbeau se met à voler autour de moi avant de se poser non loin, un parchemin attaché sur un de ses pattes. Il faudrait vraiment que je sois un abruti pour ne pas comprendre que le message m'est destiné. M'approchant lentement de l'animal, je retire délicatement le petit bout de papier et laisse le volatile reprendre son envol.

Après une rapide lecture, il ne fait aucun doute maintenant, le message m'est bel et bien adressé et la seule qui me vient en tête c'est que ça sent vraiment pas bon. Je ne sais vraiment pas ce qui va me tomber sur le coin du nez dans la cité Ynorienne, mais je sens que comme souvent, je risque fortement de le regretter. Enfin, pour le savoir, il n'y a qu'un seul moyen au final.

Je m'avance donc près du comptoir disponible pour m'adresser à l'hôtesse.

"Bonjour! Je viens répondre à l'appel d'Oranan!"

"Oui oui, je m'en suis douté, tenez, prenez ceci et hâtez vous l'appareil ne va pas tarder à décoller."

"Et je ne vous dois rien ?"

"Les frais de transports des aventuriers sont gracieusement offerts par la république d'Ynorie."

Sans un mot de plus, je me dirige vers la machine dont les moteurs ronronnent déjà avant de monter à bord.

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Car celui qui aujourd'hui répand son sang avec le mien,sera mon frère. - William Shakespeare


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 Sujet du message: Re: Zone d'embarcation
MessagePosté: Mer 14 Aoû 2013 04:34 
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Rosie avait trouvé une corde défraichie parmi les cadavres qu’elle avait laissés derrière elle dans la forêt et l’avait enroulé au travers des pattes et du cou de Mérové pour créer un harnais de fortune. Cela lui donnait un air bien moins sauvage aux yeux des passants. L’ours lui était plus ou moins d’accord avec les liens qu’il portait et marchait en se secouant et en agitant la tête tendant ses liens. Il ne comprenait pas bien à quoi cela servait à part l’encombrer, mais la petite semblait vraiment insister pour qu’il les porte. Quel drôle de cadeau. Il faut bien être homme pour offrir ce genre de chose.

Lorsqu’ils débouchèrent sur la prairie, les premiers éclats du soleil brillaient à l’horizon, enflammant le ciel de toutes ses couleurs. Le spectacle était impressionnant. La jeune fille n’avait alors jamais vu des engins de ce genre en si grand nombre. Malgré l’heure matinale, la place grouillait de gens qui s’affairaient à rendre possible le décollage de ces navires volants.

La jeune fille et son ours ne passèrent pas inaperçus parmi la foule. Mérové avait de quoi en apeurer plus qu’un. Au soulagement de Rosie, il y eut plus de chuchotements et d’exclamations de surprise à leur égard que de cris de terreur. Pour éviter le pire, elle gardait son compagnon près d’elle une main en permanence sur lui, de quoi rassurer les gens de la place. Elle évolua ainsi dans la foule à la recherche de l’embarcation qui la mènerait à Oranan, comme la vieille dame lui avait prescrit.

Après avoir demandé de plus clair indications, elle trouva enfin son embarcation. Elle entreprit les démarches nécessaires à son embarquement. Son cas ne fut pas bien dur à régler. C’est pour Mérové que le débat fut plus complexe. Elle s’en tira finalement en promettant de garder l’animal près d’elle en tout temps et bien attaché.

« Oranan qui demande l’aide d’aventuriers. Je ne ferai pas preuve de zèle pour votre compagnon en des temps pareils. Vous n’êtes certainement pas la première qui traine des trucs hors du commun. »

Rosie ne compris qu’à moitié de quoi il parlait, mais ne s’enquit guère de comprendre et monta a bord, Mérové sur ses talons.

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Rosie Skufita
Une Coureuse des plaines semi-elfique accompagnée par l'ours Mérové
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Lvl 12


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 Sujet du message: Re: Zone d'embarcation
MessagePosté: Jeu 15 Aoû 2013 20:21 
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J’ai à peine le temps de profiter du paysage que déjà, l’aynore chute en terre de Nirtim. Dans un brouhaha assourdissant, nous rejoignons le sol, et l’engin s’arrête. Je suis la première devant la porte de sortie, attendant patiemment que la passerelle soit déployée pour nous faire débarquer. J’ai hâte d’arriver au terme de ce voyage. Et je crains de ne manquer le dernier vol vers Oranan.

D’un pas pressé, je sors de l’appareil, sans oublier de saluer les elfes gris, bien entendu. Un jeune homme me dépasse, me frôlant le bras.

(Nan mais ça va pas ?!)

Je le reconnais. Depuis ce matin, nous effectuons le même trajet. J’imagine que lui aussi se dirige vers Oranan.

D’un pas sûr, je le suis. Facile, je n’ai même pas besoin de me repérer. Merci jeune homme ! Je le vois monter dans un cynore situé en début de zone d’embarcation. Je le laisse remplir le fameux formulaire, avant de, moi aussi, me coltiner cette tâche pour la troisième fois de la journée.

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 Sujet du message: Re: Zone d'embarcation
MessagePosté: Ven 25 Oct 2013 22:40 
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Sur le chemin qui me conduit à la zone d’embarcation, je retire ma bague, l’a plonge dans mon sac, et me pare du collier que je viens d’acheter. Ma cape tombe avec élégance le long de mon corps et effleure à peine le sol. Elle est douce et je me pelotonne dedans lorsque je sors de Kendra Kâr. Malheureusement pour moi, à peine suis-je sortie de l’enceinte de la cité Blanche qu’une voix, bien trop familière, résonne derrière moi en criant mon nom. Je me fige, mais je ne me retourne pas. Je ne veux pas voir le visage débordant d’amour d’Amhalak. Cette pensée amène chez moi un triste constat. Je suis lassée de toutes ses démonstrations d’amour. Il ne tarde pas à me rattraper et mon cœur se sert en entendant cette voix.

"Saly, je ne peux pas te laisser partir seule ! Je viens avec toi."

Malédiction !! Il est encore parti dans un délire romantique. Je sens que je vais être malade, mais en agissant de la sorte, il ne me laisse pas d’autre choix. Alors à ce moment, il se passe quelque chose d’étrange en moi, comme si quelqu’un d’autre prenait un peu de pouvoir sur moi. Pourtant, c’est toujours la même personne qui se tient devant lui, mais je ne le ressens pas comme ça. Et là, soudainement, c’est la colère et la pitié qui m’habitent. Sans un mot pour lui, je reprends ma marche vers la zone d’embarcation. Une partie de moi espère qu’il ne me suivra pas, mais bien entendu, c’est ce qu’il fait. Et zut !

(NON !!! Amhalak, je t’en pris, fais demi-tour avant que je ne dise quelque chose que je ne veux pas !!)
(Alors contiens-toi !!! Bon sang Saly, mais qu’est-ce qui t’arrive…)

Je sens la présence de Laïdè, mais je n’entends pas la suite de sa pensée. Pourquoi ? Avec tout cela, j’en oublie la présence de mon elfe qui me suit toujours. Tout d’un coup, sa voix résonne à mon oreille. Je suis comme dans un brouillard, tout est flou, et je ne parviens pas à savoir pourquoi ! J’ai peur et je me sens seule. Tellement de changements brusques se produisent en moi que je ne sais plus où donner de la tête. Maintenant, la colère m’a entièrement envahie, je ne contrôle plus rien et je me laisse aller complètement à ce sentiment. Tant pis pour lui ! Il l’aura voulu, après tout, n’ai-je pas tout fait pour lui éviter une souffrance inutile ? Si ! Alors, qu’il en soit ainsi ! Il m’attrape avec force par le bras pour stopper ma progression.

"Hé, mais arrêtes-toi enfin ! As-tu au moins écouté un mot de ce que je viens de te dire ?"

"Que veux-tu que je te dise ?"

"Je ne te reconnais plus Saly… Que t’est-il arrivé pendant cette mission ?"

Je garde le silence pendant une longue minute, mais je reprends ma marche, et exaspéré il me suit. Il ne veut rien lâcher ma parole ! Quel pot de colle !! Que veut-il entendre ? Que j’ai découvert que les deux seules personnes en qui j’avais encore toute confiance il y a peu m’ont menti ? Qu’en plus d’avoir dû assassiner ma traitresse de mère pour le meurtre de mon père, cette dernière s’est permise de m’apprendre que je n’étais même pas leur enfant ? Que ma mère biologique m’a abandonné parce que je suis le fruit d’un viol, une épreuve immonde ? Bien sûr qu’il veut savoir tout ça, il tient à moi et il aurait à cœur de m’aider seulement une grande partie de moi ne le veut pas ! Comment me verrait-il ensuite ? Et si lui aussi me quittait ? Je ne suis pas prête à prendre ce risque.

"Tu vas me lâcher à la fin avec ça !! Tu es lourd j’en ai franchement marre de toi ! Tu me saoules Amhalak à vouloir toujours tout savoir !! Ce qui m’est arrivé ne te concerne pas alors laisse-moi faire ce que je veux, d’accord !"

Je suis surprise de la violence de mes propos. Jamais je ne lui ai parlé ainsi depuis que je suis tombée amoureuse de lui. Et je vois à son expression qu’il est tout aussi étonné. Une expression d’incompréhension prend doucement forme sur son doux visage. Je vois passer dans ses yeux une lueur de peine qui laisse peu à peu la place à l’indignation. Mon cœur se serre avec brutalité et une douleur vive envahit ma poitrine. Par Gaïa, faite qu’il s’en aille sans plus rien me demander ! Un silence pesant s’installe entre nous. Et une fois de plus, l’impatience, la colère, tout un tas de sentiments mélangés, montent en moi et je lâche, de nouveau, prise.

(Mais vas-t-en !! Je t’aime Amhalak, mais je ne peux pas être avec toi en ce moment…)

Cette pensée me déchire, mais le pire c’est que cela reste une pensée. Les mots refusent de franchir le seuil de mes lèvres. Au bout d’un silence interminable, alors que je n’ai pas cessé de marcher, j’aperçois la zone d’embarcation. Enfin, la délivrance est en vue. Une fois dans l’appareil, il ne me suivra pas ! Puis je prends la parole et une fois de plus, mon ton froid, me glace les oreilles.

"Bon, c’est ici que l’on se quitte. Alors comme un gentil chien, tu vas rentrer à la maison et trouver de quoi t’occuper. Je n’ai pas de temps à perdre avec du sentimentalisme. À plus tard !"

"QUOI ? Tu peux répéter ? Tu viens de me traiter de… chien ?"

"Comment veux-tu que j’appelle autrement quelqu’un qui me colle depuis que je suis sortie de la cité ? Tu as toujours été ainsi, un bon petit toutou à sa maman, qui me suit partout ! J’ai envie de liberté et ne plus avoir un boulet qui me poursuit avec des sentiments mielleux ! C’est quand même assez clair non ?!"

Il me regarde avec horreur. La dureté de mes mots et leurs conséquences, me parviennent de loin. Je ne réalise pas à quel point je peux être blessante. Son visage de plus en plus indigné est comme un feu intense qui ferait fondre la glace qui entoure mon cœur en ce moment. Alors que je crois qu’il va enfin me foutre la paix la colère s’empare, à son tour de lui. Nous sommes deux boules de haine qui se jettent des regards noirs. Si les yeux pouvaient tuer…

"Mais tu te fous de moi, ce n’est pas possible !! Après tout ce que j’ai fait pour toi !!,[/color ] me dit-il avant de saisir mes deux bras et de me secouer comme un prunier. [color=#008E8E]QUE T’ARRIVE-T-IL PAR GAÏA ???????!!!!!!"

La colère et le désespoir résonnent dans sa voix. Il est en détresse et je n’ai pas envie de lui dire quoi que se soit pour le rassurer. Il me suivrait sinon. Ma gorge se serre, je sens que je vais commettre quelque chose d’horrible s’il continue ainsi.

(Pitié arrêtes-toi maintenant avant qu’il ne soit trop tard !!)

Mais il ne m’entend pas et s’entête à poursuivre sur sa lancée.

"Je me fous de ce que tu veux !! Je viens pour veiller sur toi car de toute évidence, quelque chose ne va pas et j’ai besoin de le découvrir. Pour moi, pour comprendre d’où sortent ces paroles atroces que tu me dis depuis tout à l’heure !"

Ce n’est pas vrai ! Il plaisante, j’espère ? Malheureusement à son regard déterminé, je comprends bien que non. Je ne voulais pas arriver à cette extrémité, mais je n’ai plus le choix et de plus, j’ai une mission à accomplir.

[b](Non !! Pourquoi ne m’entends-tu pas Amhalak… Je suis désolée…)

Doucement et en toute discrétion, je fais monter en moi mes fluides de glace. La frustration de ne pas avoir pu partir tranquille et la colère par rapport à son affection, aussi touchante soit-elle, m’aident à canaliser ma magie froide. Bientôt mes mains sont aussi froides que mon cœur. Avec force, elles viennent s’emparer des poignets d’Amhalak. Il pousse un hoquet de stupeur et lâche sa prise sur moi. Je continue de faire déferler ma magie de glace sur lui mais suffisamment doucement pour ne pas le tuer. Je ne veux pas qu’il meure, seulement qu’il me laisse tranquille. Le froid se répand doucement sur ses bras, de telle sorte qu’il ne peut plus monopoliser sa propre magie de soin, puis sur ses jambes, jusqu’à ce qu’il ne reste plus que le haut de son corps encore capable de bouger.

"Saly…"

Sa voix me brise littéralement le cœur mais je ne m’arrête pas. C’est trop tard à présent.

"Ne t’en fais, je ne vais pas te tuer, juste te refroidir histoire de me permettre de partir tranquillement. Je reviendrais chéri, un jour je serais de retour. Désolée pour tout ça."

L’incompréhension la plus complète s’empare de lui, et au moment où un semblant d’explication lui vient, et qu’il s’apprête à me parler de nouveau, son visage se fige dans cette expression. Je m’éloigne de quelque pas en le contemplant. J’en déduis qu’il faudra deux bonnes heures pour que la glace fonde, à ce moment-là je serais dans les airs. Puis je me retourne et me dirige vers mon point de chute. Alors que je marche, le brouillard de mon esprit se dissipe lentement. Je me sens écartelée mais je ne fais pas demi-tour. Une fois arrivée, je me dirige vers la vendeuse.

"Bonjour, je voudrais un billet pour Lebher sur Nosvéris, s’il vous plaît."

Alors que je fais ma demande, une larme coule le long de ma joue.

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 Sujet du message: Re: Zone d'embarcation
MessagePosté: Sam 26 Oct 2013 11:01 
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Un Sindel portant la tenue de la Compagnie Air Gris te jauge du regard, et t'adresse un sourire commercial de bienvenue.

" Nous sommes ravis que vous ayez choisi la Compagnie Air Gris pour effectuer votre voyage jusqu'à Lebher. Le prix du billet est de 70 yus. Nous partirons d'ici une ou deux heures, et notre trajet durera quatre jours. Vous trouverez à bord toutes les aménagements nécessaires pour effectuer un voyage des plus agréables. Si vous souhaitez obtenir une quelconque renseignement, n'hésitez pas à prendre contact avec notre personnel, qui restera à votre service tout au long de votre traversée."


L'elfe gris te tendra un billet marqué du sceau de la Compagnie Air Gris, et prendra tes yus pour les placer dans une sacoche à son côté. Une fois passée la rampe vers le vaisseau, un autre Sindel te demandera ton titre de transport, et le poinçonnera.

(((70 yus ont été débités de ta fiche - GMX )))

_________________
La règle à lire pour bien débuter c'est ICI !
Pour toutes questions: C'est ici !
Pour vos demandes d'interventions GMiques ponctuelles et jets de dés : Ici !
Pour vos demandes de corrections : C'est là !
Joueurs cherchant joueurs pour RP ensemble : Contactez vous ici !


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 Sujet du message: Re: Zone d'embarcation
MessagePosté: Lun 18 Nov 2013 21:55 
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Ahh, doux retour à Kendra Kâr. Nirtim me manquait un peu, son climat plus doux, plus frais... nettement plus frais en fait. Sans être dans le froid de la neige du haut des volcans, il fait quand même franchement moins chaud ici que sur le Naora. Pour être précis, il pleut assez pour arroser les fleurs de mes lianes et vente bien assez pour que je doive tenir ma cape. Je décide d'ailleurs de me faire une ceinture d'herbes de la zone d'embarcation.

Ainsi parée, je récupère mon cheval auprès des lads qui lui ont remis son caparaçon et l'ont descendus des soutes. Il vient fourrager mes cheveux, tentant de grignoter les feuilles de mes branches capillaires.

Je lui donne une petite tape entre les oreilles avant de sauter en selle et de fondre vers la capitale du Royaume. L'objectif est de finir les courses au plus vite pour aller voir ce que me veulent les Ynoriens au plus rapidement.

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Je suis aussi GM14, Hailindra, Gwylin, Naya et Syletha


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